‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 96 sur 171 · III · texte numérisé non relu

III

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Fig. 228. — Commerce de la France avec les pays d'Arrique des c6tes océaniques (1851-1886).

6" Le commerce de la France avec Tensemble de la péninsule Ibérique (1° 95 et 65 millions; 2° 628 et 497 millions; 3«» 620 en 1884 et 668 en 1886) a progressé aussi depuis 1850 jusqu'à 1878 compris, mais moins rapidement que le commerce avec les pays énumérés ci-dessus. A partir de 1879, l'insufOsance des récoltes de vin en France lui a donné un très rapide essor; l'importation, contrairement h ce qui avait lieu avant cette époque, l'emporte de beaucoup sur l'exportation (fig. 223). Le commerce général a dépassé 800 millions en 1886. Dans ce commerce, le Portugal ne figure que pour une petite part (97 millions).

L'Espagne (i<* 91 et 62 millions; 2« 574 et 451 millions; 3' 451 en 1884 et 571 en 1886) exporte en France pour 325 millions, en vins (200 millions), fruits de table, liège, en plomb, safran, huile d'olive, laine et bestiaux, etc., etimporte pour 249 millions, en tissus de laine (33 millions), tissus de soie, mules^ mercerie, horlogerie el orfèvrerie, etc.

Années

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Fig. S29. — Commerce de La France avec lei pay» d'Asie et d'Ocêanie (1827 1886).

7*» Le commerce avec la Russie (1^ 33 et 28 millions ; 2*» 298 et 270 millions ; 3<' 300 en 1882 et 166 en 1885), dont les transports par torre échappent en partie h la douane, s'est élevé (commerce général) jusqu'à 437 millions en 1878 et est tombé à 200 millions en 1886 ; l'importation l'emporte toujours sur l'exportation (fig. 224). La Russie importe en France pour une valeur de 270 millions, en céréales (141 millions), lin, bois commun, des graines oléagineuses, bourre de soie, peaux; elle exporte de France pour une valeur de 28 millions de vins (4 millions), de sucres, de soieries, de lainages de poissons marines, etc.

8° Le commerce avec les États Scandinaves (i<» 19 el 17 millions;

2' 121 el 118 millions; 3"^ 129 en 1882 et 89 en 1886) consistait, en 1886, dans Timportalion (97 millions), en bois (68 millions), graines, fontes, fer, acier, et à Texportation (24 millions), en vins (4 millions), eau-de-vie et liqueurs, café, sucre, etc. (flg. 225).

9® Le commerce avec la Turquie, la Roumanie et la Grèce {i^ 31 et 22 millions ; 2<* 31 1 et 243 millions ; 3' 264 en 1886 et 220 en 1887)

Fig. 230. — Commerce de la France arec Les États-Unis (1827-1886).

consiste à l'importation (212 millions), en fruits secs (58 millions), céréales, soie, laine, tabac, éponges, etc., et à l'exportation (109 millions), en peaux ouvrées, confections, sucre, lainages, cotonnades, etc. (flg. 226).

10« L'Algérie {V 11 et 7 millions ; 2° 300 et 268 millions ; 3« 314 en 1886 et 249 en 1884) et la Tunisie (33 millions en 1887) ont fait avec la France un commerce général de 335 millions en 1887; ces deux pays importent (I) en France pour 136 millions environ, en bestiaux (36 millions), céréales, laines, peaux, minerai de fer,

(I) La moyenne pour la Tunisie n'est calculée que d'après les résultats des années 1884, 1887. ^-^-^ ^ , , "^

fruits et légumes, vins, etc. ; ils exportent de France pour 208 millions, en cotonnades (21 millions], peaux préparées, vins, lainages, tissus de lin et de chanvre, machines, confections, sucre, etc. (voir livre XI).

11" Le commerce de la France avec V Egypte^ Tripoli et le Maroc (et la Tunisie jusqu'en 1884) (i* 16 et 13 millions ; 2« 132 et 106 mil-

Millions

de Francs

Commerce avec les Colonies anglaises, néerlandaises, danoises d'Amépiqueeiavec l'île d'Haïti

Fig. 231. — Commerce de la France avec les colonies britanniqnes, néerlandaises et danobes et arec les deux républiques de l'ile Haïti (1827-1880).

lions; 3* 120 en 1883 et 87 en 1886), dont la plus grande part revient à l'Egypte (!*» 8 et 7 millions; 2<' 80 et 64 millions; 3« 61 en 1883 et 45 en 1886), s'était élevé de 100 millions en 1863 à 247 en 1865, pendant la construction du canal de Suez ; il est redescendu à. 150 millions et s'y est à peu près maintenu jusqu'en 1883, date à partir de laquelle la prédominance de l'Angleterre l'a fait descendre jusqu'à 113 en 1886 ; l'importation (72 millions), consistant en coton (18 millions), légumes secs, graines, sucre, etc., l'emporte sur Texportation (60 millions) consistant en ouvrages en cuir (8 millions matériaux, machines, outils), soieries, lainages, etc. (voir ûg. 227). 12' Avec les côtes africaines des Océans Atlantique (moins le

Maroc) et Indien (1* 12 et 8 millions; 2*» 63 et 55 millions ; 3^ 62 en 1883 et 38 en 1887), c'est-à-dire avec la côte occidentale, le Cap et la côte orientale (non compris les colonies françaises), le commerce, qui consiste principalement en graines oléagineuses et en laine, n'a jamais dépassé 77 millions et a faibli depuis 1883 : il était de 51 millions en 1886 (voir fîg. 228).

Millions

de Fr*nes

Commerce avec le Mexique, l'Amérique Centrale , la Colombie eile Venezuela

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AnnâcS

Fig. 232. ~ Commerce de la France avec le Mexique, rAmërique centrale, la Colombie et le

Vénétuéla (18ï7-188<)).

13*» Le commerce avec les pays d'Asie (!• 30 et 23 millions ; 2« 434 et 323 millions ; 3° 386 en 1883 et 304 en 1885) et d'Océanie (i« 3 et 2 millions ; 2*» 70 et 56 millions ; 3* 77 en 1886 et 42 en 1883) (non compris les colonies françaises) est beaucoup plus important que celui d'Afrique, parce qu'il comprend des pays très peuplés, comme Tempire des Indes, la Chine et le Japon. Ce commerce ne faisait que commencer en 1850. Le percement de Tisthme de Suez (1869) lui a été favorable ; en 1882, il atteignait 590 millions; il a ressenti aussi, depuis ce temps, Tinfluence de la dépression commerciale.

L'importation d'Asie en France est beaucoup plus considérable que l'exportation de France en Asie (fig. 229).

De Y Inde britannique (!<> 26 et 20; 2'' 223 et 195; S"" 254 en 1883 et 190 en 1887), la France tire (209 millions, valeur du commerce général) du coton (71 millions), des graines oléagineuses, du blé, de l'indigo, du café, du riz, de la soie et bourre de soie, du

Fig. 233. — Coaimerce de la France arec le Brésil (1827-i8S0).

poivre, du cachou, des peaux, de la laine, etc. ; elle envoie dans l'Inde pour une valeur de 18 millions : des cotonnades (3 millions), des soieries, des métaux précieux, du safran, des vins et eaux-devie, de l'or et du platine filés, etc.

De la Chine (i^ 3 et 2 ; 2» 154 et 90; 3» 66 en 1885 et 123 en 1886 la France tire (valeur de 133 millions, commerce généra!) de la soie (100 millions), du thé, des nattes, des soieries, des cocons, de la porcelaine et elle envoie en Chine, mais pour une somme minime (20 millions), des cotonnades (9 millions), des fîLs, des articles de Paris, des lainages, etc.

