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Tunisie ( Hors cadres

Total de l'armée active 478.883

Le chiffre de reffectif porté par le budget signifie que le ministre de la guerre a à sa disposition les fonds nécessaires pour entretenir, pendant les 365 jours de Tannée, le nombre d'hommes fixé. Mais ces nombres ont plus de précision dans les statistiques que dans les régiments. En réalité^ reffectif n'est jamais au complet. Les congés, les maladies, les détentions le réduisent ordinairement d'environ 8 p. 100, sans compter les congés supplémentaires donnés par raison d'économie. C'est pourquoi il est difficile de savoir le nombre d'hommes présents sous les drapeaux. Le tableau suivant indique 1' « effectif réel brut moyen » par mois, tel qu'il a été en 1885 (avec un effectif budgétaire de 484 000 hommes) et tel que le prévoit le budget de 1888 (avec un effectif budgétaire de 466 000).

Nombres exprimés par milliers

en 1885. prévision pour 1887.

JaQvier 511 478(1)

Février 504 479

Mars 488 480

Avril 489 481

Mai 490 481

Juin 489 481

Nombres exprimés par milliers

ea 1885. prévisioa pour 1887.

Juillet 488 480

Août 487 479

Septembre... 452 434

Octobre 385 443

Novembre ... 388 339 (2)

Décembre.... 506 468

Dans l'effectif brut moyen ne sont pas compris les réservistes appelés pour le service de vingt-huit jours et les territoriaux appelés pour le service de treize jours. Nous avons dit qu en 1886 les premiers étaient de 314 000, et les seconds de 173 000, en nombres ronds.

lis augmentent considérablement Teffectif, surtout au mois de septembre. Cependant tous ne sont pas appelés sous les drapeaux en même temps, particulièrement dans la cavalerie, où le nombre des chevaux serait insuffisant pour le service.

Comme exemple, nous indiquons les groupes d'hommes qui sont à la disposition du ministre de la guerre au 18 juillet 1887. La

Report pour l*armée active 478.883

Gendarmerie \

et garde républicaine. (Officiers 788 j «t o|«

dont 1.045 Algérie (Troupe 25.0241 ^^'^^^

108 Tunisie' /

Total général 504.693 '

(1) Dans cet effectif ne sont pas compris les 12,500 hommes qui étaient en 1887 au Tonkin.

(2) Après les manœuvres et avant l'incorporation de la classe, beaucoup dé soldats sont envoyés en congé et l'effectif diminue.

première portion de la première parlir des contingents de 1886, 1885, i884, 1883 (environ 402 000 avec les engagés volontaires; est au service, et celle de 1882 est en congé en attendant son passage dans la réserve ; la deuxième p(»rtion de la première partie du contingent de 1886 (environ 33 500 avec les engagés conditionnels) est au service, et celle des classes de 1885, 1884, 1883 et 1882 est en disponibilité; les officiers (près de 26 000), les engagés volontaires (déjà comptés dans les catégories précédentes! et les rengagés (environ 20 000) sont au service (1). La réserve de Tarmée active des classes de 1881 1880, 1879 et 1878 est à la disposition, et deux de ces classes (1881, 1882) seront au service pendant vingt-huit jours de Tannée; il en est de même pour les classes de larmée territoriale de 1877, 1876, 1875, 1874, 1873, dont deux (1880 et 1881) seront au service pendant treize jours. La réserve de l'armée territoriale, qui comprend six classes (1872- 1867), n*a pas été encore organisée.

Dans l'organisation actuelle de Tarmée, ce ne sont pas les hommes qui manquent, mais l'argent : l'effectif est limité par la somme allouée au ministre de la guerre. Ce qui importe d'ailleurs le plus pour la sécurité de la France, c'est moins d'avoir beaucoup d'hommes présents, ce qui est coûteux, que beaucoup d'hommes disponibles, suffisamment exercés et pouvant être, au premier appel, incorporés dans des « cadres » solides.

