Voir Eugène Aubin, Le Maroc d'aujourd'hui
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100 kilomètres, composée de terres noires, qui pourrait devenir, si des colons européens y mettaient la charrue et si un gouvernement régulier y assurait la paix et une juste répartition des impôts, une riche terre à céréales. Entre cette zone côtièrc et les montagnes, c'est le steppe herbeux, capable de nourrir des troupeaux de bœufs et de chevaux, et susceptible d'être, çà et là, transformé par Firrigation. Sur les plaines des montagnes, dans les hautes vallées abondamment pourvues de pluie, l'olivier, la vigne, les arbres fruitiers méditerranéens croissent presque sans culture. Plus au Sud, enfin, entre les deux branches terminales de l'Atlas, la vallée du Sous étale ses vergers et ses champs. Si on ajoute que l'étude géologique du Maghreb et les indices recueiUis par les voyageurs permettent de croire que le sous-sol renferme des mines de charbon et de différents métaux..., on se souviendra sans surprise que, selon Diodore, les Phéniciens avaient fondé sur la côte africaine, au delà des colonnes d'Hercule, 300 comptoirs dont ils tiraient toutes sortes de richesses ^ »
Il était naturel que la France, maîtresse de l'Algérie, se préoccupât du champ d'avenir qui s'ouvrait à elle au Maroc. Entre l'Algérie et