Du Japon (et de Siam) la France importe pour 44 millions : en

soie (36 millions), thé, bimbeloterie et porcelaine, riz, etc. ; elle y exporte pour 11 millions : en lainages et cotonnades (6 millions pour les deux), en soieries, horlogerie, etc.

14* Le commerce avec les États-Unis (1*» 204 et 158 millions; 2« 879 et 716 millions; 3^ 755 en 1882 et 526 en 1885) est au rang des plus importants. De 1827 à 1856, il s'est élevé presque cons-

Fig. 234. — Commerce de la France arec la République Argeuttne et l'Uruguay (1827-1880).

tamment, surtout depuis 1850; il a atteint 790 millions en 1856. La crise de 1857 Ta atteint, puis la guerre de sécession Ta fait descendre jusqu'à 199 millions. Il s'est relevé surtout de 1878 à 1880, année où le commerce des grains Ta porté à 1 275 millions ; depuis que l'importation du blé a diminué, il est redescendu; en 1887, il était de 743 millions (voir flg. 230). Les États-Unis importent en France pour 456 millions : en céréales (180 millions)» coton, graisses, viandes salées, tabac, pétrole, café, cuivres, argent, bois de construction; ils exportent pour ^22 millions : ensoietnes (138 millions), lainages, ouvrages en peau et en cuir, cotonnades,, articles de Paris, vins, horlogerie, etc.

15® Le commerce avec les colonies espagnoles des Antilles (i* 17 et il millions; S"" 32 et 26 millions; S» 26 en 1882 et 15 en 1885) consiste surtout en café, sucre, cigares, cacao, tabac, à Timportation (16 millions), et en peaux ouvrées, orfèvrerie,laLinages, àTexportation (16 millions).

Le commerce avec les colonies britanniques (1® 0,5 et 03 ; 2® 16 et

Millions Francs

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Conlmerce avec laCôieduPacifique..Amériq«ie(iu Sud-

' (Chili /Pérou , Bolivie et Equateur).

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Pig. 235. — Commerce de la France arec la côte du Pacifique, Amériqae du sud (Chili, Pérou, BoLivie, Equateur) (1827-1886).

14; 3° 18 en 1882 et 9 en 1885) consiste en bois communs, en céréales et cacao, rhum, bois exotiques et café à Timportation, et en eau-de-vie et liqueurs, beurre, etc., à l'exportation.

Le commerce avec les colonies néerlandaises et danoises d'Ame-rique et avec les deux républiques de l'île Haïti {i^* 18 et 12 millions; 2® 71 et 56 millions; 3*» 77 en 1883 et 52 en 1886) consiste à l'importation (42 millions), en café (28 millions), bois exotiques, cacao, rhum, etc., et à Texporlation (23 millions), en ouvrages en peau ou en cuir, confections.

Le commerce total de la France avec les Antilles et le Canada,

s'était élevé jusqu'à 178 millions en 1875 ; il n'était plus que de 101 millions en 1886, c'est-à-dire qu'il est presque retombé au niveau de 1856. (voir fîg. 231).

16" Le commerce avec la région centrale de l'Amérique^ qui a lieu presque exclusivement par les ports de la mer des Antilles et du golfe du Mexique (1® 24 et 16 millions; 2<* 135 et 90 millions; 3« 182 en 1885 et 105 en 1887) (le Mexique, les républiques del'Am^. . rique centrale^ la Colombie et le Venezuela) consiste principalement €n importation (52 millions), de café (20 millions), bois exotiques, cacao, écorce de quinquina, caoutchouc, vanille, etc., et en exportation (80 millions), de lainages (14 millions), peaux, vins, confections, articles de Paris, liqueurs, bijouterie etc. (voir fîg. 232).

17® Le commerce avec le Brésil {i^ 25 et 19 millions ; 2° 184 et 121 millions; 3«» 105 en 1885 et 128 en 1887) est plus important. De «50 millions, en 1850, le commerce général a monté à 218 en 1864; depuis ce temps, il a cessé d'augmenter et il n'était que de 189 millions en 1887 (voir fîg. 233). Il consiste à l'importation (102 millions), en café (70 millons), peaux, cacao, tabac, caoutchouc, bois exotiques, etc. et à l'exportation (82 millions), en ouvrages en cuir (15 millions), en articles de confection, lainages, cotonnades, beurre salé, orfèvrerie et bijouterie, vins, etc.

18** Il est plus important encore avec La Plata (République Argentine et Y Uruguay) (1*» 73 et 67 millions ; 2° 341 et 309 millions ; 3® 322 en 1882 et 389 en 1886) où il a suivi une progression plus constante. De 32 millions, en 1850, il s'est élevé à 428 en 1887 (voir fig. 234). Depuis longtemps, l'importation (200 millions), qui consiste en laine (107 millions), peaux, graisses, céréales, viandes conservées, plumes de parure, crins, cornes etc., l'emporte sur l'exportation (140 millions), dont les principaux articles sont les vins (29 millions), les confections, les lainages, les soieries, etc.

19° Avec la côte du Pacifique (1<» 13 et 10 millions ; 2» 100 et S9 millions ; 3"* 96 en 1882 et 53 en 1885), le commerce, à cause de l'éloignement, a beaucoup moins d'importance. Cependant il s'est •élevé jusqu'à 198 millions en 1873; mais, à la suite de la guerre avec le Chili qui a ruiné le Pérou, il est retombé à 70 millions en 1886 (voir fig. 235). Ce commerce consiste à l'importation {56 millions), en nitrate de soude (19 millions), minerai de cuivre, guano, écorce de quinquina, etc., et à l'exportation (44 millions), en lainages (6 millions), sucre, ouvrages de cuir et de peau, confections, etc. (Voir plus loin, livre XI, pourle commerce delà France •avec ses colonies).

354. lie traMtt. — Le transit, qui ne figure pas au commerce spécial, mais qui est compté dans le commerce général, porte sur un poids d'environ 200 à 320 millions de tonnes (voir fig. 236) et

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sur une valeur de 500 à 700 millions de francs. La moyenne annuelle de 1835-1836 a été de 250,000; celle de 1877-1886 a été de 249,000 tonnes, représentant une valeur de 637 millions ; 202,000 tonnes ont été transportées parterre, 47,000 par mer. Les farineux

alimentaires (73,400 tonnes), les pierres, les combustibles et les vins figurent au premier rang pour le poids; les tissus (249 millions), surtout ceux de soie, occupent ce rang au point de vue de la valeur. Le transit a lieu surtout entre les pays limitrophes de la France qui empruntent son territoire pour communiquer entre eux : la Suisse (348 millions de francs, dont 242 à Tentrée en France et 106 à la sortie), qui n'a par elle-même aucun débouché mariUme, le Zollverein (96 millions), Y Angleterre, (204 millions) V Italie (171 millions), la Belgique (80 millions). Le Mexique (44 millions) est dans les premiers rangs à cause des paquebots français qui apportent au Havre les marchandises mexicaines destinées à d'autres pays.

On peut rattacher au transit les importations temporaires, c'est-àdire les produits qui entrent à la condition de sortir après avoir reçu une certaine main-d'œuvre, et qui sont exempts des droits de douane. Tels sont le blé (32 millions de francs), les tissus de laine, la fonte, les graines oléagineuses, le cacao, la houille, qui sortent respectivement sous forme de farine, de tissus apprêtés, de machines, de navires, de chocolat, d'huile, etc. Ces produits, dont la valeur était d'environ 681 millions à la sortie, en valaient 121 à l'entrée (moyenne de 1887-1886). Ils figurent dans le commerce général et ne figurent pas dans le commerce spécial.

