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Wjem divers genrm» et les deg^réa d'enseignement* — Les

établissements d'instruction placés sous Tautorilé du ministre de Tinstruction publique comprennent renseignement public, donné par la commune, le département ou TÉlat, et l'enseignement dit libre ou privé, donné par les particuliers.

11 y a trois degrés d'enseignement qui relèvent du ministère de l'instruction publique : 1* V enseignement primaire, comprenant les écoles maternelles, les écoles primaires élémentaires, les écoles primaires supérieures. Les écoles primaires élémentaires dont le programme, d'après la loi du 28 mars 1882, embrasse Tinstruction morale et civique, la lecture et l'écriture, la langue et les éléments de la littérature française, la géographie, particulièrement celle de la France, l'histoire, particulièrement celle la France, quelques notions usuelles de droit et d'économie politique, les éléments des sciences naturelles, physiques et mathématiques, leurs applications à l'agriculture, à l'hygiène, aux arts industriels, travaux manuels et usage des outils des principaux métiers, les éléments du dessin, du modelage et de la musique, la gymnastique, les exercices militaires pour les garçons et les travaux à l'aiguille pour les filles; ce programme, très vaste, n'est pas complètement appliqué dans toutes les écoles. 2** L'enseignement secondaire, qui se divise en enseignement secondaire classique et enseignement secondaire spécial. Le premier, qui se partage en division élémentaire (classe préparatoire, huitième et septième), division moyenne ou de grammaire (sixième, cinquième et quatrième) et division supérieure ou des lettres (troisième, seconde, rhétorique, philosophie, mathématiques élémentaires, mathématiques spéciales, cours préparatoires divers), comprend, d'après l'arrêté ministériel du 22 janvier 1885, l'étude grammaticale et littéraire du français, du latin et du grec, de l'anglais et de l'allemand, l'histoire, la géographie, la philosophie, le dessin, les sciences mathé-

matiques, pliysiques et naturelles ; les programmes diffèrent selon que les élèves se destinent aux lettres ou aux sciences et correspondent aux matières du baccalauréat es lettres et du baccalauréat es sciences. Le second, qui se partage en cours élémentaire, dont les programmes sont les mêmes que ceux de la division élémentaire classique et qui peut être remplacé par une année préparatoire, en cours moyen (1", 2® et 3* années), et en cours supérieur (4** et 5® années), comprend l'ctude grammaticale et littéraire du français, les langues vivantes, Thistoire et la géographie, la morale, la législation et l'économie politique, les sciences mathématiques, physiques et naturelles, la comptabilité et la calligraphie; ces études conduisent h un certificat d'études à la fin de la troisième année et au baccalauréat de l'enseignement secondaire spécial à la fin de la cinquième année. 3"* V enseignement supérieur, initie les jeunes gens aux hautes études et les prépare aux professions libérales.

Outre ces trois degrés qui sont placés sous l'autorité du ministère de l'instruction publique, il y a des écoles d'enseignement technique, dont la plupart donnent un enseignement supérieur et relèvent d'autres ministères.

178. Ij'ensei^nemeiit primaire. — L'enseignement primaire est gratuit (loi du 16 juin 1881) et obligatoire (loi du 28 mars 1882). La loi du 30 octobre 1886 a décidé qu'à l'avenir l'enseignement primaire public n'admettrait que des maîtres et maîtresses laïques. Les enfants de six à treize ans révolus doivent fréquenter une école, à moins qu'ils ne reçoivent l'instruction dans leur famille ou qu'ils n'aient obtenu, avant leur treizième année, le certificat d'études primaires.

En 1886-87, on comptait 80209 écoles primaires (dont 66 708 écoles publiques) et 5 526 000 élèves inscrits dans ces écoles (1). On peut suivre sur la figure ci-jointe (voir fig. 109) le progrès du nombre des écoles et du nombre des élèves inscrits ; quoique ce dernier renseignement n'ait pas une précision absolue, il est néanmoins à peu près exact et marque un progrès presque continu et considérable depuis la loi du 28 mars 1833, qui est due au ministère de M. Guizot et qui a été la première charte de l'instruction primaire en France.

(1) Le nombre des élèves inscrits dans les écoles primaires est supérieur à CfMui des enfants qui les fréquentent réellemenl. Les déplacements ont pour résultat l'inscription dans plusieurs écoles d'un même enfant pendant l'année scolaire qui se trouve ainsi compté plusieurs fois; c'est une des causes d'exagérations qui résultent de l'enquête faite par le ministère (voir Statutique de l'enseignement primaire, tome IV), qui a constaté que dans les écoles publiques, le nombre des inscrits pour 1886-87 était do 4,444,568, 3,508,469 présenU le 4 aécembre 1886 et 3,216,739 le 4 juin 1887,

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