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bl4 LA FRANCE.
mes extraordinaires sur les quatre contributions directes, etc., avec quelques taxes spéciales (la taxe des chiens a porté en 1886 sur 71,000 animaux)], ont produit, en 1887, 33 millions. Voctroi, dont le produit était de 20 millions en 1805, de 54 en 1859, a doublé de 1861 (77 millions) à 1883 (149 millions 1/2), mais est redescendu à 137 en 1887 par suite d'abaissements de droits et d'une certaine réduction de la consommation. Les halks et marchés ont produit 8 millions; les voilures publiques, 5 millions 1/2 ; les redevances de la Compagnie du gaz, plus de 17 millions 1/2 (mais, de son côté, la ville doit à la Compagnie du gaz une somme de 12 millions 1/2 dont Vannuité, en 1886, a été de 500,000 francs) ; Veau de la ville, 12 millions (mais, de son côté, la ville a racheté la Compagnie générale des eaux en 1860 pour une somme de 58 millions, sur laquelle 26 étaient encore dus en 1886, année où rannuité à payer a été de 1,160,000 francs). L*État a contribué, en 1886, pour 7 millions 1/2 dans les dépenses de la police municipale, et pour 4 environ dans celles du pavé de Paris.
Les recouvrements sur les produits des exercices antérieurs se sont, en outre, élevés à 12 millions.
Les ressources extraordinaires ayant ajouté environ 70 millions provenant soit de Texercice 1887, soit des exercices antérieurs, et les reliquats de recettes des exercices antérieurs 74 millions, le total des ressources de Tannée 1887 s^est élevé à 338 millions, auxquels il convient d'ajouter 64 millions 1/2 résultant d'excédents de recette de Texercice précédent.
Les principales dépenses ordinaires étaient en 1887 : le service de la dette (environ 104 millions 1/2) ; les dépenses de Yadministration, octroi, administration centrale et mairies (14 1/2); la voirie, voies publiques, promenades et éclairage (35) ; les eaux et égouts (8); Yinstruction publique (24) ; l'assistance publique (21 1/2) ; la préfecture de police (25), etc. (1).
Le total des crédits ouverts pour les dépenses ordinaires en 1887 a été de 262 millions 1/2 ; en ajoutant les dépenses extraordinaires et les fonds spéciaux, le total général s'est élevé à 322.
La dette de la ville de Paris, en 1887, consistait en: huit emprunts contractés en obligations à 3 et à 4 p. 100, de 1855 à 1886, pour une somme de 1,808 millions; une dette de 283 millions contractée, en 1880, envers le Crédit foncier et remboursable par annuités
(1) Au budget de 1890 figurent : dette municipale pour 107 millions, administration 7 1/2, voirie 14, égouts 8, instruction 35, assistance 32 1/2, préfecture de police 26, etc.
dans Tespace de cinquante-un ans et demi; annuités diverses pour rachat de ponts, de canaux, pour amortissement des dépenses faites pour le marché de la Villette, etc., dont la valeur totale représente un capital de 164 millions ; enûn une dette immobilière d'une valeur de 8 millions 1/2. Au premier janvier 1889, la ville devait encore sur l'ensemble de ces emprunts 1,865 millions.
366. li^instruction publique. — Paris avait en 1850, 123 écoles primaires publiques (65 laïques, 58 congréganistes) que fréquentaient 27,500 élèves. En i867, quelques années après l'annexion des communes suburbaines, le nombre des écoles primaires publiques s'élevait à 220 (111 de garçons et 109 de filles), celui des salles d'asile publiques à 83; le nombre des écoles primaires libres était de 1151, celui des salles d'asile libres de 37; 155,700 enfants fréquentaient les écoles (73,981 les écoles publiques et 81,712 les écoles libres).
En décembre 1886, le nombre des écoles primaires publiques, toutes laïques, était de 367 (190 pour les garçons, 177 pour les filles (1); celui des écoles libres, de 794 (226 pour les garçons, 568 pour les filles), dont 222 congréganistes. Le nombre des élèves s'élevait à 144,000 (79,000 garçons et 65,000 filles) dans les écoles publiques et à près de 100,000 probablement dans les écoles libres (2). Les méthodes d'enseignement et les bâtiments scolaires se sont beaucoup améliorés depuis 1867; les écoles libres tenues par les congréganistes ont augmenté en nombre depuis la suppression de leurs écoles publiques. Il y avait, en outre, 202 écoles maternelles (129 publiques, 73 libres) ayant 29,700 enfants de 2 à 6 ans.
