‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 50 sur 171 · partie de la Grand'Combe (Cbampelauson et · texte numérisé non relu

partie de la Grand'Combe (Cbampelauson et

Saiûte-Barbe). 1886 et cnvirou 1,800,000 en

1888), qui approvisionne toute la région méditerranéenne et qui fait le plus de briquettes agglomérées, mais où l'extraction reste à peu près stationnaire depuis quelques années. Immédiatement au nord d'Alais, au milieu du terrain jurassique, il n'y a que des couches médiocrement productives. C'est au delà de la Grand" Combe que se trouvent les gisements les

plus réguliers et les plus facilement exploitables. (Voir fig. n** 163.) Un promontoire de roches schisteuses divise cette partie supérieure en deux bassins distincts : celui du Gardon avec la Grand* Combe et Portes, et celui de la Cèze avec Bessèges. A Test, au milieu du terrain crétacé, ce bassin est flanqué du petit bassin houiller de Celas et de Barjac (2,800 tonnes), et des lignites de Banc- Rouge ^ d'Orange, de Bagnols et de Vagnas (ensemble 17,000 tonnes).

Au sud-ouest, une éruption porphyrique parait avoir élevé à la surface du sol quelques fragments de terrain houiller, qui constituent le petit bassin du Vigan (3,900 tonnes) et de Trévezel, et qui se prolongent à travers le terrain des Causses, par divers dépôts de lignite, jusqu'à Millau (4,400 tonnes).

Dans l'Hérault se trouvent, encaissés dans les schistes du terrain de transition, sur le flanc des Gévennes, le bassin de Graissessac (i<9,000 tonnes), orienté de Touest à Test comme les vallons de la contrée et le petit bassin de Montoulieu, au nord de Montpellier. Au sud, au milieu de collines dévoniennes, le petit bassin houiller de Roujan est une dépendance de Graissessac ; c'est là aussi que senties dépôts de lignite de la Caunette (environ 1,780 tonnes).

Sur le flanc oriental du Massif central, dans le département du Tarn, on rencontre le bassin de Carmaux (317,000 tonnes), placé à la limite des terrains primaires et des terrains tertiaires ; plus au nord, dans l'Aveyron, le bassin d'Aubin (642,000 tonnes), siiué dans la vallée du Lot et dans quelques petites vallées secondaires, renfermant des couches épaisses, surtout dans Tétage supérieur, du côté de Decazeville, moins puissantes dans Tétage inférieur qu on exploite, dans le même département, à Campagnac et à Cransac; des failles, devenues des ravins où coulent les rivières, divisent ces couches. Le petit bassin de Saint-Perdoux (3,500 tonnes) est tout voisin. A Test du bassin d*Aubin, dans l'intérieur du massif et sur la limite des granits et des Causses de TAveyron, sont les gisements désignés sous le nom de bassin de Rodez (14,600 tonnes). Au nord-ouest d'Aubin, dans le département de la Corrèze, à Argenlat, Cublae, Meymac, et, dans la Dordogne, à Terrasson et au Loriin (ensemble 875 tonnes), etc., à Simeyrols, à la Chapelle-Péchaud (1,200 tonnes), entre la région des granits et celle des schistes, est une vaste étendue de terrain carbonifère ; mais on en tire peu de houille (environ 5,000 tonnes).

Sur le flanc septentrional, Bostmoreau, au nord de Bourganeuf, donne 8,000 tonnes; Ahun, dans la vallée de la Creuse en fournit, B.yec Lavaveix'les-Mines, 138,000. Dans TAllier, une suite de bassins

Fig. 164.

Coupe de Im grande couche de Commentrjr.

inégaux en richesse s'échelonnent de Monlluçon jusque vers Moulins, sur le flanc septentrional du promontoire de granit qui, sous le nom de « collines du Combrailles », termine de ce côté le Massif

central. Le plus important est celui de Commentry, situé dans la vallée supérieure de rOEil, affluent du Cher; la couche de houille, épaisse et régulière (voir flg. n* 164), a donné en 1886 k Commentry et à Doyet 730,000 tonnes ; le bassin de Buxière-la-Grue, dans TAllier (15,000 tonnes), ceux de Fins et de Noyant (Allier), aujourd'hui épuisés, en sont des dépendances. La houille de Commentry approvisionne une grande partie du bassin de la Loire et se vend jusqu'à Paris. A Test du dép. et à l'extrémité d'un autre promontoire du Massif central, formé par les monts de la Madeleine, est le bassin de Sert (42,000 tonnes).

