‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 49 sur 171 · FONTE · texte numérisé non relu

FONTE

an combustible végétal.

au comb. min.

;coke ou houille

1835. flgS6.

DÉPARTEXRirrS.

Caotal

Charente

Charente-lDférieu^

Cher

Corrèze

Corse

Côte-d'Or

Gôtes-du-Nord. . . .

Creuse

DordogDe

Doub»

Drôme

Eure

Eure-et-Loir

Fmistère

Gtrd

Garonne (Haute-).

Gers

Gironde

Hérault

IlIe-et-Vilaine

Indre

Indre-et-Loire. •..

Isère

Jura

Landes

Loir^t-Gher

Loire

Luire (Haute-)....

Loire-Inférieure. .

Loiret

Lot

Lot-et-Garonne —

Lozère

Maine-et-Loire. . . .

Manche

Marne

Marne (Haute-)...

Mayenne

Meurthe-et-Moselle

Meuse

Morbihan

Moselle

Nièvre

Nord

Oise

Orne

Pas-de-Calais

Puy-de-Dôme. . .. Pyrénées (Basses-).

Pyrénées (Hautes-) Pyrénées-Orient. .

Bliin (Bas-)

COMBUSTIBLES MINftRADZ.

Production.

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ConiommatioD.

FONTK

au combustible végétal.

aucomb. min.

(coke ou houille) •( hrrtHiaBiaitaf.

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DÉPARTEMENTS

Rhin (Haut-)

Rhône

Sa6ne (Haute-)...

Saône-et-Loire

Sarthe

Savoie

Savoie (Haute-)...

Seine

Seine-Inférieure. .

Seioe-et-Marne. ..

Seine-et-Oise ....

Sèvres (Deux-)

Somme

Tarn

Tarn-et-Garonne..

Var

Vaucluse

Vendée

Vienne

Vienne (Haute-)...

Vosges

Yonne

Totaux (2j... 2134

C03IBUSTIBLB9 HINÉBAUX.

ConMiamation.

FonTB

au combustible Tégét.il.

an oomb.

(coke on houille) ri *

(i) A ajouter 13 milliers de tonnes de Tonte démoulage, en première fusion, fabriqoée dans les Ardennes, la Gironde, la Meuse, le Bai-Rhin et la Haute-Sa6ne, etc. (La fonte de moulage est confonduo arec les autres dans le document pour 1835.)

(i) Ces totaui, qui sont ceux de la StatittUiue minérale, ne correspondent pas exactement aux totaux des chiffres do chaque colonne, à cause de l'omission des centaines.

L'Angleterre occupe le premier rang avec une production en charbon de terre d'environ 160 millions de tonnes, TAlIemagne le second avec une production de plus de 73 millions, la France, rAutriche, la Belgique le troisième avec une production de 20 à 17 millions en 1886. C'est pourquoi la France, grand pays de manufactures, a besoin de tirer et tire encore de ces trois contrées une quantité presque égale à la moitié de sa propre extraction. Les États-Unis produisaient plus de 100 millions de tonnes; l'Europe^ au moins 280 millions; on estimait, en 1886, la production du monde entier, a plus de 400 millions de tonnes.

Pour la fonte (en 1886), la France vient au troisième rang en Europe après TAngleterre, qui donne plus de 7 millions de tonnes, et TEmpire allemand, qui en produit 3,130,000. Les États-Unis

fournissaient 5,774,000 tonnes, et la production totale de l'Europe était évaluée à environ 15 millions de tonnes. â74. liM hoalllères et les combvstibles miaérAax. — Durant

les premières époques géologiques, une abondante végétation de plantes diverses et surtout de fougères gigantesques couvrait certaines parties de la terre (voir p. 6). Les débris de ces plantes s'accumulaient sur le sol; le même phénomène a lieu de nos jours pour des végétaux de plus petite espèce ; quelquefois aussi les arbres des forêts étaient transportés par les cours d'eau, entassés dans une anse du rivage où le flot les arrêtait, comme aujourd'hui dans le delta du Mississipi. D'autres couches de terrains se sont ensuite superposées ; l'action des eaux, la compression, la chaleur intérieure du globe ont décomposé et agglutiné ces détritus de végétaux pour former le charbon de terre, AoutV/e, anthracite et lignite.

