‹ La France et ses coloniesChapitre 109 sur 120 · Lies proTlnees eecléslastlqaes. — Les prOVinC68 ecclé · texte numérisé non relu

Lies proTlnees eecléslastlqaes. — Les prOVinC68 ecclé

siastiqnes, établies par le Concordat au nombre de neuf (pour le territoire de l'ancienne France, y compris les Comtats), portées sous la Restauration (ord. roy. du 31 oct. 1822 qui a rétabli 29 sièges anciens, dont 5 archevêchés, et créé Tévéché de Moulins) au nombre de quatorze, sont aujourd'hui au nombre de dix-sept par suite du rétablissement de celle de Cambrai (1841), de la création de celle de Rennes (1859) aux dépens de celle de Tours et de l'annexion de Chambéry (1860). U n'y en a plus que sept (Aijp, Bordeaux, Lyon, Sens, Besançon, Tours et Rouen, qui rappellent encore les anciennes provinces romaines. Plusieurs sièges épiscopaux sont, ainsi que nous l'avons déjà dit (livre III), de date relativement récente : Btois du xvii" siècle; Dijon ^ Nancy, Saint-Dié, Saint- Claude du xvm% ainsi que Chambéry (aujourd'hui archevêché) ; Vei'sailles date de 1801 ; Moulins de 1822 ; Laval de 1855. Annecy, créé en 1822 aussi, n'a fait que remplacer Tévèché de Genève, dont les Princes-évèques, expulsés en 1535, résidaient de fait à Annecy. En 1861, l'évèché de Nice a perdu toute la partie de son diocèse que le traité de i860 n'avait pas annexé à la France et est devenu suffragant d'Aix. En 1874, en même temps que les évêchés de Metz et de Strasbow^g étaient rattachés directement au Saint-siège, les diocèses de Nancy et de Saint-Dié étaient remaniés en conséquence des modifications survennes dans la frontière, ainsi que celui de Besançon (qui a dès lors compris le territoire de Belfort).

Voici la liste des dix-sept archevêchés avec les évêchés suffragants; ils sont classés conformément aux bulles de 1801, 1822, 1841, 1855, 1859, 1861, 1874, devenues lois d'État, dans un ordre qui est h peu près celui d'ancienneté (2).

(1) La Bretagne a eu pendant longlemps, à Dol, son archeyèché, retombé plus tard au rang d'évèché suffragant (comme les 8 autres) de Tours. — Quant à Tarchevêché Tarentaise, supprimé par le Concordat de 1801, rétabli comme simple évèché en 1825, sa Juridiction s'étendait principalemeot hors de U SaToie, dont la plus grande partie relevait de Vienne.

(2) Nous mettons entre parenthèses les noms des villes qui ne sont pas le 9iège de l'archevêché ou de révôché.

oV8 LA FRANCE.

An nord et au nord-onest.

Archevêchés. Évèchés snffraguit'.

!•' Paris Chartres, Meaux, Orléans, Blois, Versailles,

2« Rouen Bayeux [et Lisieux), Évreux, Séez, Couiances [et

Avranches).

3« Tours Le Mans, A ngersy Nantes, Laval.

4« Cambrai Arras et Sainl-Omer,

&• Rennes : Vannes, Saint-Brieuc et Tréguier, Quimper {et

Saint'Pol de Léon).

6» Reims Soissons {et Laon), Châlons, Beauvais, Noyon {et

Sentis), Amiens.

An nord-est.

7» Besançon Vei'dun, Belley^ Saint-Dié, Nancy et Toul.

8* Lyon ;et Vienne) Autun, Châlon [et Mdcon), Langres, Dijon, Samt-

Claude, Grenoble.

An snd-est.

9« Ghambéry Annecy, Tai'entaise, Sainl-Jean-de-Maurienne.

10« Avignon Nîmes {et Uzés), Valence, Viviers, Montpellier.

!!• Aix '.Arles et Embrun). Marseille, Fréjus {et Toulon), Digne, Gap, Ajaccio,

Nice.

An sud-onest.

12« Toulouse (et Narbonne). Montauban, Patniers, Carcassonne.