L'intérieur du Massif central a aussi ses gisements de combustible minéral, qui ont été autrefois des lacs ou des tourbières. Dans la dépression où coulent la Double, la Sioule et la Dordogne, sur le flanc méridional des collines du Combrailles, dans le dép. du Puy-de-Dôme, est le bassin de Saint-Ëloi (139,600 tonnes); puis viennent celui de Bourg-Lastic et dans le Cantal celui de Ckampagnac (ensemble 60,700 tonnes) qui est en progrès ; plus à l'ouest, celui de Meymacdéjèi mentionné, et en remontant la vallée de l'Allier, au pied des terrains anciens qui encadrent la Limagne, au nord et au sud de Brioude, ceux de Brassac (260,000 tonnes) et de Langeac (10,800 tonnes); sur le flanc de la plaine du Forez est le bassin de Roanne (3,300 tonnes).

En dehors des groupes del'Ardenne et du Massif central, la France ne possède que des bassins peu productifs.

4*" Le groupe des Alpes se compose de bassins d'anthracite, disséminés çà et là et datant de la période carbonifère, et de dépôts de lignite, beaucoup plus récents : le lignite de la Tour-du-Pin (1,300 tonnes), celui à'Entrevemes en Savoie (non exploité en 1886)» celui de iïaw/e/'tt?es(Drôme), de Coupeau (1,800 tonnes), du Drac ou plus exactement de la Mure (116,000 tonnes), celui d'Oisans et du Graisivaudan (600 tonnes) ; ceux de Briançon, de la Maurienne et de la Tarentaise {ensemble 16,700 tonnes) ; dans les Alpes calcaires

de Provence, les lîgnites de Fnyean, près d'Aix, qui s'étendent des Bouches-du-Rh6ne jusque dans leVar et qui ont donné, en 1886, 3S8,00O tonnes, ceux de Manosque (25,000 tonnes), de Méihamis dans la Vaucluse (2,400 tonnes), de Montélimar (1,000 tonnes), SOrange (6,800 tonnes), de la Cadière dans le Var (1,800 tonnes), et surtout d'Aix (485,700 tonnes). A Fréjus (60 tonnes), Tanthracile réparait dans les monts des Maures avec les grès bigarrés et les porphyres.

Les plaines du dép. de T/sère (marais de Bourgoin^ de Viztlle, etc.) et des Bouches*du-Rhône(maraû de Fos) contiennent des tourbières. 5" Les petits bassins pyrénéens d'Orignac (Hautes-Pyrénées) SIbantelly (Basses Pyrénées), de Durban et Segure (Aude) n'ont pas été exploités en 1886 ; celui d*Estavar (Pyrénées-Orientales) a donné 1,900 tonnes de lignite.

6*" Le groupe de rOnest est situé au pied des granits de la Yendée et du Maine et près des terrains de transition du Gotentîn. 11 renferme, dans la Vendée, Vouvant et Ckantonnay (33,000 tonnes) et Saint-Laurs (50,000 tonnes), au sud du massif vendéen; au nord du même massif, dans la Loire-Inférieure et Maine-et-Loire, le bassin de la Basse-Loire (47,700 tonnes), dont les gisements forment une très longue ligne, fortement plissée en V, traversant obliquement le Qeuve et ayant pour principale mine celle de Nort; au sud des granits du Maine, le bassin du Maine (86,500 tonnes), dont les gisements s'étendent de Textrémité occidentale de la Mayennejusqueprès du Mans, et donnent de ranthracite(5aft/é, etc.). Le bassin de Saint -Pierre-la-Cour (Mayenne), à l'ouest de Laval, et, au nord-est des terrains de transition du Cotentin, le petit bassin houiller du Cotentin, à Littry (Calvados) et au Plessis (Manche ) , n ont pas été exploités en 1886.

La tourbe est abondante dans les alluvions du département de la Loire-Inférieure [marais de Montoire^ de Y/Srdre, de la Grande- Brière, etc.); elle se trouve aussi dans les Charentes.

275. lie mlMeni de fer. — Comme la plupart des métaux, le fer se trouve dans la terre, d'une part, mêlé à des matières ter* reuses, ou « gangues », dont on le débarrasse par des moyens mécaniques, broyages et lavages ; d'autre part, combiné avec diverses substances, le plus souvent à l'état d'oxyde ou de carbonate et constituant le minerai proprement dit. On extrait le fer de son minerai par l'action du feu.

Dans les terrains pnmitifs ou montagneux, le minerai existe quelquefois en filons ou en amas irréguliers; il y est k l'état d'oxy-

212 tA FRANGE.

des, dits fer magnétique, fer oligiste, hématite rouge et brune (environ 260,000 tonnes d'hématite et fer oligiste extraites en 1888). Le premier, abondant en Suède, n*est pour ainsi dire pas exploité en France; on rencontre les autres variétés dans les Vosges et surtout dans les Pyrénées, dont Thématite brune manganésifère constitue le principal minerai.

Le minerai en couches ^ c*est-à-dire disposé comme le sont tous les terrains stratifiés, est beaucoup plus fréquent dans les exploitations françaises. On le trouve tantôt à Tétat de fer carbonate, dans les terrains houillers et de transition, comme ceux du dép. de Vlsère^ mais il est rare en France sous cette forme ; tantôt à Tétat d'oxyde de fer hydraté, dit aussi fer oxydé hydraté, ou minerai hydroxydé oolithique. Ce dernier est très abondant dans les terrains jurassiques et crétacés, comme ceux du Creusot, de la Franche-Comté, de la Lorraine, de YArdéche, de VAveyron, Il fournissait, en 1886, près des quatre cinquièmes du minerai français.