355. lies douanes, les entrepôts et les ports. — Les points par lesquels se fait, à l'entrée et à la sortie, le commerce extérieur et où s'acquittent les droits, s'appellent douanes. Sur environ 317 millions de droits d'entrée, moyenne des droits perçus de 1877 à 1886 (334 millions en 1887), la moitié est payée par le sucre et par le café, A quelques exceptions près, comme Paris et Lyon, qui reçoivent directement de l'étranger une notable partie de leurs marchandises, les douanes sont situées à la frontière de terre, aux premières stations des chemins de fer ou des routes et dans les ports.

La quantité des marchandises déposées dans les entrepôts n'a pas augmenté dans la même proportion que le commerce (voir fig. 237), parce que les réformes libérales de 1860 et des années suivantes, ayant affranchi de tout droit la plupart des matières premières, ont dispensé les commerçants de les déposer dans les entrepôts comme ils le faisaient auparavant, afin de ne payer la taxe d'entrée que s'ils les vendaient en France et au moment de la vente. Les entrepôts ont moins augmenté que les magasins généraux.

Les villes qui, à un ou plusieurs de ces titres, ont une importance commerciale, peuvent se diviser en trois groupes géographiques.

4° Le premier groupe est celui des ports (voir livre I, section 5*) et douanes de VOcéan (voir fig. 238 et 239) (i).

Dunkerque, ville de 39,000 habitants (population agglomérée, y compris la population comptée à part en 1886), le grand entrepôt de la France sur la mer du Nord, port militaire que le roi d'Angleterre Charles II avait vendu à la France (1662), patrie de Jean-Bart ; l'Angleterre avait redouté ses corsaires pendant-tout le règne de Louis XIY, et elle avait stipulé la démolition du port militaire au traité d'Utrecht (1713) et à celui de Paris 1763). Louis XVI dépensa 1 million et demi de livres pour le rétablir (1781-90) et les Anglais essayèrent en vain de s'en emparer en 1793. De grands travauxd'amélioration ont été faits à ce port sous la Restauration et surtout depuis le décret du 14 juillet 1861, qui a ordonné la construction du bassin de Touest. De nouveaux bassins ont été creusés depuis 1878 et une dépense d'une vingtaine de millions a été engagée. Le port marchand de Dunkerque a aujourd'hui deux jetées de 900 mètres de long sur 65 mètres d'écartement, qui en facilitent l'accès quoique la c6te soit basse et semée de bancs de sable ; il possède un port d'échouage, trois bassins à flot et un grand bassin de chasse, dont l'eau sert à nettoyer le chenal. Dunkerque a fait, en 1887,'un commerce général, métaux précieux non compris (1** 173 ; 2* 346) (2), de 374 millions consistant surtout en laine, céréales, lin, nitrate de soude, minerai, coton, graines oléagineuses, fer, bois, bitume, houille à l'importation (326) ; en sucre, céréales, fer, pommes de terre, huiles, fourrages, ûls à l'exportation (47). Il a eu, en 1887 un mouvement d'entrée et de sortie d'environ 1,303,000 tonnes, pour les navires chargés (1« 338,000; 2» 996,000) (3), sans compter les navires sur lest (572,000) et le cabotage (342,000) (4) ; il avait alors, une marine

(1) Sont mentionnés les ports qui ont un effectif officiel d'au moins 1,000 tonnes ou un mouvement maritime d'au moins 10,000 tonnes (voir pour la valeur réelle de la tonne les notes des pages 389 et 399). Ces chiffres sont ceux du commerce générai et ceux des navires chargés (en 1887). Nous indiquons le nombre d'habitants de la population urbaine, c'est-à-dire de la population agglomérée et dç la population comptée à part et non le nombre d'habitants de la commune entière.

(2) Nous indiquons par millions de francs la moyenne décennale du commerce général du port ou de la douane de terre : !• pour la période 1857-66; 2* pour la période 1877*86.

(3) Nous indiquons, pour les mêmes périodes, la moyenne décennale du tonnage des navires chargés, cabotage non compris.

(4) Tonnage, à l'entrée et à la sortie réunies, des navires chargés faisant le cabotage, année 1887. Ce tonnage diffère du poids des cargaisons qui se trouve dans les statistiques de l'administration des douanes; mais que nous ne donnons pasici.Ainsi, pour Dunkerque, ce poids a été en 1887, de 297,000 tonnes

marchande d'environ 30,100 tonnes dont 19,000 pour les navires à voiles et 11,100 pour ceux à vapeur.

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Gravelines, petite ville de 2,230 habitants, sur TAa, à 2 kil. de la mer du Nord, avec un chenal muni d'une double jetée,

(216,000 à la sortie et 81,000 à rentrée), tandis que le tonnage a été de 842,000 tonnes.

importe surtout de la houille d'Angleterre et des bois de la Baltique. Le mouvement d'entrée et de sortie est de 26,900 tonnes pour les navires chargés et de 19,400 pour les navires sur lest.

Calais, ville de 59,000 habitants, sur le Pas de Calais, est le point de communication le plus rapproché entre la France et TAngleterre (par Douvres). Il existait une crique naturelle, qui est Tancien port et qui est partagée aujourd'hui par le quai nord en deux parties : à l'est, le port d'échouage et le bassin à flot; à Touest, le bassin de chasse, non moins nécessaire à Calais qu'à

Fig. 238. — Importance relative de la naTigation dans les principaux ports.

Dunkerque. Deux longues jetées en charpente (celle de Test a 4,127 mètres, celle de l'ouest, 474) facilitent l'entrée. Calais a fait, en 4887, un commerce (1* 46 ; 2 134) de 179 millions consistant surtout en laine, soie, jute, céréales, bois, fonte, houille, à l'exportation (80 millions), et en soieries, lainages, cotons, vins, ûls, machines, céréales, ouvrages en métal à l'exportation (98 millions). Il avait un mouvement d'entrée et de sortie de 948,000 tonnes pour les navires chargés, 122,000 pour les navires sur lest (4* 399,000; 2* 876,000), sans compter le cabotage qui était de 4,600.

Boulogne, ville de 45,906 habitants, sur la Manche, b&tie à Tembouchure de la Liane, point d'embarquement pour l'Angle-

terre, par Folkestone, non moins fréquenté que CSalais. La nature y avait mieux préparé un abri qu'à Dunkerque et à Calais. La Liane est le premier cours d*eau qu'on rencontre de ce côté ; la côte est haute et protégée contre les vents du nord et de Test. Aussi, dès l*antiquité, Gessoriacum était-il un port fréquenté. Boulogne (V 462; 2<» 448) a fait en 1887 un commerce de 344 millions, consistant principalement en soieries et soies, laine, lainages, fils, cotonnades, houille, bois, à l'importation (157 millions); en soieries et soies, lainages, ouvrages en cuir ou en métal, mercerie, à l'exportation (187 millions). Il a eu, cette même année^ un mouvement d'entrée et de sortie de 774,000 tonnes pour les navires chargés et de 134,000 pour les navires sur lest (1^ 422,600; 2* 783,000), sans compter le cabotage qui était de 119,800 tonnes; il possédait une marine de 10,400 tonnes pour les navires à voiles et de 300 (1) pour les navires à vapeur.

Étaples (3,220 hab.), Berck (5,190 hab.), le Hourdel (300 hab.?) ont peu d'importance.

Abbeville (19,837 hab.) n'avait, en 1887, qu'un mouvement de 4,500 tonnes, navires chargés et sur lest réunis, et un cabotage de 1,800, Saint-Valéry-sur-Somme en avait un de 35,000. Eu et le Tréport ensemble près de 1 15,000, navires chargés et sur lest réunis, et un cabotage de 5,200.

