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LE TRIOMPHE DU SACRÉ CŒUR

D’après M. Imlé. Extrait de la Dévotion au Sacré Cœur, par le P. de Franciosi. (8' éd. il]., Nancy, Le Chevalier.) — Autour du Christ, quatre anges forment une auréole et portent les instruments de la Passion; au dessous, devant un autel sur lequel repose un vase rempli d'un encens embrasé, se rangent, au milieu, la sainte Vierge, Pie IX à genoux, à sa droite, et sur les côtés, d’une part, la B. Marguerite-Marie, sainte Gertrude, sainte Thérèse, sainte Catherine de Sienne; de l'autre, S. François d’Assise, S. Bernard, le P. de la Colombière et S. François de Sales.

ICONOGRAPHIE

Cœur; ou par elle-même : qu’elle soit placée soit au dessus (marque d’Antoine de la Barre), soit au dessous (reliures de Henri III) ; ou par les clous qui la pénètrent (boiserie de Langeac et marque de librairie de Santi Franchi à Florence). Dans les images de Paray, le Vœu de Marseille et les cachets de la Visitation, elle encadre le Cœur, le plus souvent sans l’atteindre; mais depuis 1745, elle le ceint ordinairement, par suite d’une nouvelle manière qu’inaugura le Père de Gallifet et à laquelle se sont ralliés les artistes.

« La Vierge de Paray eut- elle connaissance de tous ces précédents? très probablement non. En tout cas, elle trouvait comme une voie préparatoire et comme des termes de rapprochement dans les armoiries des Visitandines : le cœur de la religieuse percé de trois flèches, entouré de la couronne d’épines, surmonté de la croix et portant les monogrammes combinés de Jésus et de Marie.

« La piété catholique se contenta donc du premier type, exclusivement pendant plus de quarante ans et plus généralement dans le reste du dernier siècle. C’est le modèle qui plaisait tant à la Bienheureuse, non point sans doute à cause de son mérite intrinsèque, mais par les idées et les sentiments que l’extase avait déposés dans son âme, et que réveillait cette image. « Je « ne puis vous exprimer les doux transports de ma joie, en recevant votre « image, » écrit-elle à la sœur Jeanne-Madeleine; et à la Mère de Saumaise, à propos du tableau de Dijon : « Je ne me lassais jamais de le regarder, « tant je le trouve beau, et vous donnais mille bénédictions. »

« A parler rigoureusement, les Christs au Sacré Cœur nous conduisent directement à la personne et indirectement au Cœur; au contraire, les premières images nous portent directement au Cœur et indirectement à la personne; la chose est évidente. De là cette conséquence que celles-ci touchent d'une manière plus heureuse et plus rapide l’objet même de la dévotion particulière qui s'attache au Cœur sacré, et se trouvent mieux en rapport avec la piété des fidèles. Il en est du Sacré Cœur comme des autres dévotions, celles des Cinq Plaies et de la sainte Eucharistie, par exemple. Le culte s’adresse toujours à la personne et se termine en elle, cela est très vrai; mais n’y a-t-il pas un intermédiaire qui le porte à la personne? et le Cœur, les plaies, les saintes espèces ne sont-ils point précisément cet intermédiaire? Voilà pourquoi la représentation de l’objet isolé constitue, au point de vue de la piété, l’image naturelle et spéciale de la dévotion L

« Il n’en est pas de même au point de vue de l’art. Une autre sphère, d’autres idées, d’autres besoins.

« L’art demande une représentation personnelle, et, sous ce rapport, le

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