Le minerai d^alluvion, très estimé, se rencontre dans les terrains tertiaires. Il est très abondant en France, principalement dans YArdenne, la Champagne, la Bourgogne, la Franche-Comté, le Berri, le Poitou^ le Périgord, dans le dép. des Landes, et forme de puissantés couches qui atteignent jusqu'à 30 mètres d'épaisseur. Il se trouve soit en rognons, soit en petits grains sphéroïdaux, d'une couleur jaunÀlre, gros comme des pois; on le désigne sous le nom de minerai en grains ou pisolithique.

L'extraction du minerai brut s'est élevée jusqu*à 4,600,000 tonnes en 1856; elle était en moyenne de 3,500,000 par an avant la perte du dép. de la Moselle. Elle est tombée à 2,781,000 en 1872 et, après être remontée à 3,467,000 en 1882, elle est descendue d'année en année jusqu'à 2,285,000 en 1886. A cette production l'importation ajouta, en 1886, 1,159,800 tonnes, dont 811,000 d'Algérie; mais 104,000 tonnes ayant été exportées, la consommation de 1886 a été de 3,341,008 tonnes.

Les mines et minières de fer concédées en 1886 étaient au nombre de 307 et celui des exploitations de 172(61 mines et 111 minières), occupant une étendue totale de 1,200 kil. carrés.

Elles forment onze groupes :

1* Celui du Nord produit peu de minerai, lequel se trouve dans les terrains accidentés de l'est (Maubeuge et Trélon) et dans les minières du Boulonnais (Pas-de-Calais) ; ces dernières ont produit par an plus de 100,000 tonnes de fer hydroxydé il y a une dizaine d'années ; mais, en 1886, l'exploitation était presque nulle.

^ Celui de la Champagne et de la Bourgogne est plus riche ; il comprend les gisements des Ardennes^ celui qui occupe tout le sous-sol de Y arrondissement de Wassy et qui a donné 106,000 tonnes de minerai oolithique en 1886, en y comprenant la production d'une autre bande de terrain métallifère dont Ckâtillon-sur-Seine et Langres sont les centres.

3" Celui du nord-est, ou de la Lorraine et des Vosges, s'était considérablement enrichi de 1850 h 1870; le dép. de la Moselle rendait, en 1869, un million de tonnes; celui de la Meurthe, 430,000. Quoique ces richesses nous aient été en grande partie enlevées par la guerre de 1870-71, le dép. de Menrthe-et-Moselle, dans lequel on trouve principalement du minerai oolithique en roche, occupe encore de beaucoup le premier rang (1,713,000 tonnes en 1886) avec les exploitations des environs de Longwy, de Nancy, etc. Nous avons perdu Ottange, Bayange, Moyeuvre; Framont, autrefois célèbre par son fer oligiste, etc.

4*» Celui de Y est ou de Franche-Comté qui s'étend sur trois départements et dont les exploitations avaient lieu dans les environs de Vesoul, de Besançon, à Fraisans dans le Jura, à Champagnole, ne produisait presque plus rien en 1886.

5* Celui du centre comprend un très grand nombre de dépôts de minerais en roche situés pour la plupart dans les terrains jurassiques de Saône-et-Loire (70,500 tonnes en 1886), entre les plateaux du Jura, le Massif central et le Morvan ; Mazenay et Change alimentent en partie le Creuset.

6*> Celui du Berri et du Poitou se compose de dépôts s'étendant sur un vaste espace au nord-ouest et au sud-ouest de Bourges, et exploités à la THmouille ( Vienne), à Brives {Indre), h Mehun [Cher), k Azy-k' Vif [Nièvre) y etc. ; il comprend le Cher, un des dép. les plus riches en minerai en grains (101,000 1. en 1881 et 127,000 en 1886). 7« Celui du sud-est est composé, d'une part, des minerais des Alpes (fer spathique], qui ne sont pas très abondants, mais qui, dans Ylsère (318,000 tonnes de minerai spathique), à Allevard, à Tiiille, sont de qualité supérieure; d'autre part, des minerais des Cévennes méridionales et du Vivarais.

Pnvas et la Voulte (Ardèche), qui rendaient 197,000 tonnes en 1881 et 69,000 en 1886, possèdent les seuls gisements de fer oligiste aujourd'hui exploités en France. Le dép. du Gai^d a fourni en 1887, 59,000 tonnes de minerai hydroxydé.

8* Celui des Pyrénées renferme des mines d'hématite brune manganésifère, situées dans les Pyrénées- Orientales (47,000 tonnes) et

dans YAriège (18,700 tonnes); elles ne sont pas abondantes, mais le minerai y est plus riche en fer qu'aucun autre de France ; la plus importante est celle de Vic-I)e$sos (à Rancié\ puis celles du Canigou {Valmanya, etc.).

