‹ La France et le Sacré CœurChapitre 134 sur 148 · MOYEN AGE. — DÉVOTION A LA PASSION DU SAUVEUR · texte numérisé non relu

MOYEN AGE. — DÉVOTION A LA PASSION DU SAUVEUR

« Au sixième siècle, l’art prit plus d’essor. Les images se multiplièrent, on voit les premiers crucifix et avec eux la blessure du Côté divin.

GODEFROY DE BOUILLON COURONNE DES INSTRUMENTS DE LA PASSION Gravure sur bois de la fin du quinzième siècle. Biblioth. de Bourgogne à Bruxelles. « La grande dévotion de toutes ces rudes populations du moyen âge, ce fut la dévotion à la croix. On livrait des batailles pour la posséder. Tout l’Occident se leva même pour aller conquérir le tombeau vide du Sauveur. » (L’abbé Bougaud, Histoire de la B. Marguerite-Marie, p. xvii.) — « Les Croisades^ne son autre chose que le mystère de la croix, médité, réalisé, mis en action dans toute son étendue. » (Rohrbaclier, Histoire universelle de l'Église catholique, 3e éd. in-8, xrv,'6o5 . )

« A cette époque, les crucifix sont loin de ressembler aux nôtres. Ils expriment moins l’humiliation que le triomphe et plus un Christ'glorieux

qu’un Christ souffrant. Par suite de cette idée, le Sauveur est vêtu, et s’il est élevé sur la croix, c'est pour attirer tout à lui et pour présider, comme du haut d’un trône, d’après le mot du diacre Florus, son universel empire. Chrisîus rex prœsidet altus.

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