137. li'armée territoriale. — L'armée territoriale, qui est le doublement de l'armée active, est organisée en vertu des lois du 27 juillet. 1872 et du 24 juillet 1873. Elle comprend des troupes de toutes armes, excepté les chasseurs à pied pour la France européenne, et elle est constituée par subdivision de région de corps d'armée pour l'infanterie et par région pour les autres armes.

Chaque subdivision de région fournit un régiment d'infanterie (sauf i4w: qui en fournit deux) composé de 3 bataillons à 4 compagnies et des cadres dune compagnie de dépôt : en tout 145 régiments (plus 9 bataillons de zouaves en Algérie). Chaque région fournit 4 escadrons de cavalerie (en tout 72, plus en Algérie 4 escadrons de chasseurs d'Afrique) ; un régiment d'artillerie (en tout 18, plus 2 bataillons de canonniers sédentaires à Lille et à Valenciennes) ; un bataillon de génie ; un escadron du train des équi-

(1) Le total fait 482 500 ; mais ces nombres sont empruntés à l'état de Tannée 1883. Les étrangers et indigènes algériens (13 600), les hommes retenu? pour punition (9 200) n'y sont pas compris.

L'ADMhMSTUATION. 473

pages; une section de commis et ouvriers militaires d'administration ; une d'inûrmiers.

Un effectif administratif permanent et soldé est affecté à cette armée et attaché aux bureaux, de recrutement dos subdivisions régionales pour l'infanterie, et, pour les autres armes, au cheflieu de la région, sous les ordres d'un offlcier supérieur compris dans la section territoriale de l'état-major général du corps d'armée.

Les cadres de l'armée territoriale sont recrutés : 1° pour les ofGciers et les fonctionnaires, parmi les officiers et les fonctionnaires démissionnaires ou en retraite des armées de terre ou de mer; parmi les volontaires d'un an qui, après avoir fait une année supplémentaire, ont obtenu un brevet d'officier auxiliaire ou une commission; parmi les sous-officiers de réserve ou les volontaires d'un an, munis du brevet de sous-officier, qui satisfont à un examen spécial, et enfin parmi les officiers de réserve auxquels leur temps de service donne droit de passer dans l'armée territoriale; 2° pour les sous-officiers et les employés, parmi les anciens sous-officiers et employés de la réserve et les volontaires d'un an brevetés comme sous-officiers, et aussi parmi les anciens caporaux et brigadiers reconnus aptes k ce nouveau service.

138. Eia compoiltlon de l'armée actlTe. — L'armée active (France et Algérie) se compose (d'après la loi du 13 mars 1875 relative à la constitution des cadres et des effectifs de l'armée active et de l'armée territoriale) :

1° Des corps de troupes de toute arme, savoir : l'infanterie, la cavalerie, l'artillerie, le génie, le train des équipages militaires;

2** Du personnel de l'état-major général et des services généraux de l'armée, savoir : l'état-major général de l'armée, le service d'état-major, le corps de l'inspection de l'administration de la guerre ;

3° Du personnel des états-majors et des services particuliers ;

4® De la gendarmerie ;

5° Du régiment des sapeurs-pompiers de la ville de Paris.

L Troupes, — L'infanterie (293 000 hommes (1) y compris les officiers) comprend 144 régiments d'infanterie de ligne dits « subdivisionnaires » (1 653 hommes), à 3 bataillons de 4 compa-

(1) Les nombres relatifs à la composilion de chacun des corps sont ceux de Teffectif moyen normal de 188G, qui est supérieur à l'effectif moyen réel du budget de 1887.

gnies, avec un Hemi-cadre d*officiers pour le quatrième bataillon (loi du 25 juillet 1887J; en outre, 18 nouveaux régiments (n° 145 à n" 162) ont été créés, dits regionnaires^ à 3 bataillons de 4 compagnies, destinés à occuper certaines places fortes (1611 hommes); 30 bataillons de chasseurs à pied (573 hommes) èi 4 compagnies, plus 2 compagnies de dépôt. Les 6 bataillons d'Afrique ont en général 6 compagnies ;

4 régiments de zouaves (2 656 hommes) à 4 bataillons de 4 compagnies, plus 1 compagnie de dépôt ;