9** Celui du sud-ouest est formé des minerais d*alluvion du dép. des Landes (700 tonnes), exploités k Labouheyre (Landes), du Lot (20,000 tonnes) et de Lot-et-Garonne (50,000 tonnes), etc.

10" Celui du Bouergue et du Périgord donne le bon fer carbonate des houillères à^Aubin^ de Jumilhac (Dordogne) et s'étend jusque dans le dép. de la Charente aux Adjots^ etc.

11** Celui du nord-ouest comprend les minerais disséminés à lest de la Bretagne, dans les terrains de transition du Maine ei du Perche, k Pouancé (Maine-et-Loire), k Orthe (Mayenne), autour de Laigle (Orne), dans le Calvados (28,000 tonnes) où Ton exploite Thématite rouge, et jusque dans TEure.

276. liafoBte, le fer et l'aeler. — L'action du feu sépare le fer des substances avec lesquelles il est combiné.

Quand on traite un minerai très riche, comme Thématite brune manganésifère, on peut convertir directement le minerai en fer dans de petits foyers ayant environ un mètre de hauteur. On y place le minerai concassé, qu'on entoure de charbon de bois et au milieu duquel un tuyau étroit insuffle l'air chassé par une chute d'eau; puis on soumet la masse ainsi obtenue à une seconde chauffe ; c'est la « méthode catalane » ou corse, abandonnée aujourd'hui, sauf peut-être sur quelques points des Pyrénées et de la Cotse (il ne restait déjà plus que 20 fours en 1872 et en 1886, la production n'a été que de 242 tonnes). Elle peut donner par chaque opération, qui dure environ six heures, plus d'un demiquintal de bon fer; elle exige peu de frais d'installation, mais beaucoup de bois et un excellent minerai.

Le plus souvent, on traite le minerai de manière à obtenir d'abord de la fonte. On se sert k cet effet d'un haut fourneau^ vaste construction, d'une hauteur de 15 mètres et plus, dont la partie inférieure, garnie de briques très réfractaires, présente la forme de deux cônes tronqués et assemblés parleur base (fig. 165). Par l'orifice supérieur ou gueulard a, on verse des couches alternatives de combustible (bois ou coke), de minerai et de fondant, qui séchauffent, descendent peu k peu à mesure que le combustible se consume, et sont soumis k l'action d'une température de plus en plus élevée. Le minerai qui est entré en fusion tombe, en vertu de sa densité, dans la partie inférieure, nommée l'ouvrage f, puis

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dans le creuset gl, d*où il jaillit comme une fontaine de feu quand on ouvre l'embrasure. Pour ces réactions chimiques, l'oxygène est nécessaire; on l'introduit, à Taide d'une machine soufflante, par des tuyères m (la coupe de la ligure n'en laisse voir qu'une), en ayant presque toujours le soin de le chauffer avec un appareil BG qui utilise les gaz de la partie supérieure du haut fourneau. Un haut fourneau donne aujourd'hui plus de 12 tonnes par jour, et peut rester allumé plusieurs années de suite sansinterruptionde journi de nuit. La fonte est composée de fer et de carbone qui, au moment de

Fig. 163. — Coupe d'un haut fourrneau (hauteur 15 mètres).

la fusion dans le haut fourneau s'unit au fer dans la proportion de 3 pour 100 en moyenne. Il y a plusieurs espèces de fonte, suivant la nature du combustible employé : fonte au charbon de bois, de qualité supérieure, mais dont la production est aujourd'hui très minime (12,000 tonnes en 1886, produites par 16 hauts fourneaux), fmte aux deux combustibles, qui est encore moins importante (4 hauts fourneaux et 8,000 tonnes), fonte au coke qui, étant moins coûteuse que les précédentes et possédant, grâce à des perfectionnements successifs, presque la qualité de la fonte au bois, est à peu près la seule fabriquée aujourd'hui (88 hauts fourneaux et 1,497,000 tonnes). Sous le rapport de la qualité, on distingue la

fonte blanche, plus carburée, très dure et très cassante, et la fonte grise, grenue et plus malléable. Sous le rapport de l'emploi qu'on en fait, on distingue : 1® la fonte brute destinée à être fondue de nouveau (120,100 tonnes en 1886, valant en moyenne 52 francs la tonne); 2^ la fonte brute pour moulage en deuxième fusion (248,000 tonnes, valant 53 francs la tonne) ; S*" la fonte moulée en première fusion (68,000 tonnes valant 110 francs la tonne).