Dieppe, ville de 22,600 habitants, sur la Manche, est, comme Boulogne, à l'embouchure d'une rivière (l'Arques) protégée par les hauteurs du pays de Caux. Grâce à cette situation favorable, Dieppe a été au moyen âge une ville de commerce importante. Au XIV* siècle (1337-1371) ses marins armaient des flottes pour le roi de France et allaient faire le troc sur la côte de Guinée où ils avaient un comptoir nommé le Petit Dieppe; ils ont fourni à Québec une partie de ses premiers colons. Mais la mer est souvent violente sur cette côte et les gros navires y sont mal abrités. L'épi construit en 1613 pour arrêter l'envahissement du port par les galets fut renversé par une tempête au xvu® siècle et, sous Louis XV et Louis XVI, on a dépensé plus de 4 millions pour améliorer les jetées et construire une écluse de chasse. On en a dépensé plus de 10 autres au xix* siècle et cependant Dieppe, très fréquenté comme bain de mer, n'est plus un aussi grand port qu'autrefois. Il a fait, en 1887, principalement avec l'Angleterre, un commerce de 158 millions (non compris les métaux précieux dont le commerce s'élevait

(1) Voir la note de la page 398 relatirement à la manière de compter le tonnage.

à 114 millions) (l*» 87; 2» 150), dont 44 à Vimporlation consistant surtout en bols (réexportés), en œufs, laine, coton, houille, soie, fonte, et 114 èi l'exportation consistant en soieries et soie, lainages, sucre, peaux préparées, céréales; le mouvement de la navigation était, en 1887, de 752,000 tonnes pour les navires chargés et 244,000 our le** navires sur lest (1* 338,700; 2o 711,000), le cabotage de

Fig. 239. — Importance relatire des principales douanes.

11,700, et reflFectif de 5,000 tonnes pour les navires à voile» contre 3,340 pour les navires à vapeur.

Saint- Valery-en-C aux (3,900 hab.) et Fécamp (12,500 hab.) sont plutôt des ports de pèche que de commerce; cependant Fécamp, qui possède un effectif de 19,400 tonnes, a un mouvement de navigation de 83,000 tonnes, navires chargés et sur lest réunis, et un cabotage de 17,600.

Le premier grand fleuve qu'on rencontre en suivant du nord-est au sud-ouest la côte de France est la Seine, artère commerciale de Paris. Aussi trouve-t-on, sur ses bords, deux de nos plus grands ports : le Havre et Rouen.

Le plus ancien est Rouen (107,100 hab.). La marée se fait sentir jusqu'à Pont-de-rArche. C'est un peu en aval du premier coude sensible du fleuve, à 120 kil. de la mer, que la ville s'est for*

mée et a grandi ; les navires remontaient ainsi le plus loin possible, poussés par le flot dans l'intérieur des terres et débarquaient sans danger leur cargaison sur la rive. Aussi Rouen était-il déjà une cité florissante dans l'antiquité et sa prospérité a-t-elle duré jusqu'à la fin du xviii* siècle.

L'augmentation du tonnage des navires a détourné de son port la navigation au xix* siècle. Mais il a fait de grands efl'orts pour recouvrer son commerce ; les endiguements de la Basse-Seine ont porté à 6 mètres la hauteur du plan d'eau, et le port est redevenu prospère. Le commerce en 1887 était de 207 millions (1«58; 2» 194) ; il consistait, à l'importation (163 millions), en céréales, vins, fils, lainages, cotonncules, cuivre, huiles, houille, bois ; à l'exportation (44 minions), en sucre, céréales, cuivre, graines, produits chimiques, etc. Le mouvement de la navigation était, la même année, de 977,000 tonnes pour les navires chargés, de 409,000 tonnes pour les navires sur lest (1® 438,700; 2<* 1,012,000), avec un cabotage de 256,000 tonnes ; l'eff'ectif de la marine était de 8,000 tonnes pour les navires à voiles et 3,600 pour les navires à vapeur.

Le Havre, grande ville de 111,000 habitants, est, à l'embouchure de la Seine, le véritable port de Paris et le principal entrepôt du commerce extérieur de la Normandie. C'est un de nos deux plus grands ports de commerce, le premier après Marseille. La ville est coupée en tous sens de bassins à flot (de l'Eure, Vauban, du Commerce, de la Citadelle, etc.), dont plusieurs débouchent directement dans l'avant-port et où stationnent les navires. L'entrepôt des douanes du Havre a reçu en 1887, pour 214 millions de marchandises. Le commercedu port a été de 1 ,646 millions de francs(l* 1 ,286 ; 2* 1,734), dont 811 à l'importation, consistant en coton, café, céréales, soieries, laines, peaux, cotonnades, cuivre, graisses, viandes salées, bijouterie, bois exotiques et bois communs, houille, tabac, indigo, cacao, caoutchouc, etc.; et 835 à l'exportation consistant en soieries, lainages, ouvrages en peau, rubans, café, confections et lingerie, peaux préparées, mercerie, cotonnades, bijouterie et horlogerie, ouvrages en métaux, plumes de parures, vins, sucre, horlogerie, beurre etc. C'est avec l'Angleterre, le Zollverein et les États-Unis que ce port a ses plus nombreuses relations. Le mouvement de la navigation (entrée et sortie réunies) était, en 1887, de 3,540,000 tonnes pour les navires chargés, de 690,000 pour les navires sur lest (1« 16,140,000; 2* 3,008,000); le cabotage était de 847,000; l'efl'ectif de la marine était, en décembre 1887, de 584,000 tonnes (177 navires à voiles et 168 à vapeur jaugeant res-

pectivement 438,000 et 146,000). Sur 258,000 chevaux-vapeur que possédait la marine française en 1887, %,780 appartenaient au port du Havre. Le commerce général d'exportation, qui s'était élevé jusqu'à 914 millions en 1869, est descendu jusqu'à 703 en 1876 et s*est relevé depuis ce temps.

Le Havre ne date que des temps modernes ; la nature avait mal préparé l'établissement d'un port sur la rive droite de l'embouchure de la Seine, quoiqu'il y ait eu, dés l'antiquité, un port à l'embouchure du ruisseau de YÉure, Au xvi* siècle, on construisit au Havre-de-Grâce, qui porta quelque temps le nom de Françoisville, des jetées et des écluses pour arrêter les galets; en 1628, un bassin à flot qui contenait 45 navires; en 1684, une forte jetée en charpente qu'une tempête emporta et qui fut reconstruite en maçonnerie en i705; sous Louis XYl, on dépensa plus de 3 millions pour iin bassin de chasse et pour d'autres travaux. Pour améliorer ce port, devenu le grand débouché du bassin de la Seine au xix* siècle, on ne dépensa pas moins de 26 millions sous le règne de Louis- Philippe, et de 33 pendant le second empire. Malgré les nombreux bassins à flot qui ont été successivement creusés, malgré le canal de Tancarville qui, depuis 1887, facilite l'accès de la Seine, il reste encore beaucoup à faire. De nouveaux travaux ont été entrepris en i888; ils doivent coûter 75 millions et avoir pour résultat de créer, au moyen de digues construites en mer, un avant-port plus vaste et d'une entrée plus facile. Toutefois, comme la nature a peu fait, le Havre aura peine à ofl'rir à la grande navigation les mêmes commodités que des ports situés en rivière profonde, comme Anvers, ou abrités au fond d'une baie entre deux estuaires, comme New-York.