La houille est du charbon mêlé à une certaine quantité d'hydrogène et d'oxygène. Elle existe surtout dans les terrains de transition, non pas en vaste couches uniformes comme les calcaires, mais en amas irréguUers qui semblent marquer encore l'emplacement de ces antiques tourbières ou des anses du rivage dans lesquelles les fleuves amoncelaient les arbres arrachés aux forêts. Elle s'y rencontre au milieu des grès, dits grès houillers, formant ordinairement plusieurs couches, tantôt recourbées, tantôt brisées en zigzags par suite des révolutions géologiques postérieures au dépôt. La découverte d'un gisement est due ordinairement à cette circonstance que les couches, ou tout au moins les grès houillers affleurent, c'est-à-dire apparaissent sur quelque point à la surface du sol ou à une profondeur assez faible pour être atteinte par les travaux de la campagne; quant k l'étendue, à la puissance du gisement, c'est parle travail même d'extraction, par des sondages^ par des inductions fondées sur les données de la géologie, qu'on parvient à les déterminer.

La houille se présente sous divers aspects : houille dure, houille grasse, houille maigre; les houilles grasses à longue flamme sont les plus abondantes en France. Pour les extraire, on descend jusqu'à une profondeur de 640 mètres et plus (i).

Avec la poussière des houillères, autrefois inutile, on fait, par compression, des briquettes agglomérées (plus de i million de tonnes).

;i) En Belgique on descend jusqu'à 1 kilomètre.

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On désigne sous le nom d'anthracite un combustible peu différent de la houille, mais plus dur, brûlant plus difficilement et avec décrépitation.

Une partie de la houille est consommée à Tétat de coke, soit

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qu'on la prépare ainsi pour traiter ensuite le minerai de fer dans les hauts fourneaux, soit qu*on la distille pour différents usages tels que la fabrication du gaz d*éclairage. En i884, les usines à gaz ont produit près de i million 1/2 de tonnes de coke.

Dans les terrains secondaires et surtout tertiaires, on rencontre le lignite^ autre combustible analogue à la houille, mais moins durci et en quelque sorte moins formé.

Dans les terrains tertiaires marécageux se sont déposés et se forment encore des amas de végétaux particuliers ; ils fournissent un combustible fumeux, mais propre à différents usages, entre autres au chauffage des fours ; on le nomme tourbe. L'exploitation de ce combustible n*a pas cessé de diminuer depuis 1855 (voir fig. n^ 158), où la production atteignait 495,000 tonnes ; elle n*a été que de 175,000 tonnes en 1886 valant environ 1,900,000 francs. Le nombre des tourbières exploitées dépassait encore 1,300 en 1875 et on y employait près de 29,000 ouvriers; en 1886, il était réduit à 536 avec 18,000 ouvriers. En effet, à mesure que le simple particulier ou Vindustriel peut se procurer de la houille, il délaisse le combustible de qualité inférieure.

Aux dépôts carbonifères on pourrait rattacher le bitume et les schistes bitumineux (près de 500,000 tonnes), dont nous avons déjà parlé (§ 263) et que fournissent surtout les départements de Saône-et-Loire et de \ Allier, et le graphite^ désigné aussi sous le nom de « plombagine » ou « mine de plomb » qui est du carbone à peu près pur. Ce dernier n'est pas un combustible, mais on Tem^ ploie à faire des crayons ; on l'exploite un peu (20 tonnes) dans le dép. des Hautes-Alpes, etc. On peut aussi classer dans cette catégorie le goudron des usines à gaz, qui ont fourni, en 1884, 123,000 tonnes de cette matière.

Dès le commencement du xiv» siècle, on employait du charbon de terre à la Rnche-Molih^e (Loire) ; mais Tusage n a commencé à s'en répandre qu'après la découverte de la houille à Fresnes (1726) et à Anzin (1734) par le vicomte des Audrouins.