Convertir la fonte en /*er, c'est lui enlever tout ou presque tout son carbone, résultat qu'on obtient soit en fondant de nouveau les lingots, soit en les réduisant à Tétat pÀteux et en brûlant le carbone à l'aide de l'oxygène de l'air porté à une très haute température. Cette opération se fait quelquefois encore au charbon de bois (19,000 tonnes en 1886) dans les foyers d'affînerie, plus souvent au coke dans les fours à puddler (638,000 tonnes). Sur la sole de ces fours on place soit de la fonte qui est léchée par la flamme sans être en contact avec la houille, qui la carburerait de nouveau, soit de vieux fers et riblons que l'on fond à demi en les rechauffant (110,000 tonnes). La masse incandescente et spongieuse, ou « loupe», est à plusieurs reprises, pendant ces opérations, cinglée, c'est-à-dire battue par de lourds marteaux qui la débarrassent de ses impuretés.

Après l'opération, le fer, plusieurs fois réchauffé, est ébauché, puis martelé en bandes à section rectangulaire, ou laminé en tôle, ou fendu en longues bandes étroites, ou étiré en fil. Souvent, durant ces diverses préparations, il est corroyé, c'est-à-dire formé de plusieurs bandes ou plaques que le marteau ouïes cylindres soudent ensemble à chaud : ce qui le rend plus « nerveux ». C'est ainsi qu'il est livré par les forges au commerce, qui en distingue, à son tour, selon la qualité, plusieurs espèces : les fers forts^ durs ou doux, qui ont le grain fin, le nerf long, la cassure d'un gris clair, mat, et qui sont les plus tenaces et les plus estimés ; les fers tendres, à la cassure brillante, qui se travaillent aisément à chaud, mais qui n'ont pas de nerf et sont très cassants à froid ; les fers rouverinSy qui, plus tenaces que les précédents, sont cassants à chaud et se travaillent difCciiement.

A cette liste il convient d'ajouter le fer-blanc, qui est de la tèle étamée.

Avec la fonte ou le fer, on fait de l'acier, qui diffère de la fonte en ce que le carbone est uni au fer en proportion moindre (2 1/2 environ p. 100). Dans les départements de la Nièvre, de la Saooiz et de VIsèrej on fait de Vacier de forge (9,900 tonnes en 1886), qui est à la fois le plus tenace et le plus élastique, avec de la foute

au bois que Ton décarbure partiellement dans des foyers chauffés au charbon de bois. On obtient en plus grande quantité Vacier fmdUf qui est de qualité secondaire, en traitant certaines fontes dans des fours chauffés à la houille et dits fours à puddler ; on fabrique surtout aujourd'hui en quantité très considérable Vacier Bessemer (900,000 tonnes) dans les cornues Bessemer ou Thomas Gilchrist et ïaeier Siemens-Martin (101,000 tonnes) dans les fours Siemens* Martin, acier à bon marché, au moyen de deux opérations in* verses, dont Tune consiste à brûler tout le carbone en projetant sur la fonte en fusion une masse d air chaud ; Tautre, à rendre à la matière bouillante la quantité convenable de carbone. Depuis une quinzaine d'années l'acier Bessemer ou Siemens-Martin se substiloe au fer dans les rails de chemin de fer. Avec le fer, on obtient l'acier de cémentation (1,500 tonnes), acier médiocre, en faisant chauffer pendant plusieurs jours, dans des fours spéciaux, des barres de bon fefr enveloppées de poussière de charbon, c'est-àdire en les carburant. Pour améliorer la qualité de cet acier, on peut ou le corroyer ou le fondre au creuset, pour obtenir de Yacier fondu (6,400 tonnes). On obtient aussi de l'acier par le réchauffage de vieil acier (8,300 tonnes). En chauffant l'acier au rouge et en le refroidissant brusquement dans l'eau, on obtient ïaeier trempé qui, à cause de son extrême dureté, est employé surtout à fabriquer des outils.

D'une manière générale, on peut dire que la production de la fonte, du fer et de l'acier est en progrès ; l'industrie métallurgique est intimement liée elle-même au perfectionnement de la science chimique. La France, avec 2,285,000 tonnes de minerai provenant de ses mines et 1 million environ de tonnes de minerai importé, a fabriqué, en 1886, 1,517,000 et, en 1888, environ 1,688,000 tonnes de fonte, dont presque les deux tiers sont convertis en fer (767,000 tonnes en 1886 et environ 833,000 en 1888 dont 538 seulement en rails, 722,000 en fers marchands et spéciaux, 109,000 en tôles et en acier). La fabrication de Yacief% dont les principales usines sont situées dans les dép. de la Loire, de VHérault, de r/jCT'e, de la Nièvre et de Meurthe^t-Moselle, a atteint, en 1886, 447,000 tonnes et 525,000 en 1888 dont 175,000 en rails, 264,000 en aciers marchands et 86,000 en tôles (voir les tableaux de statistique p. 197, pour la production totale du fer depuis 1802 et pour la production par déparlement).