Honfleiir, ville de 9,260 habitants, située à l'embouchure de la Seine, sur la rive gauche, en face du Havre, et qui a été longtemps pour ainsi dire l'avant-port de Rouen, a un mouvement de navigation d'environ 347,600 tonnes, navires chargés et sur lest réunis (1« 165,500; 2° 307,400) et un caboUge de 61,900.

Poni-Audemer (6,000 hab.), sur la Rille, a un mouvement de 5,100 tonnes et un cabotage de 32,600 tonnes.

Trouville (5,750 hab.), port de pêche, avec des bains de mer renommés, a un mouvement de 100,700 tonnes et un cabotage de 12,400 tonnes.

Dives (1,000 hab.), séparé de Cabourg par la Dives, a un mouvement de 2,000 tonnes et un cabotage de 570.

Caen, ville de 43,809 habitants, sur l'Orne canalisée, à 14 kil.

de la mer, dont Ouistreham est en quelque sorte Tavant-port, a un mouvement d'environ 322,500 tonnes, navires chargés et sur lest réunis {i^ 180,400 ; 2<> 241,300) et un cabotage de 89,400, avec un effectif de 1,260 tonnes pour les navires à voiles et 600 pour les navires h vapeur.

Courseulles (1,500 hab.), à Tembouchure de la Seulles ; Port-en- Bessin (1,160 hab.), higny (2,330 hab.), Carentan (2,830 hab.), Saint-Vaast (2,660 hab.), situé sur une bonne rade, sont de petits ports du Bessin et du Gotentin qui expédient en Angleterre des œufs, du beurre et de la viande et n'ont ensemble qu'un mouvement de 32,400 tonnes et un cabotage de 27,800 tonnes.

Bar fleur (970 hab.), à l'extrémité nord-est du Gotentin, a un mouvement de 13,400 tonnes et un cabotage de 1,000 tonnes.

Cherbourg (37,000 hab.), port militaire et port de commerce, est presque entièrement une création artificielle. La pointe du Gotentin faisant face à l'Angleterre et, sur cette pointe, un enfoncement un peu abrité par l'île Pilée et le cap Lévi, désignaient la place d'un port militaire. La grande digue, construite sous Louis XVI, œuvre gigantesque pour l'époque, y avait mis les navires à l'abri ; mais cet abri, avec la portée de l'artillerie, est devenu aujourd'hui tout à fait insuffisant. Gherbourg a un mouvement de navigation de 427,000 tonnes navires chargés et sur lest réunis (l** 104,700 1. ; 2^ 581,000 1.), un cabotage de 54,900, avec un efl*ectif de 11,300 tonnes pour les navires à voiles et de 250 pour les navires à vapeur.

Omonville-la-Rogue (260 hab.) au nord du Gotentin, Diéktte (140), Carteret (190), Portbail (740), petit port à 10 kil. au sud du cap Garteret, Saint-Germain-sur-Ay (190), Begnéville (1,750), situés sur la côte occidentale du Gotentin, ont ensemble un mouvement de navigation de 26,000 tonnes et un cabotage de 12,540.

GranvUie (11,510 hab.)» bâtie au pied d'un promontoire, a un mouvement de navigation de 100,000 tonnes et un cabotage de 19,800; elle arme pour la pêche et entretient de fréquentes communications avec Jersey.

Poniorsbn (2,380), le Vivier (550), la Boule, port de Gancale, se trouvent dans la baie du mont Saint-Michel.

Saint-Malo (10,220 hab.), est situé à l'embouchure delà Rance, dans le golfe de Saint-Malo. Peu de localités sont plus favorablement situées pour la navigation : un large estuaire, abrité par des rochers qui sont à la fois un danger et une protection, une mer poissonneuse propre à former une race de marins. Saint-Malo, bâti à l'entrée de cet estuaire sur le rocher d'Aron, patrie de J. Gartier

et de Duguay-Trouin (on montre encore la maison où est né le marin), est, comme Dieppe, une des vieilles gloires maritimes de la France. La ville a conservé, avec sa ceinture de hautes murailles de granit qui la défendait autrefois et qui Temprisonne aujourd'hui, le cachet du xvn* siècle qui est Tépoque de sa plus grande prospérité; elle s*est rendue célèbre surtout à celte époque, par ses armements pour la pèche et par ses corsaires. SaintServan se développe aujourd'hui au sud de Saint-Malo. Entre les deux villes, réunies par des ponts et par une chaussée, sont le port d'échouage et le bassin à .flot dont la construction, reconnue nécessaire en 1836, a coûté environ 25 millions. Saint-Malo a un mouvement maritime de 376,000 tonnes (1« 146,000; 2« 303,900), un cabotage de 28,000 avec un efl'ectif de 28,800 tonnes pour les navires à voiles et 280 pour les navires à vapeur. Saint-Servan (9,880 hab.) a un mouvement de navigation de 54,000 tonnes et un cabotage de 28,000; l'eflectif de sa marine est de 19,300 tonnes. En face de Saint-Malo est le port de Dinard (620 habit.) qui a une navigation de 1150 tonnes et un cabotage de 3,280 tonnes.

Saint-Jacut-de-la-mer (860 hub.) avec le Guildo sur TArguenon, Saint-Cast (150),£'rjiiy (370 hab.), Dakouet (180 hab.) sur la rive orientale de la baie de Saint-Brieuc, petits ports servant surtout aux pécheurs, le Légué (hameau de 840 hab.?), port de Saint- Brieuc, qui le domine du haut de son rocher, ont ensemble un mouvement de navigation de 57,300 tonnes et un cabotage de 48,200.

Èinic (1,070 hab.), Portrieux (960), Paimpol (1,780), Pontrieux (2,230), Tréguier (3,190), Pert^os-Guirec (360), Lannion (6,205 hab.), Morlaix (16,013), /îoscoyf (1,750 hab.), YAberVrac'h (5,600), le Conquet (1,370) sont, comme le Légué, de petits ports de la côte septentrionale de la Bretagne, dont les marins s'adonnent surtout à la pèche ; ils ont ensemble un mouvement total de 120,000 tonnes, un cabotage de 125,000 et un effectif de 19,300.

Brest (70,778 hab.) est une ville située à l'extrémité du continent sur la côte septentrionale de la plus belle rade de France, qui est aussi une des plus belles du monde, et à l'extrémité du continent européen. Le port militaire a été creusé dans le lit de la Penfeld sous le règne de Louis XIV. Le port de commerce, qui a coûté 16 millions, a été construit de toutes pièces à côté du port militaire, au pied des rochers du cours d'Ajot; cependant Brest n'est pas devenu un grand port marchand. Il a un mouvement de navigation de 54,000 tonnes pour les navires chargés, 42,000 pour les navires sur lest (1"» 215,600 ; ^ 185,500), un cabotage de

185,600 et un effectif de 3,200 tonnes pour les navires à voiles et 2,400 pour les navires à vapeur.

Landemeau (7,900 hab.), le Faou (1,450 hab.), Port-Launay (1,000 hab.) dans la rade de Brest, Camaret (1,250 hab.), Morgat et Douarnehez (10,980 hab.) sont, comme Brest, des ports situés à Textrémité du Finistère; ils sont adonnés à la pèche; ils ont ensemble un effectif d'environ 7,500 tonnes, un mouvement de navigation de 25,000 tonnes et un cabotage de 66,600.

