‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 37 sur 171 · LA FRA?(CB. II · texte numérisé non relu

LA FRA?(CB. II

chez un très grand nombre de paysans. Après 35 jours environ de nourriture, le ver monte à «la bruyère », c'est-à-dire dans les faisceaux de brindilles; il y file un cocon soyeux dans lequel il s'enveloppe et se transforme en chrysalide. On laisse éclore à l'état de papillons ceux dont on veut obtenir des œufs ou « graine » ; on étouffe les autres par la chaleur et on obtient la soie en dévidant les cocons.

AlaiSy Attbenas^ Nimes^ Crest sont les principaux marchés de cocons. Cette industrie agricole donnait, en moyenne, de 1845 & 1850, époque de la plus grande production, environ 24 millions de kilogrammes de cocons ; une maladie terrible (la flacherié), qui a sévi sur les vers à soie vers 1850 et dont les effets se font encore sentir, malgré les hnportations de graines étrangères (lesquelles ont moins de valeur que les graines françaises et figurent à peine pour un douzième dans la consommation) et le progrès de l'élevage pour la production des graines et des cocons (la production, qui était de 15 à 20 kilog. de cocons par once de graines il y a vingt ans, atteint aujourd'hui 30 et 40 kilogr.)» a réduit la production. Cette production, variable d'une année à l'autre, a été de 9,758,000 kilog. en 1861, de 9,711,000 en 1881, de 6,600,000 en 1885 et de 8,575,000 en 1887. Le prix moyen, à celte dernière date, était d'environ 3'',70 le kilog. pour le filage et 4'',80 pour le grainage. La France produisait alors, surtout dans le Far, VArdèche et le Gard^ une certaine quantité de graines qu'elle exportait; cette exportation avait été longtemps le privilège du Japon. Le prix en a baissé, par suite des approvisionnements qui viennent de l'Italie et de l'Orienl.

254. L'accllmatetioB. — Un grand nombre de nos végétaux, même parmi les plus utiles et les plus vulgaires, comme la pomme de terre, nous sont venus de l'étranger, et la plupart de nos animaux domestiques ont été, surtout depuis un siècle, modifiés par le mélange avec des races étrangères. 11 est donc bon d'étudier constamment quelles sont, hors de notre territoire, les espèces végétales et animales qu'il pourrait être utile d'importer. Les exemples du passé enseignent qu'il ne faut pas décourager des efforts qui ne donnent pas des résultats immédiats. Il existe à Parts une Société d^acdimatation^ et, au bois de Boulogne, un jardin d'acclimatation. Il en existe aussi à Marseille, à Montpellier, à Nantes, etc.

Parmi les plantes, le sorgho, graminée fourragère, et l'eucalyptus, arbre qui se plaît en Provence, sont au nombre des plus récemment introduites ; parmi les animaux, on s'applique à naturaliser le ver à soie de l'allante ou du vernis du Japon, arbre rustique récemment naturalisé lui-même.

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235. ija ekasae. — A côté des animaux domestiques que l'agriculture élève, il convient de citer les animaux sauvages ou gibier que le chasseur prend ou tue : le lièvre, la perdrix^ la caille^ Vahueite^eXc., dans les plaines; le canard, la sarcelle, etc., dans les marais; le lapin, le faisan, le chevreuil, le sanglier etc., dans les forêts. Le gibier fournit à Talimentation un appoint dont la statistique estime Timportance au tiers environ de la quantité produite par la volaille.

Les animaux domestiques et les animaux sauvages (canards, martres, loutres, renards, lièvres, etc.) donnent des pelleteries ou des plumes pour une valeur de plus de 30 millions.

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