Il y avait pour les garçons cinq écoles municipales primaires supérieures et le collège Ghaptal, renfermant 4,168 élèves et, pour les filles, l'école municipale primaire supérieure renfermant 285 élèves. 11 y avait, en outre, l'école de physique et de chimie, l'école municipale d'apprentissage, avec 323 élèves, des ateliers de travail manuel dans 89 écoles primaires, des cours spéciaux de dessin, des classes d'adultes, des cours d'apprentis, des cours spéciaux d'enseignement commercial pour les jeunes filles. Il y avait 48 bibliothèques municipales.
Deux écoles normales primaires fournissent des instituteurs et des institutrices au département de la Seine.
L'enseignement secondaire possédait six lycées pour les garçons
(1) La dernière école publique coogréganiste de ÛUes a été supprimée eu 1883.
(2) La ville de Paris n*a pas donné la stalistique du nombre des élèves dans les écoles privées.
(7 en 1890), le collège municipal Rollin et le collège Stanislas, établissement libre jouissant de certains privilèges des établissements publics; le nombre des élèves de ces huit établissements était de 9,746 en 1886, dont 2,568 internes (il y en avait, en outre, i ,248 aux lycées Hichelet et Lakanal). Il y avait (en 1889) deux lycées de jeunes filles : Fénelon et Racine (et, en 1890, 3, avec Molière). Parmi les établissements libres figurent : le collège Sainte- Barbe, l'école Monge, Técole Alsacienne, les écoles Bossuet, Massillon, Fénelon pour les garçons; le collège Sévigné et Técole Monceau pour les filles.
L'enseignement supérieur est très largement pourvu : la plupart des grandes écoles, des grands établissements scientifiques, les plus importantes bibliothèques et les plus riches musées de France ont leur siège à Paris (t. I, 539).
D'après le dénombrement de la population de 1886, il y avait à Paris 21,094 étudiants des facultés et élèves (garçons et filles) internes des lycées, collèges et pensionnats.
367. I^a Toirie et la clrcalation. — Les rues et places de Paris étaient au nombre de 830 en 1801. Elles avaient, en 1860, à Tépoque de l'agrandissement de la ville, une longueur de 488 kil. de chaussées pavées ou empierrées. En 1886, les rues étaient au nombre de 3>620 et leur longueur totale de 950 kil. La plupart sont bordées de trottoirs ; pavées en grès, granit, etc., (6,285,000 m. car. de pavage en décembre 1886); empierrées (1,563,000); asphaltées (301,000) ou pavées en bois (428,000). Il ne restait, à la fin de 1886, que 57,000 m. car. encore à l'état de sol naturel.
Les promenades (Champs-Elysées, avenue du bois de Boulogne, avenue du Champ-de-Mars, etc.), les parcs (des Buttes-Ghaumont, de Montsouris, du Trocadéro, Monceau), les squares (du Temple, de la tour Saint-Jacques, etc.), les places occupent une superficie de 1,178,000 m. car. plantés de plus de 20,000 arbres et de près de 300,000 arbustes. Dans ces totaux ne sont compris le Luxembourg et les Tuileries, propriétés de l'État, ni les bois de Boulogne (846 hectares) et de Vincennes(943), propriétés de la Ville de Paris.
Les égouts de Paris avaient, en 1860, 196 kil. de développement; ceux des territoires annexés 54 : en 1886, ils en mesuraient 832. La plus grande partie de ces égouts, qui sont au nombre des plus beaux travaux de voirie de la ville, ont une hauteur de 2 mètres à. 2^,50 à la clef de voûte; ils aboutissent à de grands égouts collecteurs qui ont 3^,90 et plus et qui conduisent les eaux dans la Seine , h Asnières.
PARIS. 5n
Paris, en 1860, était éclairé par 18,103 becs de gaz et 2,128 becs à l'huile, sans compter 368,000 becs de gaz à Fusage des particuliers; la consommation totale de Tannée était de plus de 75 millions de m. cub. En 1886, la consommation s'est élevée & 251 millions, dont 44 pour l'éclairage public et 207 pour les particuliers.
Le nombre des becs servant à l'éclairage public a été, en 1886, de 49,510 (dont 1,400 environ ayant un pouvoir éclairant de 8 à 10 becs ordinaires), sans compter 66 becs électriques et 421 à l'huile minérale.