3 régiments de tirailleurs algériens à 4 bataillons de 4 compagnies (2 733 hommes) ;

1 légion étrangère à 4 bataillons de 4 compagnies ;

3 bataillons d'infanterie légère d'Afrique à 6 compagnies;

5 compagnies de discipline, dont 1 de pionniers et 4 de fusiliers. La cavalerie (74 800 hommes et 65 000 chevaux) comprend

82 régiments, savoir :

12 régiments de cuirassiers

18 ■— de dragons

32 — de cavalerie légère (20 de

chasseurs, 12 de hussards)

6 régiments de chasseurs d'Afrique

(1 037 hommes, 930 chevaux)

4 régiments de spahis (1 159 hommes,

1 141 chevaux)

8 compagnies de cavaliers de remonte ; les cavaliers de manège (240 hommes).

L'artillerie (70 300 hommes et 32 600 chevaux) comprend :

19 régiments d'artillerie divisionnaire (27 939 hommes) à 3 batteries à pied, à 8 batteries montées et 2 batteries de dépôt;

19 régiments d'artillerie de corps h 8 batteries montées, 3 batteries à cheval et 2 batteries de dépôt (27 303 hommes) ;

2 régiments d'artillerie-pontonniers à li compagnies (3 612 hommes) ;

10 compagnies d'ouvriers d'artillerie (1 860 hommes);

3 compagnies d'artificiers (315 hommes);

57 compagnies du train d*artillerie (5 142 hommes). Les troupes du génie (11 900 hommes, 980 chevaux) se composent de :

4 régiments de sapeurs-mineurs, de 5 bataillons à 4 compagnies, plus une compagnie de dépôt, une d'ouvriers de chemins de fer, une de sapeurs-conducteurs (10 960 hommes, 733 chevaux).

à 5 escadrons dont un de dépôt (soit 830 hom. et 710 chev.);

Les équipages militaires (12600 hommes et 9100 chevaux) comprennent :

20 escadrons de train à 3 compagnies (270 hommes, 198 chevaux par escadron);

IL Personnel de V étal-major général, — Il comprend l'état-major général (345 officiers), c'est-à-dire les maréchaux de France, les généraux de division, les généraux de brigade et les généraux de la réserve; le service d'état-major, c'est-à-dire les officiers munis du brevet d'état-major au nombre d'environ 300 en temps de paix.

IIL EmployéSy troupes d'administration et autres, — Ils comprennent environ 27 700 hommes : l'état-major particulier de l'artillerie, composé d'officiers et de gardes, dont la mission est d'assurer, en campagne, le service des états-majors de Tartillerie des armées et des corps d'armée et la direction générale des divers services de l'arme, et, à l'intérieur, le fonctionnement des établissements et services de l'arme (manufactures d'armes, fonderies, forgeg, arsenaux, écoles, etc.) ; l'état-major particulier du génie, composé d'officiers et d'adjoints du génie (fortifications, casernement, écoles, etc.); le corps de l'intendance militaire; le corps des officiers de santé militaires; les officiers et sections d'administration ; les sections de secrétaires d'état-major et du recrutement; les aumôniers militaires; les vétérinaires; les interprètes ; les officiers employés dans les bureaux du recrutement, de la mobilisation, des réquisitions et de l'armée territoriale ; les services de la trésorerie et des postes, de la télégraphie militaire et des chemins de fer; les écoles militaires, la justice militaire, les dépôts de remonte, les officiers indigènes en Algérie.

