LE POISSON
SoiuLURB. — 256. La pêche (147). — 257. La pisciculture (151).
256. I«a pé«ke. — Le poisson fournit beaucoup plus que le gibier et peut même être considéré, sur les bords de la mer, comme un des éléments principaux de Talimentation. Relativement au mode de production, il tient de l'agriculture lorsqu'il natt dans les étangs empoissonnés ; il tient de la chasse lorsqu'on le pèche dans la mer ou dans des cours d'eau dont la prévoyance humaine n'a pas réglé la production.
Sur le bord de la mer, la pèche, en vertu de la loi du l^'mars 1888, est interdite aux bateaux étrangers, sous peine d'amende, dans les eaux territoriales de la France et de l'étranger, en deçà d'une limite fixée à 3 milles marins au large de la laisse de basse mer.
Le commerce distingue les poissons d'eau douce, carpes, anguilles, brochets, saumons, truites, etc., et les poissons de mer : poissons frai^, comme raies, maquereaux, harengs, merlans, congres, soles; poissons salés et préparés, comme morues, harengs, sardines. Aux poissons de mer il rattache, sous le nom général de « marée », la plupart des crustacés, comme les homards et les crevettes, et les coquillages, moules, huîtres, etc.
On pèche les poissons ieau douce et les écrevisses dans presque toutes les rivières, étangs ou lacs de France ; mais la statistique ne donne aucun renseignement sur la valeur de la production, et il n'y a pas lieu de citer de régions particulières pour l'importance de la pèche, si ce n'est toutefois les Dombes, la Sologne et la Brenne, dont les étangs empoissonnés donnent lieu à une culture régulière.
Le commerce de poisson de mer a pris un très notable développement depuis que les chemins de fer ont permis de transporter facilement la marée loin des côtes.
Parmi les ports de pèche les plus importants de France, il faut signaler, sur l'Océan ; Saint-Jean-de-Luz ; le quartier de la Tesie^de- Buchf dont les pécheurs exploitent surtout le bassin d'Arcachon et les parages voisins ; Royan, Oleron^ Marennes ; les Sablesd'Olonne, un des plus grands centres de France pour la petite
100.000 90 000 80.000 70.000 6O.O0O 50.000 ♦ OjOOO 30.000 s 0.000 10 000
.PECHE COTIERE
Effectif au 31 Décembre de cha<)ue année
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Années
Fig. 14i. — Pèche coUère 1853 à 1885.
pèche; la Croix-de-Vie^ Vile d'Yeu, Noirmoutier^ le Croisic^ Belle» Isle, Etelf Quiberoriy Lorient et Port-Louis, Concameau, Quimper^ Dotiamenez, Lannion, Saint-Malo, Cancale^ Granville; les ports de Nof^mandie, de Bar fleur h Hon fleur {surioui Trouville), et les ports du pays de Caux, comme Fécamp, Dieppe, le TrépoH; plus au nord, Saint-Valéry, Boulogne, Dunkerque,
La pèche maritime employait, en 1886, environ 24,000 bateaux jaugeant 460,000 tonnneaux. Depuis 1872, le nombre des bateaux a augmenté de 19,000 à 24,000, et le tonnage a varié entre 150,000 et 167,000 tonnes. La statistique des pèches maritimes accuse,
pour 1886, 5ii bâtiments (57,600 tonneaux) armés pour la grande pAche, pèche à la morue sur le banc de Terre-Neuve, la côte d'Islande et la mer du Nord; iO,i67 bateaux jaugeant plus de deux tonneaux (84,800 tonneaux) et 13,345 jaugeant moins de deux ton* neaux (19,508 tonneaux) pour la petite poche; 12,310 marins pre* naient part h la grande pèche ; 73,600 à la petite pèche ; en outre, 57,100 femmes, enfants ou vieillards s'adonnaient à la pèche à pied. La Situation économique de la France, dressée par le minis-
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