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eut pour prédicateur le V. Père de la Colombière (1676-1678), devint en 1 68 5 reine d’Angleterre, et plus tard, en 1697, de son exil de Saint-Germain en Laye, demanda au Siège apostolique une messe et un office propres du Sacré Cœur.
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ICONOGRAPHIE
qui aime et que Dieu a couronnée. Mais les trois autres sont tout à fait spéciales, et leur réunion ou simplement la combinaison de l’une d’elles avec les précédentes, ne laisse pas d’incertitude, surtout si elle est jointe à la représentation personnelle du Sauveur.
« La Bienheureuse a fixé l’usage des caractéristiques prises dans leur ensemble ; si on les considère isolément, elles lui sont toutes antérieures, et, depuis elle, on leur a fait subir dans leur emploi quelques modifications.
« On les rencontre toutes les cinq dans les dessins qu’elle a inspirés, saut le rayonnement qui manque dans la première image, où l’inexpérience de 1 auteur n a sans doute pas su le combiner autour du Cœur avec la couronne d’épines. Cet attribut fait également défaut dans le Vœu de Marseille, dans les gravures de Klauber, et peut-être aussi dans les images qui se répandirent pendant la Révolution, si elles étaient toutes calquées d’après le même modèle. La croix n’est pas apparente non plus dans la gravure de l’assemblée de 1 765 (page 25a) , ni dans les lettres initiales qui ornent les Litanies du Sacré Cœur de Traube1. Au contraire, ces deux caractéristiques figurent quelquefois seules dans les images de l’Enfant Jésus au Sacré Cœur, de M. Hallez. Mais on les retrouve toutes ensemble dans les travaux de Batoni, de Waldhauser et de M. Imlé2.
« La blessure, en particulier, remonte aux plus anciens préludes iconographiques, parce que la dévotion à la plaie du côté est une des sources de la nôtre. Les deux premières images de la Bienheureuse la placent d’une manière horizontale au milieu de l’organe, avec le mot Charitas inscrit à l’ouverture, et elles lui adjoignent les trois clous, par une évidente imitation des anciens emblèmes. Les deux autres tableaux lui ont donné une forme oblique et l’ont mise à droite. Cette disposition de la plaie sacrée, malgré l’exemple de Gallifet et du Vœu de Marseille qui la placent à gauche, est passée en usage.
« Le nimbe et les flammes se voient, antérieurement à la Bienheureuse, dans nombre d’estampes du divin Cœur, et tout particulièrement dans celles des Fasti Mariani et du Schola Cordis. Mais leur distinction, et surtout la disposition des flammes en faisceaux ou en globes naissant au pied de la croix du sommet du cœur, ont pris seulement cours à partir de notre apôtre. C'est également à cette date que la croix commence à surmonter le Cœur. On l’y voit plantée dès le seizième siècle par Nicole de la Barre et Pierre Jacobi3; mais ces exemples sont rares.
« Plus fréquemment, ce semble, apparaît la couronne d’épines, blessant le