Sur la côte méridionale de la Bretagne, Aiirfierwe(2,i80hab.), Pont-tAbbé (4,040 hab.), Quimper (17,170 hab.), Concameau, (5,500 hab.), -Pon^Aven(« ,460hab.),Z>ot/<?/an,Ç£itmpetVé (5,000 hab.), Kemevel (250 hab.), ZoWeni (40,000 hab.), Hennebont (5,300 hab.), Port-Louis (3,150 hab.), Groix (786 hab.), le Palais (Belle-Ile) (2,980), JÉ'fe/ (660 hab.), Port-Haliguen dans la presqu'île de Quiberon, Camac (590 hab.), la Trinité-sur-Mer (510 hab.), Auray (5,740 hab), Port-Navalo, Sarzeau (920 hab.), Vannes (18,130 hab.), la fioche- Bernard (1,260 hab.), Redon (4,980 hab.), Mesquer (319 hab.), le Croisic (4,290 hab.), le Pouliguen, (1,000 hab.), la Basse-Indre (2,288 hab.), Chanienay (10,300 hab. ) et Couëron, sur la Loire, sont les principaux ports d*un pays où chaque anse, pour ainsi dire, cache un port de pèche ; le mouvement de navigation est de 150,000 t. dans tous ces ports réunis; l'effectif y atteint 40,000 t. pour les navires à voiles et à vapeur 202,000 pour le cabotage.

Lorient (40,055 hab.), situé sur Testuaire du Blavet et du Scorff, est une création de la Compagnie des Indes au xv<» siècle, et a eu une trentaine d'années de grande prospérité au xviii'. C'est aujourd'hui un port presque exclusivement militaire. Son mouvement de navigation a été, en 1887, de 19,300 tonnes pour les navires chargés,de 12,000 pour les navires sur lest; le cabotage a été de 85,100.

Nantes et Saint-Nazaire sont les deux grands ports de la Loire, comme Rouen et le Havre sont ceux de la Seine. Nantes date de l'antiquité ; Saint-Nazaire ne date que de la seconde moitié du xix^ siècle et, malgré sa croissance rapide et le déclin de Nantes (Y. fig. 239), peut être encore considéré comme une annexe de la grande ville.

Nantes, sur la rive droite de la Loire, à 52 kil. de la mer, grande ville de 120,100 habitants, est le principal centre du commerce de la région de la Basse*Loire ; son entrepôt des douanes, en 1887^ a reçu 21 millions de marchandises. Son commerce extérieur a été d'environ 55 millions (!• 112; 2* 70), dont 45 à l'importation : en sucre, cacao, bois, fruits, vins, café, huile, engrais,

fonte, houille, et 10 à Texportation en céréales, sucre raffiné, machines, etc. L'Angleterre, la Guadeloupe, les États Scandinaves, la Belgique, etc., alimentent ce commerce. Le mouvement total de la navigation est de 117,700 tonnes pour les navires chargés, 41,200 pour les navires sur lest (1* 244,900; 2^» 124,600), le cabotage est de 87,900; TefTectif delà marine est de 45,600 tonnes pour les navires à voiles et 13,000 pour les navires à vapeur.

Saint-Nazaire (21,300 bab.), bâti sur la rive droite à Tembouchure même de la Loire, est, par suite, beaucoup plus facilement accessible que Nantes aux navires de fort tonnage. Son commerce a été, en 1887, de 126 millions (!• 82 ; 2<» 147) : 45 millions à l'impoi^ tation, consistant en céréales, orfèvrerie et bijouterie, houille, cotonnades, bois, tabac, etc., et 80 millions à Texportation, consistant en orfèvrerie, cotonnades, ouvrages en cuir, poissons marines, lainages, etc. C'est avec TAngleterre, l'Espagne, le Mexique, la Colombie, les États-Unis, l'Algérie, la Réunion, la Martinique et la Guadeloupe, etc., que se fait ce commerce. Le mouvement de la navigation est de 649,000 tonnes pour les navires chargés, de 369,300 pour les navires sur lest (!• 168,700; 2* 656,800); le cabotage est de 104,900; TefTectif qui, contrairement à ce qui a lieu dans la plupart des autres ports, consiste principalement en navires à vapeur, est d'environ 5,500 tonnes pour les navires à voiles et 22,000 pour les navires à vapeur.

Paimbceuf {^,A00 hab.), en face de Saint-Nazaire, sur la Loire, a un mouvement de navigation de 5,100 tonnes et un cabotage de 17,960 tonnes.

Pomtc (1,900 hab.), fioum (1,500 hab.), A^otmoufter (2,150 hab.), nie crVeu (2,020 hab.), Croix-de-Vie (1,640* hab.), les SablesdVlonne (10,110 hab.), V Aiguillon (340 hab.), Luçon (6,280 hab.), Loix (970) et Ars (1,970) dans Tlle de Ré, la Flotte (2,230 hab.), Saint-Martin (2,800 hab.), qui se trouve dans la baie de Saint- Michel-en-l'Herm, Marans (3,770 hab.), la Rochelle t21, 590 hab.) plus florissante au moyen âge qu'aujourd'hui, Rochefort (30,280 hab.), Tonnay 'Charente {2, AOO hab.), leCAd^eau dans l'Ile d'Oleron, Marennes (1770 hab.), Saujon (2,430 hab.), la 7Vem6/ae/e(2,960hab.), Royan (5,630 hab.), sont les principaux ports de la Vendée et des Charcutes; ils exportent les produits agricoles, surtout les eauxdc-vie de la contrée. Ensemble, ils ont un mouvement de navigation de 786,200 tonnes pour les navires chargés et sur lest et un cabotage de 753,400.

La Rochelle avait, en 1887, un mouvement de navigation de

158,000 tonnes pour les navires chargés, de 111,700 pour les navires sur lest (!• 29,400; 2« 160,300 t.) et un cabotage de 265,500; Rochetort, un mouvement de 112,500 tonnes pour les navires chargés, de 105,000 pour les navires sur lest (r 27,600; 2^ 123,400) avec un cabotage de 93,600 tonnes ; Tmnay-Charente^ un mouvement de 74,500 tonnes pour les navires chargés, de 45,700 pour les navires sur lest (1» 130,700; 2« 111,150 t.) et un cabotage de 39,700.

Bordeaux (235,380 hab.), sur la Garonne, à 120 kil. de Vembouchure, est le grand port du sud-ouest de la France. 11 est digne de remarque que chaque grand fleuve de TAtlantique a au moins deux ports, Tun en aval de la limite de la marée, l'autre ou les autres à l'embouchure : Rouen et le Havre pour la Seine, Nantes et Saint-Nazaire pour la Loire, Bordeaux et Pauillac pour la Garonne, reliant le commerce intérieur du bassin de ces fleuves au commerce maritime du monde. Bordeaux était déjà une grande cité du temps des Romains et n'a jamais cessé d'être le débouché maritime de la Guyenne. Royan (5,630 hab.), MoriagnCy le Verdon (540 hab.). Caverne, Pauillac (2,220 hab.), Blaye (4,340 hab.) lui servent d'avant-ports sur la Gironde, sans qu'aucun rivalise avec elle. Pendant le second Empire, on avait dépensé plus de 12 millions pour améliorer le port de Bordeaux ; on en a dépensé beaucoup aussi pour faciliter l'accès de la Gironde. C'est sur la tour de Gordouan, bâtie de 1584 à 1610 par Louis de Foix, qu'a été installé le premier phare des côtes de France ; c'est aussi au phare de Gordouan qu'ont été appliqués pour la première fois, en 1786, l'appareil catoptrique de Teulère et, en 1822, l'appareil à lentilles de Fresnel. Le commerce de Bordeaux a été de 70 millions en 1887 (P 361 ; 2« 690), dont 375 en importation de céréales, peaux, vins, bois, poissons, café, eau-de-vie et laine, sucre, morues, houille; 392 millions en exportation de vins (eau-de-vie et liqueurs), poissons, bijouterie, fruits, céréales, lainages. Ce commerce se fait avec l'Angleterre, l'Espagne et le Portugal, les États- Unis, l'Algérie, l'Autriche, l'Amérique du sud, etc. L'efl'ectif de la marine est de 51 ,300 tonnes pour les navires à voiles et de 26,200 pour les navires à vapeur. Le mouvement de la navigation a été, en 1887, de 2,086,900 tonnes pour les navires chargés, de 480,600 pour les navires sur lest (1« 621,300 ; 2'» 1,764,800) ; le cabotage a été de 980,600.