13« Bordeaux Agen, Angoulême, Poitiers, Périgueux (et Sarlat\

La Rochelle {et Saintes), Luçon.

14» Auch i4iVc {et Dax), Tarbes, Bayonne,

Au centre.

15* Albi '. Rodet, Cahors, Mende, Perpignan,

16« Bourges Clermont, Limoges, Le Puy, Tulle, Saint-Flour.

17« Sens (et Auxerre) Troyes, Nevers, Moulins.

* Il y a en outre un archevêché à Alger avec deux évéchés suffragants à Constantine et à (h^an et, dans les colonies, trois évèchés, créés en 1850, à Saint-Denis (Réunion), à La Basse-Ttrre (Guadeloupe), à Saint-Pierre (Martinique), suffragants de rarchevêché de Bordeaux.

Les cardinaux français sont nommés par le pape sur la présentation du chef de TÉlat; on en compte aujourd'hui quatre (cinq y compris celui d* Alger).

187. JLe culte protestant. — Le protestantisme comprend, en France, deux communions reconnues par TÉtat et régies, la première par la loi du 18 germinal an X et par le décret-loi du 26 mars 1852, la seconde, par les mêmes lois, complétées par la loi du 1" août 1879, le décret du 12 mars 1880, etc. : 1* la communion réformée ou calviniste; 2* la communion de la confession d*Augsbourg

OU luthérienne. Dans Tune et dans l'autre, chaque paroisse a son pasteur et son conseil presbytéral, qui administre sous l'autorité d'un consistoire.

Dans la communion calviniste, les pasteurs sont élus par le consistoire; l'autorité supérieure est exercée par des synodes (comprenant cinq Églises consistoriales), et, au-dessus des synodes, par un conseil central des Eglises réformées siégeant à Pans. L'organisation synodale de l'église réformée, votée en 1872, n'ayant pas été approuvée par le gouvernement, la majorité des églises réformées se sont groupées, sans la participation de rÉlat, en i^ynodes officieux, dont les décisions n'ont rien d'obligatoire. Il y a, à Montauban, une faculté de théologie pour la communion calviniste, et à Paris, une faculté mixte de théologie (luthérienne et réformée) créée en remplacement de celle de Strasbourg, qui appartenait à la confession d'Augsbourg. Il y a des Églises consistoriales et paroissiales à Paris et dans 70 départements, situés en majorité dans le sud et dans l'ouest de la France.

Dans la communion luthérienne, les pasteurs sont nommés par le consistoire, sur la présentation des conseils presbytéraux (1). 11 y a un synode général officiel, qui se réunit tous les trois ans, alternativement à Paris et à Montbéliard, et deux synodes particuliers, également reconnus par la loi, qui se réunissent tous les ans, simultanément, l'un à PaiiSj l'autre à Montbéliard. Les synodes sont représentés, dans l'intervalle de deux sessions, par une commission executive et par deux commissions synodales. Les Églises consistoriales et paroissiales sont groupées dans les départements de la Seine, du Doubs, de la Haute-Saône, du Bhône, des Alpes- Maritimes et dans le territoire de Belfort.

188. Lie culte IsmélKe et le c«lte miiBnliiiaii. — Le soin du culte israélite est confié, dans chaque synagogue, à un rabbin communal et à des ministres officiants, sous l'autorité de consistoires départementaux (9 en France) que surveille un consistoire central, séant à Paris et présidé par le grand-rabbin (2).

Le culte musulman, exercé par des marabouts, est entretenu en partie aux frais de l'État, en Algérie.

189. lies dépensée de l'État pour le calte. — Le budget de 1884 portait une dépense de 48 1/2 millions de francs pour le culte catholique, dont 41 1/2 pour le personnel; de 1 1/2 environ pour

(1) Le nombre des pasteurs et suffragants de la coiuuiuDion calviniste était, en 1881, de 642; de ceux de la communion luthérienne, de 69. (i) Les rabbins et ministres officiants étaient au nombre de 63 en 1881.

le culte protestant et le culte israélite; de 100,000 francs pour le matériel de ces deux cultes; de 227,000 francs pour le culte musulman.

11' section.

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