On comptait en France au 1*' janvier 1886, 639 concessions, formant une superficie de 5,686 kil. c. et réparties en 71 bassins disposés en six groupes, dont deux seulement (Nord et Centre) ont une grande importance. Sur ce nombre, 297 mines étaient exploitées (voir pour la production fig. n® 160 et pour la consommation par département, le tableau de statistique p. 197).

1* Le groupe du Nord. — Dans la dépression qui s'étend de Test à l'ouest au pied du plateau de l'Ardenne, des bords de la Roër jusque vers Liège, puis dans la vallée de la Sambre et de l'Escaut, se trouve une longue bande de terrain houiller qui constitue un des plus riches gisements du globe. La France n'en possède que l'extrémité occidentale, mesurant 1 ,040 kil. carrés et

divisée en 38 concessions (1). On la désigne sous le nom de bassin de Valenciennea ou bassin du Nord, et on distingue souvent le

Fig. 159. — L« bassin da Nord dans sa partie orieotalo (coupe da sud an nord).

bassin du Nord proprement dit et le bassin du Pas-de-Calais, (10,373,000 tonnes en 1886 et environ 12,300,000 en 1888 pour les

Fig. 160. — Carte de la prodoetion des bassins honillers.

deux bassins ayant occupé 45,000 ouvriers et ayant une valeur de 102 millions). Le terrain houiller, fortement comprimé par les sou-

(1) Plusieurs sont réunies entre les mains d'une môme compagnie. Il n'y a que 25 compagnies, dont les principales étaient, à peu près par ordre d'importance il y a quelques années : Amin, LenSy Aniche, VicoigoCj Nœux, CourrûreSf Marie*, Douchy, VEscarpelle, BuUy-Grenay, Bruay.

lévemeots ultérieurs des terrains voisins, s'est contracté dans sa cuvette rendue plus étroite, et les couches de houille se sont plissées en zigzags (la figure n^ 159 représente ces couches non loin de leur entrée en France : 1, désigne la cuvette ou roche encaissante sur laquelle repose le terrain houiller ; â, le terrain houiller avec les couches de houille ; 3, le terrain mort ou terrain supérieur). Les couches pénètrent en France près de Condé, Fresnes et Sebourg; elles suivent jusqu'au delà de Fléehinelle^ au sud d'Aire, une direction générale de Test-nord-est à Touest-sud-ouest, sur une largeur moyenne de 10 kil., entre Saint-Amand, Harchiennes, Ràches, Wahagnies,Béthune, au nord, etFamars, Bouchain, Brebières,Douai, Houdain, au sud. Mais ces couches, qui sont presque à fleur de terre à leur entrée en France, s'enfoncent de plus en plus, ài mesure que l'on avance vers l'ouest. Aussi, pendant longtemps (1731-183S), n'a-t-on exploité le charbon que dans le voisinage de la frontière, à Ansin, qui est encore aujourd'hui une des exploitations principales du bassin (2,284,000 tonnes). Depuis 1832, on a découvert ou agremdi les mines de Denain et d'Aniche, où la houille se trouve à une profondeur de 150 mètres; ensuite on s'est avancé jusqu'à Douai et Wahagniesy et, de 1847 h 1855, on a découvert à Lens, k Nœux^ à MarleSy k Courrièresj etc., puis, de 1855 k 1864, k Aucky, k Cauchie-à-la-Tow, k Fléekinelk^ des gisements considérables qui paraissent se prolonger, malgré quelques solutions de continuité, k travers le département du Pas-de-Calais jusque dans le Boulonnais. Le Pas-de-Calais, qui ne produisait presque rien en 1850, n'a cessé d'augmenter sa production qui, en 1886, était presque double de celle du dép. du Nord (64 millions de tonnes dans le Pas-de-Calais et 39 dans celui du Nord). Dans le Boulonnais même, au milieu d'un affleurement du terrain houiller, entre des couches jurassiques, est le petit bassin de Hardingkem, qui a produit plus de 58,000 tonnes en 1881, mais qui n'était pas exploité depuis 1886. Le bassin de Yalenciennes, qui s'étend ainsi sur les deux dép. du Nord et du Pas-de-Calais, est le premier de France dans l'ordre d'importance (fig. 160); il a fourni plus de la moitié de notre production nationale et alimente nos usines du nord et de l'ouest jusqu'à la Loire et même par delà. Au sud de ce bassin commencent les terrains crétacés, qui ont fourni un peu de lignite dans V Aisne; puis les terrains tertiaires qui sont riches en tourbe^ dans les départements du Pas-de-Calais, de Y Aisne et de la Somme (toute la vallée de la Somme), de VOise {marais de PontSainte-Maxence), de Seine-et-Oise (marais de V Essonne et de la Juina) et de la Marne.