Libourne (14,510 hab.), le port de la Dordogne en un point où la marée se fait encore sentir, a un mouvement de navigation de 6,300 tonnes et un cabotage de 113,700.

Bayonne, ville de 25,140 habitants, située sur la rive gauche de TAdour, à 7 kil. de Tembouchure dangereuse du fleuve, a fait, eu 1887, un commerce de 29 millions (1^ 47 ; 2* 25), dont 17 en importation de lainages, cotonnades, tabac, minerai de fer, etc., et 12 en exportation de lainages, résines, bois, etc. Bayonne est le principal débouché de la France pourTouest et le centre de Tliispagne ; son commerce avec l'Angleterre n'est pas moins important. L'effectif est de 1,400 tonnes pour les navires à voiles et de 260 pour les navires à vapeur. Le mouvement de la navigation est de 239,500 tonnes pour les navires chargés, de 90,500 pour les navires sur lest (1* 64,300; 2« 136,700 t.) ; le cabotage est de 59,700.

Saint-Jean-^e^Luz (3,010 hab.) est un petit port situé au fond d'une gracieuse baie; le mouvement de la navigation y est de 2,000 tonnes et le cabotage de 1,100.

2° Le second groupe est celui des ports et douanes de la Afédi^ terranée (voir fig. 238 et 239).

Banyuh-sur-Mer (1,950 hab.), au pied des Pyrénées.

Port-Vendres (2,807 hab.), situé aussi au pied des rochers pyrénéens, dans une position favorable, avec son vieux port et son port neuf, et le Bcu'carès^ sur Tétang de Leucate, à l'embouchure de TAgly, sont les débouchés maritimes du Roussillon; le mouvement de la navigation, qui a augmenté depuis que des paquebots de Marseille à Oran y font escale, est de 234,200 tonnes pour les navires chargés, de 15,300 pour les navires sur lest; le cabotage est de 198,000.

La Nouvelle (2,500 hab.), dont le port reçoit les eaux de l'étang de Sigean et qui sert de débouché à Narbonne, a plus d'importance par la pèche que par le commerce ; l'effectif y est de 950 tonnes; le mouvement de la navigation de 17,500 tonnes, navires chargés et sur lest réunis; le cabotage est de 28,900.

Agde (7,890 hab.), bâti au pied d'une montagne volcanique, a un effectif assez important à cause de la pèche : 4,700 tonnes ; mais le mouvement de la navigation commerciale n'y dépasse pas 2,900 tonnes, navires chargés et sur lest réunis; le cabotage est de 21,500.

Cette, ville de 36,760 habitants, bâtie entre l'étang de Thau et la mer, au pied d'une petite montagne et au débouché du canal du Midi, est le second port de commerce de la France sur la Méditerranée. Il a fait, en 1887, un commerce de 246 millions (!<" 86; 2<* 216), important des vins, des bois, des céréales, de la laine, du soufre, du poisson, du minerai de fer; exportant des vins, des eaux-de-vie,

du savon, etc. C'est surtout avec TKapagne, ritalîe et TAIgérie que ce port trafique. Le mouvement de la navigation y a été, en 1^7, de 1,370,500 tonnes pour les navires chargés, 108,600 pour les navires sur lest (1^ 246,600; 2« 864,800), le cabotage de 804,700 avec un efiectif de 5,400 tonnes pour les navires à voiles et 160 pour les navires à vapeur.

Arles (13,290 hab.), Martigues (4,780 hab.), Aigues-Mories (3,720 h.) sur un canal qui communique avec la mer et qui est de peu d'importance pour la navigation, Saint- Louis-du-Rhône (1,100 hab.), sur le canal Saint-Louis, à Tembouchure du fleuve, -PorNde-iffoMc (l,480hab.), aux bouches du Rhône, ontun mouvement de navigation de 77,500 tonnes pour les navires chargés et sur lest réunis, et un cabotage de 151,400 tonnes, Marseille est leur entrepôt. L'effectif de la marine y est de 16,000 tonnes.

Marseille, ville de 376,000 habitants, est le grand port de la Méditerranée. Une crique, abritée par des hauteurs et formant un port naturel, a été la cause principale de la fondation de la ville, Longtemps Marseille n'a eu pour port que cette crique qu'on nomme aujourd'hui le « Vieux-Port », et à laquelle aboutit la Gannebière. Depuis 1851, de gigantesques travaux ont été exécutés pour jeter des digues, faire sauter des rochers, abattre des collines, aplanir des quais et créer, au nord-ouest du Vieux-Port, une série de bassins que rendait nécessaires l'activité croissante du commerce : port de la Joliette, bassin du Lazaret, bassin Napoléon, etc. Ces travaux d'amélioration ont coûté 24 millions sous le règne de Louis-Philippe, 25 sous le second Empire.

La rade très vaste, semée d'îles, est éclairée du côté de la terre par les fanaux de la côte et des ports, et signalée en pleine mer par le phare de l'Ile du Planier.

Marseille est aujourd'hui la première ville maritime de la France par l'importance de son commerce. Elle a presque le monopole de la grande navigation française dans la Méditerranée, et, par conséquent, des relations avec les États du sud de l'Europe : Espagne, Italie, Autriche par Trieste, Grèce, Turquie, Russie par Odessa; avec l'Algérie, le Maroc et la Tunisie, l'Egypte, Tripoli, le Levant et la mer Noire. Hors de la Méditerranée, Marseille fait un commerce très suivi avec l'Angleterre, entretient des relations importantes avec la côte occidentale et la côte orientale de l'Afrique, ainsi qu'avec la Réunion, l'Inde, l'Indo-Ghîne, la Chine et l'Océanie : elle a quelques relations avec l'Amérique, etc. Ce commerce était, en 1 887, de 1,666 millions {i^ 1283 ; 2° 1827), dont 1,002

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h rimportatton et 664 à Texportation, et comprenait surtout, à rimportation, les soies de Tltalie et de TOrient ; les céréales de la mer Noire, de TÉgyple et de TAlgérie qui encombrent les quais dans les années de cherté; les graines oléagineuses du Levant et de TAfrique ; les laines de la Russie, de la Turquie, de l'Algérie, de l'Australie; les peaux du Levant, de l'Algérie, de l'Amérique ; les bestiaux d'Algérie, les huiles de l'Italie ; le sucre, le café, le cacao, les épices; le minerai de fer de la Sardaigne, de la Corse et de l'Algérie. L'effectif de la marine marchande y est de 250;200 tonnes pour les navires à vapeur et 26,900 pour les navires à voiles. Le mouvement total de la navigation^ non compris le cabotage est de 7,259,000 tonnes, dont 6,615,800 entrée et sortie réunies pour les navires chargés; 643,200 id., pour les navires sur lest (!• 2,264,800; 2' 5,430,000), le cabotage compte en sus pour 1,994,700 tonnes. L'entrepôt des douanes de Marseille a reçu pour une valeur de 120 millions, en 1887.