La circulation des voitures a toujours été relativement considé* rable dans Paris. Elle s'est accrue en même temps qu'augmentaient la population et la richesse, que les voies publiques devenaient plus larges et que les chemins de fer faisaient affluer les provinciaux et les étrangers.
En 1854, la Compagnie générale des Omnibus, qui n'était que récemment créée, avait 329 voitures et transportait 30 millions de voyageurs, banlieue non comprise ; en 1876, elle en transportail 105 millions avec 694 voitures ; en 1887, 177 avec 860 voitures (nombre maximum des omnibus et tramways de la Compagnie générale mis en service dans l'année). En ajoutant : le mouvement des voies ferrées exploitées par la Compagnie générale (Louvre h Saint-Cloud, etc.,) celui des services de banlieue et celui des tramways Nord et Sud, on obtient un total de 240 millions de voyageurs.
Il faudrait ajouter la circulation par voitures. En 1818, on comptait à Paris 900 fiacres et 1,171 cabriolets de place, avec 877 carrosses ou cabriolets de remise ; en 1867, 9,051 voitures de place ou de remise et environ 45,000 cochers (omnibus, voitures publiques et voitures particulières); en 1887, 9,136 voitures de place ou de remise et 74,403 cochers inscrits à la Préfecture de police (1).
Les bateaux parisiens ont transporté, en 1886, 21 millions de voyageurs. Le chemin de fer de ceinture (rive gauche et rive droite), 17 millions 1/2; la ligne de la gare Saint-Lazare k Auteuil, 13 millions 1/2. Le mouvement des voyageurs dans les huit gares de Paris (autres que celles de la petite ceinture et de Saint-Lazare à Auteuil) s'est élevé à 62 millions 1/2 (arrivée et départ), dont 28 1/2 pour les deux gares de l'Ouest, 8 1/2 pour le Nord, plus de 4 1/2 pour les deux gares de l'Orléans (Orléans et Sceaux), de 3 1/2 pour le Paris-Lyon-Méditerranée, 17 pour l'Est, environ 1/2 pour l'État.
(1) Au commencement de 1889, la Préfecture de police avait délivré eo tout 13,000 numéros.
D*après les relevés faits par Tadministration des ponts et chaussées, en 1881 et en 1882, les voies de Paris les plus fréquentées sont : Tavenue de TOpéra, où la circulation s'élevait à 36,200 colliers passant dans les vingt-quatre heures ; les boulevards ; le boulevard Haussmann, la rue Lafayette, le boulevard Richard- Lenoir, la rue Saint-Honoré et la rue du Faubourg-Saint-Honoré; la rue de Rivoli et la rue Saint-Antoine; les Champs-Elysées et l'avenue du bois de Boulogne ; le quai de la RÀpée ; les boulevards de Sébaslopol et de Strasbourg, le boulevard et la rue Montmartre. Sur la rive gauche, la circulation est en général bien moindre que sur la rive droite, et elle n'a une grande importance que sur les boulevards Saint-Michel et Saint-Germain. Dans la partie orientale, particulièrement sur le boulevard Richard-Lenoir, ce sont les voitures portant des marchandises qui forment la majorité ; dans la partie occidentale, ce sont les voitures portant des personnes qui remportent de beaucoup.
368. Ij'lBdafttrle. — Paris est le principal centre de l'activité industrielle en France. Presque toutes les industries françaises y sont représentées (t. II, livre VII) et plusieurs y ont leur siège le plus important. La chambre de commerce a dressé trois fois la statistique de l'industrie parisienne; elle a évalué le chiffre des affaires à 1,463 millions en 1847 (chiffre vraisemblablement infé* rieur à la réalité) et à 3,369 en 1860 (avec la banlieue) ; elle n'a pas donné d'évaluation dans sa statistique de 1872.
Le recensementde 1886 a compté à Paris (1): d'une part, 4,739 horticulteurs, maraîchers, etc. D'autre part, 619,200 personnes exerçant une industrie manufacturière, à savoir pour 13.4 p. 100 dans les industries préparatoires^ extractives, métallurgiques et chimiques (catégorie dans laquelle nous comprendrons en outre, non sans quelque arbitraire (2), la fabrication des objets en métal et en cuir); 3.6 dans les industries de X alimentation : boulangerie^ pâtisserie, confiserie, etc. ; 53.6 dans le tissage^ le vêtement et la toilette, dans la lingerie, la couture, la blanchisserie, la cordonnerie, la passementerie, le métier de tailleur, etc., la bijouterie, etc. ; 15 dans le bâtiment, surtout comme maçons, menuisiers, peintres ; 7.1 dans Vameublement, y compris les industries du bois et la céramique; 1.5 dans les industries relatives aux transports; 5.6 dans les
(1) Le receDsement porte dans le relevé spécial des professions, 1,891,055 personnes, nombre sur lequel 619,200 appartenaient à rindustrie.