rV. Gendarmerie (25800 hommes et 13000 chevaux). — Elle comprend la gendarmerie départementale à l'intérieur, organisée en 27 légions et en 87 compagnies (décret du 24 déc. 1887) ; la légion de la garde républicaine [Paris) ; la légion de gendarmerie S! Afrique; les 4 compagnies et les 5 détachements (dont un à Tunis) de la gendarmerie coloniale. C'est un corps d'élite, composé d'anciens soldats et chargé de la police administrative, judiciaire et militaire à l'intérieur de la France. Dans presque tous les chefs-lieux de canton, il y a une ou plusieurs brigades de gendarmes à cheval, quelquefois à pied (la brigade se compose de 5 ou 6 hommes); chaque arrondissement forme généralement une lieutenance, commandée par un capitaine ou un lieutenant ou souslieutenant, mais il y en a plusieurs qui sont divisés en deux/( sec-

lions OU même davantage [Lyon, Givors, LArbresle, Tarare) ayant chacune son officier de gendarmerie. Chaque département est commandé par un chef d'escadron; enfin, chacune des légions de gendarmerie est commandée par un colonel ou un lieutenantcolonel.

V. Sapeurs-pompiers de la ville de Paris, — Soldé et entretenu entièrement par la ville de Paris, mais placé sous l'autorité du ministre de la guerre, le corps des sapeurs-pompiers forme un régiment de 2 bataillons à 6 compagnies.

En guerre, les états-majors et les cadres des troupes de Tarmée active s'accroissent par l'adjonction d'officiers auxiliaires, dits officiers de réserve, soldés seulement en temps de service.

139. lien eorp« d'armée et les régulons territoriales. — La plupart de ces troupes sont réparties entre les corps d*armée, qui sont au nombre de 19, dont 18 pour la France, 1 pour l'Algérie, phis un 20' corps d'armée combiné qui, en cas de guerre, serait constitué partie avec des troupes d'Algérie, partie avec l'infanterie do marine. En temps de guerre, il serait même constitué 24 corps d'ordinaire, et de plus, s'il était nécessaire, 8 corps d'armée complémentaires. Chacun des 18 corps d'armée de France, tout organisé pour le temps de guerre, comprend son état- major, 2 divisions d'infanterie, 1 brigade de cavalerie, 1 brigade d'artillerie avec 1 bataillon du génie et un escadron des équipages militaires. Le 19® corps, dont le poste est en Algérie, forme 3 divisions et a une organisation particulière. Les 36 régiments de cavalerie qui ne sont pas compris dans les corps d'armée sont groupés en 9 divisions distinctes. Ces forces pourraient être réunies en quatre ou cinq armées.

Le territoire de la France est partagé en 18 régions territoriales, autant que de corps d'armée, et celui de l'Algérie forme la 19*' région. Le commandement de chacune de ces régions est attribué au général de division commandant le corps d*armée.

Les hommes de la réserve et de la disponibilité résidant dans une région sont versés dans le corps d'armée correspondant, lors du passage sur pied de guerre.

Les régions territoriales sont :

N"*. Gheft-Heax. Départements qui en font partie.

t" Lille Nord, Pas-de-Calais.

î« Amiens Aisne, Oise, Somme; Seine-et-Oise {arrondissement de

Pontoise); Seine {mntons de Saint-Denis et de Pantin, 10«, 19* 20» arrondissements de Paris).

M**. Ciiefs-lioux. Départom^'nts qui en font partie.

3« Rouen Calvados, Eure, Seine-Inférieure; Seine-et-Oise [arrondissements de Mantes et de Versailles); Seine {cantons de Courbevoie et de Neuilly^ !«', 7«, 8', 9«, KS®, 16', 17«, 18* arrondissements de Paris),

i® Le Mans Eure-et-Loir, Mayenne, Orne, Sarthe; Seine-et-Oise

(arrondissement de Rambouillet) ; Seine {cantons de Viliejuif et de Sceaux, 4*, 5% 6e, 13e, 14« an-on^ dissements de Paris), li* Orléans Loir-et-Cher, Loiret, Seine-et-Marne, Yonne ; Seineet-Oise {arrondissements de Corbeil et d'Étampes) ; Seine {cantons de Charenton et de Vincennes, 2*, 3', U*, 120 arrondissements de Pains).

G« Ghâlons-sur- Marne. Aidennes, Aube, Marne, Vosges, Meurthe-et-Moselle, Meuse.

'*" Besançon Ain, Doubs, territoire de Delfort, Jura, Haute-Marne,

Ilaule-Saône ; Rhône {canton de Neuville, 4* et 5® arrondissements de Lyon).