Cassis (1,480 h.), laCiotal {2,000), Bandols (1,590), Saint-Nazaire (1,620), la Seyne (12,000), qui doit son importance à ses grands chantiers de construction, sont de petits ports de la côte de Provence qui ont ensemble un mouvement de navigation de 30,900 tonnes pour les navires chargés et sur lest et de 196,100 pour le cabotage.

Toulon (70,000 bab.), le port militaire de la France sur la Méditerranée, n'a qu'une importance très secondaire sous le rapport commercial : 134^200 tonnes de mouvement de navigation pour les navires chargés et sur lest (1*» 53,800; 2^ 48,100) 68,400 pour le cabotage; l'effectif est de 1,630 tonnes pour les navires à voiles et de 480 pour les navires à vapeur.

Les PesquierSf les Salins-d^Hyères, le Lavandou, Saint-Tropez^ Sa«n/e-ilfaxtme(707h.),Sam^fla;?Aaë/(2,473h.),Cannes(15,012h.), Golfe-Jouan, Antibes réunis n'atteignent pas même au chiffre de la navigation de Toulon : 46,300 tonnes pour les navires chargés et sur lest et 105,600 pour le cabotage.

Hice (77,478 hab.), dont le commerce (20 millions) (^ 8; 2* 22), se fait surtout avec l'Italie, importe des céréales, de l'huile, des vins etc. ; exporte de l'huile, du biscuit, etc. ; le mouvement de la navigation y est de 163,000 tonnes pour les navires chargés et sur lest (1« 99,400 ; 2^ 109,700) et 193,000 pour le cabotage ; l'effectif est d'environ 700 tonnes pour les navires à voiles et 410 pour les navires à vapeur.

Ville franche {2,030 h.) et Saint-Hospice sont des ports voisins de

Nice avec un mouvement de navigation de 530 tonnes pour les navires chargés et sur lest et de 1,100 pour le cabotage.

Monaco et Roquebrune, quoique n'appartenant pas à la France, figurent, en vertu de conventions, dans le mouvement de la navigation delà France. Celui de Monaco est de 6,600 tonnes pour les navires charge's, 4,290 pour les navires sur lest et 1,300 pour le cabotage.

Menton (9,400 hab.), avec un mouvement de navigation de 6,300 tonnes pour les navires chargés et sur lest et de 4,500 pour le cabotage, est le port le plus oriental de France.

Centuri (738 hab.), CanofH (1,290), IVe Rousse, Calvi (1,987), Ajaccio (16,800 hab.), Sagone, Propriano, — Bonifacio Porto- Vecchio^ Bastia (20,270), Macinaggio, sont les ports principaux de la Corse ; leur commerce a été de 6 millions en 1887 (!<» 7 ; 2'' 6). n consiste en importation de bestiaux, de minerai de fer, de charbon, et en exportation de bois, de citrons, de charbon; le mouvement de la navigation dans ces ports réunis a été, en 1887, de 241,000 tonnes pour les navires chargés, entrée et sortie réunies ; de 22,800 pour les navires sur lest, et 640,000 pour le cabotage. Dans ce total, Bastia figure pour 167,700 sur les navires chargés, 5,900 sur les navires sur lest, 199,700 pour le cabotage ; et Ajaccio, pour 53,000 de navires chargés, 1,000 de navires sur lest et 214,800 pour le cabotage .

3« Le troisième groupe est celui des douanes et entrepôts de la frontière de terre (voir fîg. 239}.

Les cinq principales douanes de la frontière de Belgique sont : Tourcoing, Roubaix, Lille, Valenciennes et Jeumont.

Tourcoing (58,000 hab.), ville manufacturière, dernière station française du chemin de fer de Lille à Courtrai, a eu, en 1887, un mouvement d'affaires à l'entrée et à la sortie de 167 millions (1« 23; 2* 144), consistant (moyenne de 1877 à 1886) en laine, lin, machines, bestiaux, chanvre, houille, venant de la Belgique et surtout d'Anvers, etc., à l'importation (75 millions) ; et en laine, fils, lainages, graines oléagineuses, etc., à l'exportation (69 millions).

Roubaix (100,300), grande ville manufacturière située sur le même chemin de fer, a eu en 1887 un mouvement de douane de 52 millions (1* 17; 2o 58) consistant (valeur moyenne de la période décennale) en laine, fils, matériaux de construction, houille, à Timportation (19 millions) ; en laine, tissus de laine, fils de laine, à l'exportation (39 millions).

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Lille, ville de 188,300 habitants, la grande cité commerciale et industrielle du Nord, a eu, pour sa douane, un mouvement de 48 millions en 1887 (i^ 81 ; 2® 64) consistant (moyenne décennale) en importation, de tissus de chanvre et de lin, de fils, de machines (40 millions) ; et en exportation, de fils, de lin, d'ouvrages en métal (24 millions); toutefois le commerce avec l'étranger n'est que la moindre partie du commerce total de cette ville.

Valenciennes-Blancmisseron (27,600 hab.) a eu, en 1887 un mouvement de douane de 70 millions (1^ 39; 2® 76) consistant (moyenne décennale) en chevaux, bestiaux, lainages, sucre, houille, à l'importation (36 millions) ; et en sucre, céréales, ouvrages en métal, poteries, à l'exportation (40).

Jeumont (3,000 hab.), dernière station française du chemin de fer de Maubeuge h Charleroi, a en, en 1887, un mouvement de douane de 127 millions (l"" 137; 2'' 141): houille, zinc, chevaux, fonte, à l'importation (1)1 millions, moyenne décennale) ; céréales, laines, fonte, à l'exportation (43).

Les plus importantes douanes de notre frontière actuelle de Test, par lesquelles nous communiquons avec nos anciennes provinces perdues et avec l'Allemagne, sont : Pagny-sur-Moselle, Avricourt et Belfort.

Pagny (1,700 hab.)> dernière station demeurée française sur le chemin de fer de Nancy à Metz, a eu un mouvement de 36 millions en 1887 (1* » ; 2*47), consistant (moyenne décennale) en bestiaux, houille, fils, viandes, peaux, poterie, etc. à l'importation (31); en vins, fonte, etc., à l'exportation (40).

Avricourt (580 hab.), dernière station demeurée française, sur le chemin de fer de Paris à Strasbourg, a eu, en 1887 un mouvement de douane de 68 millions (1^ » ; 2"* 95), consistant (moyenne décennale) en bestiaux, bière, houille, lainages, ouvrages en métal, houblon, bois, etc., à l'importation (69); et en céréales, outils et ouvrages en métaux, coton, lainages, etc., à l'exportation (26).

Belfort Petit-Croix {^.^mh^h, à Belfort), devenu le débouché de la France, débouché sur la Haute-Alsace, a eu, en 1887, un mouvement de 144 millions (1*» » ; 2" 188) consistant (moyenne décennale) en cotonnades, machines, fils, liège ouvré, soie, soieries, laine, lainages, bois, à l'importation (90) ; en coton, céréales, soie, laine, vins, lainages, houille, à l'exportation (97). La présence de la soie et du coton à l'importation et à Texportation montre que les courants commerciaux de France, venus du Havre et de la

vallée du Rhône, se croisent sur ce point avec les courants étrangers venus d'Italie par la Suisse, et d'Anvers, par TÂlsace.

Ce n'est pas seulement à la frontière que s'acquittent les droits de douane. Les colis plombés peuvent avoir pour point d'arrivée ou de départ des villes de l'intérieur du territoire comme Paris, Lyon.

Paris, fait directement avec l'étranger un commerce considérable; sa douane a reçu, en 1887, 321 millions pour l'importa* tion et 388 pour l'exportation ; total 709 millions (1* 387; 2* 856).

6« SeetloB.

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