(2) Les groupes du recensement ne concordent pas exactement avec ceux que nous avons adoptés dans cet ouvrage.
industries relatives aux besoins intellectuels^ surtout ïimprimerie et la reliure; 0.2 dans les autres industries.
A Talimentation peuvent se rattacher les 60,067 personnes classées dans le commerce à titre d* hôteliers j de cafetiers, etc., et les 46,675 personnes classées comme bouchers^ fruitiers, épiciers, etc. ; au vêlement, les 50,427 personnes classées dans le commerce de nouveautés, de mercerie, etc. ; à Vameublement, les 12,638 personnes faisant commerce de meubles, faïences^ glaces, etc.
Il y avait h Paris environ 50,000 personnes (sans compter les employés de TËtat) vivant de Tindustrie des transports (sans compter 9,700 vivant de la fabrication des instruments de transport et classées dans l'industrie manufacturière).
Il y en avait 34,000 vivant de la banque et des professions accessoires; 66,000 employés et fonctionnaires de TÉtat, du Département et de la Ville.
369. Ije commeree et la ban«iae. — Paris est le centre du commerce plus encore que de Tindustrie de la France. Ainsi, sur les 11,576 millions d'opérations qu'a faites la Banque de France en 1887, 5,652, bien près de la moitié, appartiennent à Paris. Le mouvement des fonds du Trésor peut donner aussi une idée de Timportance du mouvement d'argent à Paris.
Paris figurait, en 1886, à raison de 31 p. 100 dans le total des dépêches télégraphiques expédiées de France. Non seulement la Banque de France y a son centre, mais tous les grands établissements de crédit de France y ont aussi leur siège (voir § 344)'. La Bourse de Paris est une de celles où il se fait le plus d'affaires dans le monde; en 1886, le chiffre des émissions de titres nouveaux s'y est élevé à plus d'un milliard. Au Glearing-house de Paris, il y a eu, en 1886, pour 5 milliards 1/2 de valeurs présentées.
Le mouvement des marchandises (grande et petite vitesse) dans les gares de Paris a été, en 1886, de 2 millions de tonnes au départ et de S à l'arrivée (Ouest 514 milliers au départ et 947 à l'arrivée, Nord 390 et 1927, Orléans 370 et 693, Lyon 494 et 789, Est 239 et 740).
Le mouvement des marchandises transportées sur la Seine a été, la même année, de 1,922,000 tonnes à la descente et de 603,000 à la remonte sur la section de Corbeil à Paris ; de 3,671,000 pour la traversée de Paris (expéditions, arrivages et transit réunis), do 846,000 à la descente et de 1,435,000 k la remonte sur la section de Paris à Épinay. Au bassin de la Villette ont été débarquées, en 1886, 252,000 tonnes arrivées par le canal de l'Ourcq, 593,000
par le canal Saint-Denis. Le mouvement sur les trois canaux et le bassin de la Villette 8*est élevé à 3,169,000 tonnes (2,080,000 à la remonte et à 1,089,000 à la descente.)
370. ïïà^m conflomiiiationft. — La consommation de Teau est une des plus importantes dans une grande ville et une de celles qu*on peut le mieux calculer. L'eau était autrefois fournie : par la Seine, sur laquelle la première machine élévatoire a été construite à la Samaritaine sous Henri IV, et les premières pompes à feu ont été installées, de 1777 à 1782, à Chaillot et au Gros-Gailiou ; par raqueducd'Arcueil, qui existait du temps des Romains et qui a été rétabli sous Henri lY ; par le canal de TOurcq, qui date du premier Empire. Aujourd'hui six machines à vapeur, échelonnées du Port- À-r Anglais à Saint-Ouen, pompent l'eau de la Seine; la machine de Saint-Maur fournit celle de la Marne ; les puits artésiens de Grenelle (creusé de 1837 àl84l ) et de Passy font monter Feau souterraine ; deux rivières dont Teau, plus pure que celle de la Seine et plus hygiénique, est amenée par de longs aqueducs, la Dhuys depuis 1865 et la Vanne depuis 1874, contribuent (pour 100,000 m. cub. environ par jour) à Tapprovisionnement. On projette d'amener aussi par aqueduc Teau des vallées de la Vigne (Eure-et-Loir) et de TAvre (Eure). En 1863, la quantité d'eau distribuée à Paris était d'environ 120,000 à 140,000 m. c. par jour; en 1886, elle était en moyenne de 411,000, variant de 366,000 en décembre à 464,000 en juillet; le tiers environ provient de TOurcq, plus du quart de la Vanne.