2"^ Le groupe de TEst était un des plus importants de laFrance, il est situé au sud-est des terrains de transition du Hunsriick, qui lui-même ne forme pour ainsi dire qu'un seul massif avec TArdenne (§ 24). De même que le bassin du Nord longe le flanc nord-ouest de ce massif, de même le bassin de la San^ en longe le flanc méridional et s'étend jusque dans la vallée du Glan et de la Nahe. Le traité du 20 novembre 1815 nous avait privés de la plus grande partie de ce bassin; celui de Francfort (1871) nous a enlevé le reste, c'est-à-dire un revenu annuel de 2 millions et demi de tonnes. Nous ne possédons plus au pied des grés vosgiens que le petit bassin de Non^oy (Vosges) (600 tonnes de lignite), et, dans la Haute-Saône, le bassin plus important de Ronchamp (167,000 tonnes de houille) et de Gouhenans (18,000 tonnes de lignite en 1886 et 8,600 en 1888), dont le combustible alimente encore quelque peu, concurremment avec celui de la Sarre, les fabriques de Mulhouse. La Haute-Saône possède encore quelques autres bassins. Dans l'Ain est le petit bassin de lignite de Douvres (n'a rien produit en 1886). Le département du DoiAs^ qui renferme aussi de la houille, donne de la tourbe^ ainsi que ceux des Vosges^ la Haute-Saône et du Jura, d"" Le groupe du Centre comprend l'ensemble des bassins situés au pied des terrains primaires du Massif central et du Morvan, et disposés les uns dans des replis intérieurs du massif, les autres autour de lui en manière de chapelet et de ceinture.

Les bassins du Mot^an constituent dans ce groupe un sous-groupe particulier.

Le bassin d'Ëpinac est nommé aussi bassin d'Au/un, parce que les couches du terrain carbonifère s'étendent dans la vallée de TArroux jusque par delà Autun ; mais, de ce côté, la houille paraît enfouie à de très grandes profondeurs. Les couches supérieures n'existent et ne sont exploitées qu'à Épinac et Aubi^y-lorRonce (99,000 tonnes). Le bassin de Blanxy et Utèn du Creu3ot"(pttito chaptai). du Crousot (Saônc-el-Loire) s'allonge, du nord-est au sud-ouest, entre deux bordures granitiques dans la dépression où coulent d'un côté la Dheune, de l'autre l'Arroux et la Bourbince (voir fig. n** 161); le terrain carbonifère y apparaît sur plusieurs points, par bandes parallèles diversement déjetées, et se retrouve peut-être dans l'intervalle sous les épaisseurs du trias; on exploite la houille

xSssâi.'

Fig. 161. — Coupe Terticale da

(1,111,000 tonnes en 1886 et environ 1,126,000 en 1888), à Blanzy et au Creusot où les couches sont relevées perpendiculairement entre la roche encaissante et le terrain mort (fig. 161), à Montceath les-Mines, à Montchaniny dans le petit bassin de Sincey (Gôte-d'Or) (9,300 tonnes) et de Forges (4,300 tonnes). Le bassin de Blanzy et du Creusot fournit de la houille à la Haute-Bourgogne, à la Franche-Comté et à toute la vallée de la Loire. Le petit bassin de Sincey coupe les vallées du Serein et du Cousin entre Semur (Côle-d'Or) et Avallon. Le bassin de Decize (190,000 tonnes) est situé dans la Nièvre au nord de cette ville et du canal du Nivernais, au sud-ouest du Morvan et au centre d'un soulèvement de terrains triasiques. C'est le baron de Montcenis qui a obtenu la première coDcession dans cette région en 1769.

