‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 101 sur 171 · li» dlsirlbailoii ir^ffrmplii^iie <• 1« rlehesse. — La · texte numérisé non relu

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manière la plus simple, et vraisemblablement la moins imparfaite, de se rendre compte de la richesse relative des diverses parties du territoire, est de comparer par département, comme Ta fait M. de Foville, les valeurs successorales (voir le tableau précédent et la fig. 242).

La supériorité du département de la Seine est beaucoup plus grande qu*elle ne paraît dans le tableau et sur la carte, puisque

Fig. 242. — Carte de U richeue probable par département d'après les Taleurs successorales.

les biens fonciers et mobiliers de TÉtat, des départements, des communes, des congrégations, des sociétés anonymes, etc., n'y sont pas compris et qu'aucun département n'en possède, a beaucoup près, autant que Paris : on n'exagère vraisemblablement pas en disant que plus du cinquième de la fortune de la France appartient à des corps, à des associations ou à des personnes résidant h Paris, et que la dépense qui s'y fait est de près du quart de celle qui est

(1) Le rapport cité plus haut {Journal officiel du 10 mars 1889), qui porte & 21 lui millioos Tensemble des revenus, en donne seulement 2700 pour le revenu des industries soumises à la patente.

KOO LA FHANCË.

faite dans la France entière, tant par les nationauxque par les étrangers.

En rapportant les valeurs successorales à la superficie du territoire on trouve, pour la période 1885-1887, que les départements où il y a eu plus de 490 fr. de valeurs successorales et de donations par hectare forment cinq groupes (I) :

i"* Celui du nord-ouest dans lequel la Seine occupe un rang tout à fait exceptionnel (30,405 fr. par hectare) et qui comprend : iford (403 fr.), Seine-Inférieure, Seine-et-Oise, Calvados, Pas-de-Calais, (l,â04fr.), Seine-et-Marne, Somme, Manche j Aisne, Oise, Eure, Maine-et-Loire , Uk-et- Vilaine , Loire-Inférieure, Loiret y Sarthe, Mayenne, Eure-et-Loir, Marne, Indie-et- Loire, Orne;

2* Meurthe-et-Moselle, département isolé;

3» Celui du Rhône (606 fr.) et de la Loire;

4** Celui de la Méditerranée comprenant les Bouches-dn-Rhâne eiY Hérault;

5® Celui de la Garonne comprenant la Gironde et la Haute- Garonne ,

En les rapportant à la population (voir le tableau précédent), on trouve que les départements où ces valeurs dépassent 125 fr. par habitant (en 1885-1887) forment quatre groupes ressemblant beaucoup aux précédents (2) :

1° Le groupe du nord qui, outre tous les départements du groupe nord-ouest par hectare, comprend : Loir-et-Cher, Yonne, Aube, Côte-d'Or, Ardennes, Meuse et Meurthe-et-Moselle; ce dernier se relie ainsi aux précédents ;

^ Le Rhône ;

3" Le groupe de la Méditerranée comprenant Bouches-dn- Rhdne, Var, Alpes-Maritimes, Hérault, et Aude.

4* Les trois déparlements de Haute-Garonne, Gironde et Charente,

D'autres indices, empruntés aux contributions, confirment ces notions sur la richesse comparée : notions conformes aux données générales de la statistique agricole, industrielle et commerciale.

1* L'impôt foncier dépassait, en 1888, 5 fr. par hectare, dans les départements de la Seine (310 fr.), de la Seine-Inférieure (9 fr. 53),

(1) En 1876-1880, Maine-et-Loire, ï Ile-et-Vilaine, Loire-Inférieure, LotreL Sarthe, Mayenne, Eure-et-Loir, Marne, Indre-et-Loire, Orne, Meurthe-et-Moselle Hérault, Haute-Garonne étaient au-dessous du taux de 100 fr.

(2) En 1876-1880, Aube, Meuse, Côte dOr, Yonne et Loir-et-Cher, Var. Hérault et Aude étaient au-dessous de 3 f)r. ; mais le Loiret, Matne-et- Loire et les Pyrénées- Orientales étaient au-dessus.

du Nord (9 fr. 32), de la Somme, de VOise, de Seine-et-Marne, de Seine-et-Œse, de VEure, du Calvados, de la Manche, c'est-à-dire dans la région du nord et àwnord-oue^t et aussi dans le Rhône {i),

2® L'impôt personnel-mobilier et l'impôt des portes et fenêtres réunis peuvent donner une idée de la fortune mobilière; leur somme dépassait (1885-1887) 3 fr. par tète dans les départements de la Seina (17 fr. 12), de Seine-et-Oise, de Seine-et-Marne, de la Marne, de la Seine-Inférieure, de VEure et du Calvados, de ÏOise, de la Somme; dans ceux de la Gironde, du lihône, des Bouches-durRhône, de V Hérault, des Alpes-Maritimes (2).