Cependant la production de la fonte s'était élevée à 2,069,000 t. en 1883, celle du fer à 1,073,000 t. en 1882 et celle de l'acier k

521,000 t. eD 4884; depuis quelques années rinduslrie mélallurgique languit et soufFre : durant Tannée 1885, 18 usines possédant des hauts fourneaux se sont fermées, et le nombre des hauts fourneaux en activité est tombé de 132 à 108.

Les quatre cinquièmes de Tacier Bessemer sont employés en rails dont le prix n*excède pas 136 francs la tonne (en 1886) ; comme ce prix est le même que celui des rails en fer puddlé (135 francs la tonne), cl que Tacier a beaucoup plus de durée, on ne fabrique plus guère que des rails en acier (254,000 tonnes en acier et 1000 tonnes en fer en 1886). Les tôles de fer, à la même époque, valaient en moyenne 225 fr. la tonne, et celles d acier 291 fr. La valeur de la production était estimée, par la statistique de Tindustrie minérale, à 81 millions pour la fonte, à 118 pour le fer, à 103 pour l'acier : sommes qui ne peuvent pas être additionnées parce que la première sert en partie de matière première aux autres. Nous pouvons néanmoins, comme terme- de comparaison, dire que le total ferait 304 millions en 1886, tandis qu'il selail élevé à 561 en 1882, année qui est restée jusqu'à présent celle du maximum.

La France exporte des machines, ouvrages en fer, rails, etc., plus qu'elle n'en importe; mais elle importe beaucoup plus de fonle brute qu'elle n'en exporte. Depuis 1882, les importations de fonte et de fer, qui avaient augmenté, ont diminué, le tarif des douanes étant plus élevé et la consommation moindre; l'exportation est restée à peu près stationnaire. La balance, en 1886, donnait un excédent de 23,000 tonnes à l'exportation.

277. Ijesh»ttU fourneaux et les foiyes. — L'emplacement de^ carrières et des mines est nécessairement fixé par la nature; celui des hauts fourneaux et des forges est choisi par Thomme. Mais il est certain, lorsqu'il s'agit d'une production dont les matériaux sont si encombrants, que l'industriel s'appliquera à établir son usine à proximité de la matière première ; c'est une règle dont il ne s'écarterait pas sans péril. Là. où le minerai et le combustible sont réunis sur un même points pas de doute : il y a un haut fourneau. Là où l'un ne rencontre qu'un des deux éléments, la difficulté commence. Par une heureuse coïncidence, dans le bassin de la Seine, la majeure partie de nos mines de fer sont situées dans le terrain jurassique, non loin, en général, des terrains houillers, et non loin des forêt."? qui forment, comme les mines, un demi-cercle autour de ce bassin.

Pour les hauts fourneaux et les forges, les groupes sont à peu près les mêmes que pour le minerai et la houille, bien que les

conditions de vîabililé et de Cabrication tendent quelquefois à modifier ce classement (fig. 166).

1® Le groupe du nord, possédant en abondance le charbon de terre, ne produit que des fers au coke ; le dép. du Nord occupe aujourd'hui le premier rang; mais il est obligé de tirer de loin la plus grande partie de ses minerais. Lille, dont les faubourgs, Fives, MoulinSy Wazemmes, et les communes environnantes, Marquette, etc., possèdent des usines, est un des principaux centres de Tindustrie du fer et de la tôle. Le bassin de Valenciennes est un centre plus important encore de fabrication du

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Fig. 16d. — Carte de la production de la fonte.

fer; à côté des grandes compagnies d'Anzin et de Denain et des fonderies de Vouai, on y trouve les communes industrielles de Tritky jRaismes, Quiévrechain, Crespin, etc. L'arrond. d'Avesnes, à l'extrémité orientale du dép., forme un troisième sous-groupe dans lequel on remarque JUaubeuge, Fournies, Hautmont, Tré- Ion, etc. Les 25 usines à fer du dép. du Nord avaient, en 1886, une force de 25,451 chevaux et ont produit 191.000 tonnes de fonte, 289,000 de fer, 70,000 tonnes d'acier (231 ,000 1. , 303,000 1. et 95,000 1. en 1888).

Ce groupe, qui comprend aussi le Pas-de-Calais (usines de A/crr-

quise, etc.)» donnait près de 339,000 tonnes de fonte en 1883, et 88,000 seulement en i886.

On peut prolonger le domaine de ce groupe jusqu à Paris, parce que ce sont les houilles du nord qui alimentent toute cette région; ainsi s'y trouvent compris Timportanle usine de Montataire dans ïOise (2 usines avec 3,060 chevaux-vapeur, 19,000 tonnes de fer et 1,500 d acier) et le dép. de la Seine {Saint-Denis, Athis, hry, Paris), qui possédait 8 usines en 1886 et qui occupe le premier rang pour la fonte moulée de deuxième et de troisième fusion. On désigne aussi ce sous-groupe sous le nom de bassin de Paris.