8" Bourges . Cher, Côte-dOry Nièvre, Saône-et-Loire ; Rhône {ar-

ronfiissement de Ville franche).

90 Tours Indre, Indre-et-Loire, Maine-et-Loire, Deux-Sèvres,

Vienne.

10® Rennes Côtes-dn-Nord, Manche, Ule-et-Vi laine.

1 1« Nantes Finistère, Loire-Inférieure, Morbihan, Vendée,

ri" Limoges Charente, Corrèze, Creuse, Dordogne, Haute-Vienne.

13^ Glermont-Ferrand . Allier, Cantal, Loire, Haute-Loire, Puy-de-Dôme; Rhône (cantons de L'Arbresle, Condrieu, Limonest, Mornant, Saint-Symphorien, Sahit-Laurent, Vaugneray).

14e Grenoble Hautes- Alpes, Drôme^ Lsère, Savoie, Haute-Savoi" ;

(Quartier général à Ljon) Rhône (cantons de Givors, Saint-Gcnis-Laval, Vil-

leurbanne, l**", 2*, 30 et 6*^ arrondissements de Lyon).

15e Marseille Basses-Alpes, Alpes-Maritimes, Ardèche, Douches-

du-Rhône, Corse, Gard, Var, Vaucluse.

1G« Montpellier Aude, Aveyron, Hérault, Lozère, Pyrénées-Orientales,

Tarn.

17 « Toulouse Ari^ge, Haute-Garonne, Gers, Lot, Lot-et-Garonne,

Tarn-et-Garonne.

18» Bordeaux Charentn-Inférieure, Gironde, Landes, Basses-Py reliées, H au tes- Pyrénées.

Chacune de ces régions comprend régulièrement 8 subdivisions (en tout 144) commandées par des généraux de division et des généraux de brigade.

Il y a, en outre, deux gouvernements militaires, celui de Paris, qui comprend les départements de la Seine et de Seine-et-Oise et (jui a sous ses ordres une division de cavalerie, et celui de Lyon, dont le titulaire, en résidence à Lyon, est en même temps le commandant du 14'* corps d' armée {Ch'enoble).

140. Les serTlces admiuistraifr». — Les services administratifs sont sous la direction de Tintendance. Ils comprennent les officiers comptables de Tliôtel national des Invalides, des hôpitaux

militaires, des subsistances (vivres et fourrages), de rhabillemenl et du campement, des bureaux de l'intendance, formant les troupes d'administration.

Une armée de 500000 hommes, avec un budget qui s'élève en 1887 à 620 millions (budget ordinaire et extraordinaire), consommant beaucoup en vivres, étoffes, chaussures, etc., a de très importantes relations avec l'industrie et le commerce. On compte 92 établissements de subsistances en France, 29 établissements du service de l'habillement et du campement en France et en Algérie, des hôpitaux militaires.

L'artillerie compte, en France et en Algérie, 32 directions : Bastia, Bayonne, Belfort, Besançon^ Brest, Briançon, Cherbourg, Clermont, Dijon, Dunkerque, Épinal, Grenoble, Laon, Langres, La Rochelle, Lille, Lyon, Maubeuge, Nice, Perpignan, Reims, Toul, Toulon, Toulouse, Verdun, Fernon (Eure), Versailles, Vincennes, — Alger, Constantine, Oran, Tunis. Le dépôt central de l'artillerie est à Paris. On compte, en outre, comme dépendances de l'artillerie : la fonderie (et l'école de pyrotechnie militaire) de Bourges; 3 manufactures d'armes {Châtellerault, Saint- Etienne, Tulle); 12 poudreries (v. §148); une inspection des forges {Paris) et 5 sousinspections (Besançon, Mézih^es, Nevers, Rennes, Touloiise); Y a,ie\ier d'arconnerie de Saumur; 7 ateliers de construction {Angers, Avignon, Bourges, Douai, Rennes, Tai^bes) ;un atelier de construction h Vemon.

