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L’AGNEAU EMBLÈME DU FIDELE

Fresques des Catacombes de Rome. — Le Verbe incarné étant dépeint sous les traits de l’Agneau, son disciple devra revêtir aussi le caractère de l’Agneau : « Je vous envoie, dit le Sauveur, comme des agneaux au milieu des loups. »

sera pour dire la souveraine efficacité de son sacrifice; alors, il élèvera audessus de sa tête une croix pavoisée, afin qu’il n’y ait aucune incertitude sur le caractère de la représentation. Cependant l’agneau en lui-même est un type de douceur, une image de la victime qui se laisse immoler sans résistance; et en pareil cas, il n’y a pas d’incertitude : si elle se laisse immoler, c’est par amour.

Dans la période byzantine, celle de toutes les périodes où les affections tiennent le moins de place, la figure de l’agneau est en somme, après que l’image du Bon Pasteur fut devenue plus rare, la figure la plus saillante qui appartienne au cycle de l’amour divin '. i. Les Images du Sacré Cœur, p. 16.

D’après le Mémoire de M. Rohault de Fleury. Paris, 1870, in-4».

1. Relique du roseau, à la cathédrale de Florence. — 2. La couronne d’épines, donnée par saint Louis à la Sainte-Chapelle de Paris : elle se compose d’un anneau de petits joncs réunis en faisceau. — 3. Relique de l’éponge, à Sainte-Marie du Transtevère, à Rome. — 4. Un clou, à la cathédrale de Trêves. — 5. La colonne de la Flagellation, à Sainte-Praxède de Rome : elle est en marbre noir veiné de blanc; au sommet était scellé un anneau de fer. — 6. Une épine de la couronne, à l’église de la Spina, à Pise.

Constantin régnait, et à ce moment où le sensualisme païen pénétrait peu à peu dans l’Eglise, l’impératrice Hélène, mère de l’empereur, découvrit les instruments de la Passion de Jésus-Christ ; la croix sur laquelle il était mort, les clous qui avaient percé ses pieds et ses mains, la couronne qui avait meurtri son front, la lance qui avait ouvert son Cœur. — Alors le symbolisme de la dévotion à l’amour de Jésus-Christ entra dans une phase nouvelle. Les figures empruntées à la mythologie prirent fin, les images du Bon Pasteur et de l’Agneau devenu triomphant demeurèrent d’un fréquent usage. Peu à peu la dévotion s’attacha aux plaies sacrées, et spécialement à la plaie du Côté.

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