Les autres bassins appartiennent au Massif central proprement dit. Le petit bassin de la Chapelle- som-Dun (Sa6ne-et-Loire) (30,000 tonnes) est situé dans la dépression où coule le Somin, à Textrémité méridionale des granits du CharoUais. Le bassin de Sainte-Foy-VArgentière (33,500 tonnes) occupe à Touest de Lyon uDe partie de la vallée de la Brévenne et est rattaché par Tadmi- Distration au bassin de la Loire.

Le bassin de la Loire, qui mesure environ 260 kil. carrés, est le rival de celui de Valenciennes par Timportance de sa production (2,831,000 tonnes en 1886 et environ 3,300,000 en 1888); mais, depuis 1884, la crise que subit dans cette région Tindustrie métallurgique a réduit Textraction de la houille. Ce bassin approvisionne les départements de la Loire, du Rhône et de TArdèche, et envoie ses houilles jusqu^à

Marseille et à Nice, d une ^^™^^^^^^^^ n

part, et jusqu'à Nantes et à Paris, d'autre part. Le terrain carbonifère, enveloppé de toutes parts par des montagnes granitiques et schisteuses qui, au sud et à Touest, le dominent, offre en surface l'image d'un triangle allongé dans la vallée du Gier et du Furens, ayant le sommet à Givors sur le Rhône et la base appuyée à la Loire entre Firminy et la Fouillouse; cette surface d'environ 180 kil. carrés est accidentée. Ce terrain repose sur une vaste cuvette triangulaire, composée principalement de gneiss au nord, de micaschiste au sud et de granit à l'ouest. Le bassin lui-

Fig. 162. — Le bassin de la Loire dans ta partie orientale (conpe da sud au nord).

même se compose de 25 à 30 couches de houille allernant avec des couches de schistes, de grès et de poudîngues» c*est-à-dire de pierres et de quartiers de rocs qui, àVépoque carbonifère, ont roulé ^u fond de la cuvette ; il donne en général des charbons gras et •collants; la plus forte couche, dite « la grande masse», mesurejusqu à 12 mètres d'épaisseur. Une portion de ces couches seulement a été jusquHci reconnue et exploitée; on estime que les gisements explorés jusqu'à présent renferment de 500 à 600 millions de tonnes de houille. Dans Tétroit bassin de Aive-de-Gier, qui forme toute la portion orientale jusqu'à Saint-Chamond^ le fond de la cuvette est légèrement ondulé, le bord méridional est fortement relevé (voir fig. n^ 162} et les couches supérieures ont en grande partie disparu. Dans la partie centrale et occidentale, dite bassin de Sainte Etienne, on exploite trois étages de couches qui sont toutes d'une formation plus récente que celles de Rive-de-Gier. Dans cette dernière partie, le fond de la cuvette, pressé entre le Pilai soulevé et le mont Crépon, s'est relevé au centre de manière à former une bosse : c'est la montagne d'Aveine, qui est le point de partage des eaux du Rhône et de la Loire, et qui est tout enveloppée d'exploitations houillères.

Les petits bassins de Communay (9,600 tonnes), quoique situés sur la rive gauche du Rhône, et celui des Roannais, près Roanne {2,000 tonnes), appartiennent au même groupe.

U est à remarquer que les bassins de cette partie du Massif central, depuis Autun, sont, à peu près comme les petites vallées des rivières, orientés du sud-ouest au nord-est. DaQS le Yivarais, est le bassin d'Aubenas (30,000 tonnes) ou de

Prades, qui donne de l'anthracite et dont la production a augmenté depuis dix ans. Au pied des terrains primaires des Cévennes proprement dites, est l'important bassin Fig. 163. - Coupe du bw.iii d'AUii, dans la d'AlsIs (1,705,000 tonnes en

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