Il y a 5 commandements régionaux du génie {Châlons, Lille, Lyon, Montpellier, Alger) et un commandement dépendant du gouvernement militaire de jPam. Il y a 40 directions : Amiens, Bastia, Rayonne, Belfort, Brest, Briançon, Besançon, Bordeaux, Bourges, Châlons, Clermont, Dijon, Dunkerque, Epinal, Grenoble, Laon, Langres, Lille, Limoges, Lyon, Le Mans, Marseille, Maubeuge, Nantes, Nice, Orléans, Paris, Perpignan, Reims, Rennes, Rouen. Toul, Toulouse, Tours, Vei'dun, Versailles, — Alger, Constantine, Oran, Tunis (une 41« à Hanoï).

On compte, comme dépendance du service du génie : le dépôt des fortifications à. Paris, la galerie des plans en relief aux Invalides, le service des parcs du génie à Satory, la brigade topographique dont le centre est à Dijon et qui est rattachée au service des travaux géographiques.

Il y a 19 dépôts de remonte.

141. lia JusticD milUaire. — Les militaires, les individus assi miles aux militaires et les citoyens accusés de crimes contre la

sûreté de TÉtat dans les places mises en état de siège, sont justiciables des conseils de guerre , composés de 7 juges militaires en activité de service, d'un commissaire du Gouvernement, d'un rapporteur et d'un greffier. Les jugements rendus par les 28 (un au chef-lieu de chacun des dix-huit corps d'armée continentaux, deux k Parisy un à Ltjon, six en Algérie ou à lunis) conseils de guerre peuvent être jugés en appel, et souverainement par un des deux conseils de révision : Paris pour la France européenne, Alger pour l'Algérie et la Tunisie.

Les militaires condamnés sont envoyés aux ateliers de condamnés aux travaux publics (au nombre de 6 en Algérie), ou aux pénitenciers militaires (au nombre de 6, dont 4 en Algérie).

142. lies écoles. — VÉcole polytechnique fournit des candidats aux services militaires et civils; VÉcole supérieure de guerre, à Paris, reçoit des capitaines, lieutenants et sous-lieutenantg admis au concours après cinq ans de service ; ils sont instruits en vue du service de l'état-major. Il y a, en outre, VÉcole d^applicalion du génie et de l'artillerie de Fontainebleau (à Metz avant 1871), composée d'élèves sortis de l'Ecole polytechnique et ayant le rang de sous-lieutenants ; VEcole d'application de cavalerie de Saumur, où sont admis des lieutenants, des sous-lieutenants, des sous-officiers pour apprendre la théorie et la pratique du maniement du cheval de guerre ; VEcole spéciale militaire de Saint-Cyr, où des jeunes gens âgés de 17 à 21 ans et des militaires âgés de moins de 25 ans sont admis tous les ans à la suite d'un concours et sortent, après deux années d'études, comme sous-lieutenants dans l'armée ; VÉcole de médecine et de pharmacie militaires du Val-de- Grâce; VÉcole militaire de l'artillerie et du génie à Versailles; VÉcole militaire d'infanterie de Saint-Maixent (Deux-Sèvres) ; VÉcole d'administration de Vincennes; l'école centrale de pyrotechnie de Bourges; VÉcole normale de tir k Châlons; les écoles régionales du camp de Châlons, de celui du Ruchard près de Tours, de celui de la Valbonne, près Lyon; VEcole normale de gymnastique de Joinville-le-Pont ; les 19 écoles régimentaires d'artillerie (une par corps d'armée) ; les 4 écoles régimentaires du génie {ArraSy Grenoble, Montpellier, Vej'sailles) ; le Prytanée militaire de la FlèchCy où des fils d'officiers sans fortune et de sous-officiers morts au champ d'honneur reçoivent l'instruction secondaire; les écoles d'enfants de troupe, dites écoles militaires préparatoires, OiUxAndelys, k Autun, à Biliom {Puy-de-l^ôme), k Boulogne-sur- Mer, à Saîjit- Hippolyte-du-Fort (Gard), à Rambouillet.

6® section.

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