2"* Le groupe de la Champagne se divise en deux parties : le groupe des Ardennes(18 usines avec 3,288 chevaux vapeur dans le dép. des Ardennes, dont Charleville est le centre, et qui renferme les forges et hauts fourneaux de Carignan, de Flize^ de Monihermé, de Signy-le-Petit, etc. ; le groupe de la Haute-Marne (21 usines avec 4,000 chevaux-vapeur dans le dép. de la Haute- Marne et 88,000 tonnes de fer en 1888), dont les forges et hauts fourneaux sont construits sur le massif de minerai de Varrondissement de Vassy, et qui s'étend jusque sur le dép. de la Meuse, à Dam" marie, Tusey, Abbainville; dans la Haute-Marne, on trouve Saint- Dizier, Eurville, Wassy, Poissons, Thonnance; plus loin, comme dernier groupe, le Val d*Osne et Sommevoire qui se sont distingués par leurs fontes artistiques ; puis encore Donjeux, Joinville, etc. Ce groupe, qui a longtemps traité le minerai de fer au bois, a souffert, surtout de 1860 à 1869, de la concurrence de la houille.

A ce groupe on peut rattacher les forges de Châtillon-sur-Sme, d^Ancy-le-Franc (Yonne), de Cussey (Côte-d'Or),et les hauts fourneaux de MQison-Neuve,h Précy-sous-ThilijLA.), sous-groupe en décadence.

3^ Le groupe du nord-est comprend la Lorraine, Celte région avait fait de grands progrès dans la période 1850-1870, et le dép. de la Moselle (forges d'Ottange, de Hombourg, de Styring- Wtndel, à'Bayange et Moyeuvre, d'Af^s-sur-Mosellé) était au premier rang pour la production de la fonte; il a été presque entièrement enlevé par le traité de 1871 à la France qui ne possède plus que les hauts fourneaux de l'arrond. de Briey, et ceux de FrouarJ, etc. Cependant le dép. de Heurthe-et-Hoselle (22 usines avec 18,433 chevaux-vapeur, 546,000 tonnes de fonte, 38,000 de fer et 37,000 d acier en 1886 et 911,000, 42,000, 38,000 en 1888) occupe le premier rang. Les hauts fourneaux et forges de Tarrond. de Briey {Longwy, etc.), de Pont-à-Mousson, de Frouard, de Nancy {Meurtheet-Moselle) de Commercy et Sienay {Meuse), sont les principaux

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établissements de ce groupe qui traite surtout la fonte au coke.

4*» Le groupe de Test, comprenant Belfort, seul reste de nos fourneaux d* Alsace (nous avons perdu Bitschwiller^ Masselaux.Niederbronn, etc.); et la Franche- Comté, qui fournit les fers aux bois les plus renommés et qui compte, entre autres établissements, Aillevillers (Haute -Saône), Audincourty Vuiliafans, Lods (Doubs); Fraisans, Champagnole (Jura); ils ont souffert de la concurrence que leur font les fers au coke.

S"" Le groupe du centre, étant très ricbe en houille et en minerai| a naturellement beaucoup de hauts fourneaux et de forges : àmilà Nièvre f Fowchambault, NeverSy Impky, />ectze; dans Saôneet-Loire (2 usines avec 7,663 chevaux-vapeur, 75,000 tonnes de fonte, 53,000 de fer et 55,000 d acier eu 1886; 70,000, 71,000 et 48,000 en 1888), qui occupe le troisième rang pour la production de la fonte au coke, le Crensot, le plus important de tous les établissements métallurgiques de France, qui, avec ses 17 hauts fourneaux alignés les uns à la suite des autres, présente la nuit Taspect d'une immense fournaise, produit en grande quantité l'acier, le fer, les machines et qui a atteint en une année jusqu au chiffre de 75 millions d'affaires; dans Y Allier, Commentry, Moniluçon; dans la Loire (24 usines avec 10,776 chevaux-vapeur, 22,000 tonnes de fonte, 37,000 de fer, 45,000 d'acier^ et le Rhôney où Ton fabrique peu de fonte, le minerai faisant défaut, mais où Ton faisait, avant la crise, beaucoup de fer au coke (le chiffre s'élevait à 144,000 tonnes en 1883), partant beaucoup de rails, plus de tôle que dans aucun autre département, la majeure partie des aciers de France, acier puddlé, acier de cémentation et acier de forge; Rive-de-Gier, le centre le plus important de ces diverses fabrications, Saint-Chamondy Sain t-É tienne , Tetre-Noire (Loire); Gkors (Rhône), Firminy^ la fabrique d'acier d'Unieitx, celle de Pont'Salomon (Haute-Loire), etc. Cette région est une de celles qui ont le plus souffert durant ces dernièes années; plusieurs usines, entre autres celle de Terre-Noire (en 1887), ont cessé de travailler.

Ces quatre dép. réunis forment un des groupes les plus importants pour la fonte, le groupe le plus considérable pour le fer, surtout pour Tacier.

