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II. — Le Massif central

Caractère général; formes; grandes divisions; étendue. — Le groupe de montagnes que l'on appelle Massif

central n'occupe pas le

centredela France, puisque H» 3

son rebord méridional est tout proche de la Méditerranée, sa pente occidentale à 200 kilomètres du golfe de Gascogne, tandis que ses derniers relèvements du nord sont à i et 500 kilomètres de nos mers du nord. La surface couverte par ce groupe est de 130000 kilomètres carrés : entre les deux rebords les plus éloignés l'un de l'autre il y a environ 300 kilomètres. L'altitude Fig.l3.^Sectionnementdumassif central moyenne du Massif central par de grandes vallées lluviales.

est d'environ 500 mètres.

Les pentes du Massif central sont multiples. S'il est vrai de dire d'une manière générale que les plus hautes terres

FRANCE ET SES GOtOMES, CL. 3e. 3

se rencontrent au sud-est, dans les Gévennes, el que.l'allure générale de rabaissement des pentes est du sud-est an nordouest, on doit cependant observer que de vastes coupures comme les vallées de la Loire et de l'Allier, constituent une variété de pentes intérieures aussi importantes que les pentes du pourtour.

C'est l'observation de cette multiplicité des pentes qui permet de comparer le Massif central à un trident dont le support serait constitué par le système des Gévennes, la dent occidentale par le plateau d'Auvergne, la dent orientale par les monts du Vivarais, du Lyonnais, du Beaujolais et du Gharolais.

Description du Massif central ; montagnes entre Loire et Rhône. - La branche orientale des monts du .Massif central comprend une série de hauteurs qui vont décroissant du sud au nord : ce sont les monts du Vivarais, du Lyonnais, du Beaujolais, du Maçonnais et du Gharolais. Un premier groupe, celui des /non/s du Vivarais, se développe du nord-nord-est au sud-sud-ouest, jusqu'au nœud d'où descend l'Allier vers la Loire, et le Ghassezac vers lArdèche. Les massifs granitiques et volcaniques qui le composent, sont, pour la plupart, sans végétation j c'est seulement sur les pentes intérieures que l'on voit des forêts, des prairies et des étendues cultivées.

Les points culminants du Vivarais sont : le Tanargue 1520m. ,grandecrête saillante de granit entre le Ghassezac et lArdèche, le Gerbier des Joncs (1652 m. i, cène volcanique d'où descend la Loire; le Mécène (1754 m.), également d'origine volcanique, ancien cratère qui domine de 400 mètres son piédestal de granit.

Les monts du Lyonnais sont limités par les sillons où coulent le Furens et le Gier et l'entaille formée par la vallée de la Brevenne : ce sont des monts de granit et de gneiss dont le point culminant, Signa/ de Saint- André, s'élève à 1)37 mètres. Le massif dp Tarareov dominent les porphyres leur est supérieur en altitude i I 004 m. .

Dans les monts tlu Beaujolais, que les vallées des affluents de la Saône et de la Loire entaillent profondément, on observe un curieux mélange de roches granitiques et de roches porphyriques. Le plus haut mont du Beaujolais est le Smnt-Rigaud (1012 m. .

LES SYSTÈMES INTÉRIEURS. — LE MASSIF CENTRAL. IVô

Les monis du Maçonnais marquenl la fin iln massif au Qord-ouesl ou plutôt forment transition entre les hautes terres g'ranitiques des munis orientaux «lu Massif central el les plateaux de calcaire jurassique <le la Bourgogne el de Ja Franche-Comté. Leur partie méridionale, aux croupes de granits, de contours mous, rappelle les monts du Lyonnais, tandis que les plateaux calcaires du uord annoncent déjà la grande zone de plateaux jurassiques. Leur altitude décroit du sud au nord : déjà aucun somme! du Maronnais n'atteint 8(10 mètres.

Les monts du Charolais s. ml un massif granitique de médiocre altitude auquel s'adossent des plateaux à terrasses calcaires. Ils présentenl le plus souvenl l'allure de plateaux mollement mamelonnés : le point culminant, le Saint- Vincent, n'est haut que de 603 mètres.

Branche médiane du Massif central entre la Loire et l'Allier. — La branche du Massif central comprise entre la Luire et l'Allier se compose de la série des munis duVelay, du Forez, du Livradois, des Bois Noirs et de la Madeleine.

Les mon/s du Velay ne sont autre chose que la région occidentale des monts du Vivarais, lia ni es terres granitiques dont le piédestal en forme de plateaux est recouvert de coulées de lave, dont les sommets sont d'anciens volcans. Le point culminant est le Bois-de-V Hôpital (1423m.); toute cette région est connue pour ses « orgues », colonnades basaltiques qui se dressent souvent à 10 et 50 mètres audessus du niveau du reste de la montagne: telles sont les orgues cFEspaly.

Le sillon de la Dore sépare en deux tronçons les montagnes qui continuent vers le nord les crêtes du Velay.

Les monts du Forez, masses de granits rayés de sillons basaltiques, se développent à l'esl de cette rivière; leur sommet de Pierre-sur-Haute (1640 m. compte parmi les plus hauts du Massif (-entrai.

Les monts du Livradois, purement granitiques, étagenl à l'ouest de la Dore leurs sommets de 1 100 à 1200 mètres.

Le massif des Bois-Noirs, ainsi nommé à cause de sa belle végétation forestière, dépasse à peine celle altitude au Puy-de-Montoncel (1292 m. , puissante pyramide de porphyre ; la même roche domine dans les monis de lu Madeleine, comme revêtement des granits subjacents.

( les montagnes sont entourées au nord, à l'est età l'ouest, d'une zone de plaines tertiaires: Limagne, Bourbonnais et Forez, dont la fertilité contraste avec l'aridité dos hautes terres avoisinantes.

Branche occidentale entre l'Allier, la Dordogne et la Sioule. — Cette branche occidentale est une sorte de masse triangulaire que le val du Lot coupe du mont Lozère et des plateaux des Gausses. Elle se compose des monts de la Margeride, de l'Aubrac, des monts d'Auvergne, Manques

vers l'ouest des plateaux de la Marche et du Limousin.

Les monts de la Margeride sont un grand éperon de terrains granitiques; leurs crêtes sont fort peu entamées par les cols et

dépassées de très peu par les sommets. Ainsi, le point culminant, le Suc- Randon, est à peine supérieur i 1554 m. i à l'arête montagneuse «les environs qui se dresse à 1 i<>0 mètres. Les monts de la Margeride, mieux exposés aux vents de l'ouest, sont plus riches en sources, en bois el en prairies que les monts du Vivarais et du Yelay.

On appelle monts d'Aubrac la branche occidentale du massif du Gévaudan. Ce son! des montagnes composées d'un épais revêtement basaltique sur un soubassement de granit. Les monts d'Aubrac sonl couverts des plus beaux pâturages qu'il y ail sur le Massif central.

On appelle monts d'Auvergne un ensemble de quatre grands massifs qui forment le dernier relief caractéristique du Massif central à l'ouesl : les monts «lu Cantal, le Gézallier, le mont I tore el les monts I >ôme.

Les mon/s du Cantal se développenl par une série de planêzes ou plateaux de basalte el de lave, et d'anciens

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Fig. 14. — Épanchement volcanique de la France centrale.

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