Paris consommait, année moyenne, 910,000 hectol. de vin dans la période 4821-1830; près de 3 millions dans celle de 1860 à 1869; en 1886, 4,336,000 : ces nombres donnent environ 120, 175 et 184 litres par habitant. Cette même année 1886, Paris a consommé 293,000 hectol. de cidre, 272,000 de bière et 144,000 d'alcool pur sous forme d'eau-de-vie, de liqueurs ou de vins fortement alcoolisés. Cette dernière consommation était de 76,000 hectol. en 1851 ; la population ayant plus que doublé, la consommation par tête (6.2 litres par an et par tête en 1886) a plutôt fléchi qu'augmenté.
Paris consommait, en 1820, 126 millions de kil. de pain, correspondant à 500 grammes par tête et par jour; en 1860, avant l'agrandissement, 262 millions, soit 430 gr. ; en 1886, environ 347 millions, soit 405 gr. Les Parisiens consomment moins de pain et ne consomment pas plus de viande de boucherie qu'il y a quarante ans : 43 millions de kil. de viande de boucherie, soit
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58 kil. par an et par télé, de 1820 à 4830; 120 millions de 1861 à 1869, soit environ 70 par tète; 152 millions en 1886, soit 67 kil. par tête. Mais ils ont une nourriture plus variée en poissons, légumes, etc., et, par suite, une alimentation meilleure, mais plus coûteuse. En 1886, l'administration évaluait : la quantité de poissons de toute catégorie à 24 millions de kil., sans compter 5 millions pour les moules et coquillages et plus de 8 pour les huîtres; le nombre des œufs à 400 millions; le poids du beurre k 18 millions de kil., du fromage sec à 5 1/2, du fromage mou à 57, de la volaille à plus de 25, et des raisins à 9.
En 1889, à propos de l'Exposition universelle, l'administration évaluait de la manière suivante la consommation annuelle par tête des habitants de Paris :
(popal. 2,269,000 hab.) (popal. 2,344,000 hab.)
Pain (kilogr.) 146^8 147^8
Poisson (kil.) 12.2 13.2
Huîtres (kil.) 2.3 3.3
VolaiUe et gibier (kil.) 10.7 10.5
Viande de boucherie (kil.).. 67.7 68.1
Viande de porc (kil.) 9.5 10.5
Beurre (kil.) : . 7.4 8.0
Sel, gris ou blanc (kil.) 6.3 7.1
Fromages secs (kil.) 2.2 2.3
CEufs (nombre) 178 183
Vin (litres) 223 185
Cidre, poiré, hydromel (Utres^ 2.5 7.6
Bière (Utres) 13.2 11.2
Outre le gaz (voir §367), Paris a consommé en 1886 près de 12 millions 1/2 de kil. d'huiles végétales, animales ou minérales autres que l'huile d'olive et 4,314,000 d'acides et bougies stéariques.
Le chauffage a employé 1,098,000 tonnes de charbon de terre, 4,600,000 hectolitres de charbon de bois, 784,000 stères de bois. E!n outre, il est entré à Paris : plus d'un demi-million de stères de bois à ouvrer; 62,000 tonnes de fonte ou de fer pour la construction et 84,500 de chaux et de ciment; près de 4 millions 1/2 d'ardoises, 140 millions de briques ou carreaux, etc. Pour la nourriture des animaux il a été introduit 275 millions de kil. de paille ou de foin et 182 d'avoine ou d'orge.
Le progrès de l'octroi (voir § 365) est un indice du progrès de la consommation à Paris.
Les théâtres peuvent, d'autre part, donner quelque idée des dépenses faites à Paris pour le plaisir. Les recettes des théâtres et
spectacles, sur lesquelles est fait le prélèvement du dixième au profit de l'assistance publique, avaient dépassé 29 millions en 1883 et étaient de 25 1/2 en 1886 ; TOpéra figurait dans ce total pour 3 millions ; la Comédie-Française, TOpéra-Comique, les Variétés, la Galté et la Porte-Saint-Martin, TÉden-Théàtre et THippcdrome, chacun pour plus d*un million.