6" Le groupe du Berri, que Ton confond quelquefois dans le groupe du Centre, comprend, outre cette province, la Vendée, le Poitou et la Towaine. Les fers du Berri sont renommés, et viennent, en majeure partie, du dép. du Cher, où labondance du minerai a multiplié les fonderies : JÙézlères en Brenne (Indre), qui a fabriqué

les Halles centrales de Paris, Buzançais et Abloux {Indre) ; Tienon, Bourges, Yvoy-le-Pré, Rosières, Mareuil, Bigny, etc. , le Guétin (Cher). Pocé (Indre-et-Loire) est connu par sa fonte artistique.

7"" Le groupe du sud-est comprend trois subdivisions : la région des Alpes, la Corse et la région des Cévennes. La première n*est importante que par les hauts fourneaux et forges de Ylsère, où Ton remarque surtout AUevardj Voiron, Bourg-d'Oisans, Vienne (que l'on peut rattacher aussi au groupe de la Loire) vient, pour la production de Tacier de forge et de l'acier puddlé, immédiatement après le département de la Loire. Marseille a aujourd'hui des hauts fourneaux, des fonderies et des forges importantes où Ton traite principalement, ainsi qu'à la Segne (Var), le minerai de la Sardaigne, de nie d'Elbe et de TAlgérie.

Au nord de la Corse, près de Bastia, sont les hauts fourneaux de TogQy qui emploient le minerai de l'Ile d'Elbe.

La région des Cévennes comprend les hauts fourneaux de YArdèeke, qui est au nombre de nos dép. produisant le plus de fonte au coke, et dont la Voulle est un des principaux établissements; ceux du Gard {'i usines avec 6,092 chevaux-vapeur, 73,000 tonnes de fonte, 14,01)0 de fer, 50,000 d acier), avec les importantes aciéries d'Alais, de Bessèges, etc.

8* Le groupe du sud-ouest comprend les subdivisions des Pyrénées, des Landes et du Périgord. Les Pyrénées, dont le minerai manganésifère, traité par la méthode catalane, rend de très bons fers et aciers, mais en petite quantité, ne possèdent pas de grandes usines ; c'est à Vic-Dessos (Ariège), à Pamiers, à /lia (Pyrénées- Orientales), h Quillan (Aude) que sont les forges les plus importantes.

La région des Landes n'a qu'une importance secondaire ; on y fait de la fonte au bois; Labouheyre, Abesse, Ychoux, etc., en sont les principales usines.

Le PéHgord produisait des fers jadis renommés ; on y trouve encore les usines de Nontron, d'Excidemi, etc.

A ce groupe on peut rattacher les usines de l'Aveyron et du Tarn, quoique celles-ci produisent dans des conditions très différentes : Decazeville, Cransac (Aveyron), l'établissement de Saut-de- Sabo (Tarn) et Toulouse, qui fabriquent des faulx pour tout le Midi.

9* Le groupe du nord-ouest renferme entre autres établissements, les forges de Conches (Eure) et de Pouancé (Maine-et-Loire)r le grand établissement d'Indret appartenant à la marine de l'État et situé dans la Loire-Inférieure qui n'a que deux établissements (avec 4,206 chevaux-vapeur, 24,000 tonnes de fonte, 10,000 de

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fer, 21,000 d'acier) et, en Bretagne, les forges XHennebont^ de Paiinpont, du Vaubianc,

Si Ton envisage sur la carte Tensemble des usines à fer, on remarque qu'elles sont groupées de la façon suivante :

!• Sur toute notre frontière du nord^ s'étend une longue suite d'usines (plus de 250 dans six dép. en 1883), surtout dans le Nord, la. Meuse, et, avant 1871, dans la Meurthe et la Moselle qui formaient notre frontière ; les bassins houiilers de Yalenciennes et de la Sarre et l abondance du minerai ont déterminé dans cette région la création des usines.

2* Une autre zone d'usines s'étend, en arc de cercle^ de la Lorraine jusqu'au Berri; c'est la ceinture de terrains jurassiques, riches en minerai de fer, qui enveloppe le bassin de la Seine et s'étend jusqu'au pied du Massif central \}dLr\di Haute-Marne, Saôneet-Loire, le Cher et Y Allier; les forêts des plateaux jurassiques et les houilles subjacentes au Morvan et au versant septentrional du Massif central servent à réduire ce minerai.

3" Une troisième zone suit la vallée du Rhône, exploitant les minerais du Jura, des Céoennes et des Alpes; elle comprend les dép. du Jura, du Rhône, de V Isère, de la l^ire, de YArdècke et du Gard. Elle employait le charbon des forêts ou la houille du bassin de la Loire et de celui d'Alais.

4* Au sud-ouest du Massif central est un troisième groupe, moins riche en usines, exploitant le minerai du Rouergue, du Périgord et des Landes, avec le charbon des houillères semées sur le flanc occidental du massif et le bois des forêts des Landes.

Les autres usines ne constituent que des groupes très peu importants; elles sont situées principalement dans l'ouest, Maine et Bretagne.

2"^* section.

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