3° Les contributions indirectes fournissent des indications à peu près semblables, quoique les consommations qu'elles représentent ne soient pas toujours proportionnelles à la richesse des popu^ lations; dans la Seine, on payait en moyenne 104 fr. par tête en 1885-1887; plus de 30 fr. dans la Seine- In féneure (44fr. 50), y Aisne, VOise, \dL Somme, Seine-et-Marne, Seine-et-Oise, la Mai^e, Meurthe-et-Moselle; dans la Gironde, le Rhône, les Bouches^du- Rhône, les Alpes-Maritimes, le Var (3).

Le rapporteur du budget de 1890 à la Chambre des députés a dressé un état du degré de richesse des départements en combinant: 1° le produit moyen, par hectare, du centime additionnel à la contribution foncière; 2° le produit par tête, du centime addi-

(1) V Atlas de statistique financière a distingué l'impôt sur les propriétés non bâties et sur les propriétés bâties en 18S8. Les départements où le premier dépasse 3 fr. par hectare sont la région du nord-ouest (Seine, 5 fr. 93, Nord, Seine-Inf(frieure^ Manche, Calvados, Orne, Eure, Eure-et-Loir, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Oise, Somme, Pas-de-Calais), le Rhône, le Tarn-et-Garonne, et le Lot-et-Garo?i7ie ; mais il est nécessaire d'observer que dans la plupart de ces départements le taux de l'impôt foncier est (excepté pour la Seine, le Rhône, le Nord et le Pas-de-Calais), élevé (do 5 à 7 p. 100 du revenu). Ceux où le second dépasse 12 fr. 75 par habitant sont : Seine (5 fr. 93), Seine-InféHeure, Seine-et-Oise, Seine-et-Marne, Rhône, Hérault, Gironde.

(î) Dans la période 1876-1880, VOise, la Somme, les Alpes- Mantimes et VHérauU étaient au-dessous de 8 fr.

(3) En 1876-1880, le Calvados figurait parmi les départements où les contributions indirectes dépasseot 30 fr. par tète ; mais la Marne et le Var n*y figuraient pas.

Les droits d'enregistrement dépassaient 11 fr. par habitant, dans les départements suivants, en 1876-1880 : Seine (61 fr. 07), Nord, Pas-de-Calais, Somme, Oise, Seine-et-Oise, Seine-et-Mnrne, Seine-Inférieure, Eure, Calvados, Manche, Orne, Mayenne, Sarthe, Indre-el-Loire, Loir-et-Cher, Loiret, Eure-et-Loir, Yonne, Côte-dOr, Aube, Mai-ne, Aisne et Ardennes, Meurthe-et-Moselle, Rhône, Alpes-Maritimes, Bouches-du-Rhône et Aude, Haute-Garonne, Lot-et-Garonne, Gironde et Charente. En 1885-1888, la Seine occupait le premier rang, mais avec un taux moindre (48 fr. (il); la Mayenne, les Ardennes et le Nord, le Lot-et-Garonne étaient au-dessous de 11 fr.; V Hérault é^it aurdessus.

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tionnel aux trois autres contributions directes. D'après le résultat de cette combinaison, on peut répartir les départements en cinq groupes :

1* Seine, où le nombre trouvé est de 3 ^;

2* Ceux où il varie de 0,188 à 0,100 : Bhône, Seine-Inférieure, Nordj Seine-et'Oiset Bouches-du-Rhôney Calvados^ Girondey Somme^ Eure, Seine-et-Marne, Hérault^ Oise ;

3» Ceux où il varie de 0,090 à 0,061 : Pas-de-Calais, Manche, Haute-Garonne, Alpes-Maritimes, Aisne^ Marne, Loire, Eure-et- Loir, Meurthe-et-Moselle, Sarihe, Maine-et-Loire, Orne, Côte-d*Or, Territoire de Belfort, Gard, Loiret, Tam-et-Garonne, Aube, Indre et-Loire, Lot-et-Garonne, Charente-Inférieure, Ardennes, Var, Charente, Vaucluse, Saône-et-Loire, Isère, Loire-Inférieure, Aude, Doubs, Mayenne, Yonne;

i*" Ceux où il varie de 0,059 à' 0,041 : Ille-et-Vilaine, Meuse, Haute-Marne, Puy-de-Dôme, Haute-Saône, Jura, Tarn, Loir-et- Cher, Vosges, Vienne, Allier, Gers, Drôme, Deux- Sèvres, Nièvre, Pyrénées-Orientales, Dordogne, Ain, Finistère, Vendée, Lot, Haute- Vienne, Basses- Pyrénées^ Cher, Morbihan, Indre, Haute-Loire, Côtes-du-Nord ;

5« Ceux où il varie de 0,038 à 0,015 : Cantal, Hautes- Pyrénées, Aveyron, Ardèche, Basses-Alpes, Ariège, Hautes-Alpes, Corrèze, Landes, Creuse, Savoie, Lozèf*e, Haute-Savoie, Corse.

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