LES SYSTÈMES INTÉRIEURS. — LE MASSIF CENTRAL. '.M
cônes volcaniques, sur une surface deplusde60 kilomètres. Le plus haut sommel esl précisémenl un ancien cône volcanique, le Plomb du Cantal I 864 m. .
Le Cézallier (1555 m.) esl un plateau, une planèze, comme on dit dans le pays, beaucoup moins accidenté que le Cantal.
Lemassif du mont Dore consiste aussi en la superposition d'une forte enveloppe de laves sur la base granitique du Massif central. Un de ses sommets, l'ancien cratère «In Pity </<■ Sancy 1886 ni. . est le point culminant de la France.
Les volcans des monts Dôme ont été formés à une date plus récente que ceux du Cantal: aussi les formes y ontelles été mieux conservées. <>n leur donne aussi le nom de chaîne des Puys, du nom des hauteurs volcaniques qui Influent les points culminants. Le plus haut des anciens volcans de cette région est le Puy-de-Dôme 1 165 m. .
Plateaux de l'ouest du Massif central : Marche et Limousin. — Sur sa pente occidentale, le Massif central, déjà moins haut, ne porte plus d'épanchemehts de roches éruplives sur de vastes surfaces, comme en Auvergne. Les plateaux qui s'y développent n'ont guère en moyenne que 100 mètres d'altitude. Les sommets y sont formés par des môles de granits et de schistes cristallins. Tels sont les monts Besson 984 m. ci Odouse 954 m. , helles croupes de granit enveloppées d'ailleurs de terres meubles sur lesquelles il y a de riches pâturages. Comme le Limousin, la Marche est un pays de plateaux monotones formés de granitsel de schistes cristallins : leur point le plus élevé est \epuy (lr Sauvagnac 720 m. .
Section méridionale du Massif central. — Au sud-est et au sud. le Massif central a pour mur de soutènement les Cévennes. Dans le langage du pays, on ne donne ce nom de Cévennes qu'à un massif bien isolé et déterminé dont le centre est VAigoual; mais l'usage s'est établi d'appliquer ce terme à toute la série des montagnes limitée d'un côté par la vallée du Chassezac. et de l'autre par la dépression de Naurouse. Ainsi considérées, les Cévennes sonl une chaîne de 300 kilomètres de développement comprenant les monts il h Gévaudan, le- Garrigues, les monts (h
VEspinouse el la montagne Noire, montagnes qui comptent toutes parmi 1rs plus sèches de France, puisque d'autres hauteurs 1rs masquenl des vents d'ouest. Dans [es monts du Gévaudan le massif du Lozère dresse à 1700 mètres la cime granitique de Finiels qui domine îles plateaux
désolés. Le beau massif de VAigoual ir>r>? m. est presque aussi haut.
Les Garrigues, ainsi appelées parce qu'elles sent couvertes de garnis ou chênes-kermès, sont de médiocres plateaux calcaires de '••on à 1000 mètres. Les monts granitiques de VEspinouse sent plus élevés de 2 à 300 mètres.
La série des Cévennes se termine au col de Naurouse, qui n'est qu'à 190 mètres d'altitude.
Al'ouesl des Cévennes s'appuient deux séries de plateaux, les Ségalas ou « terres à seigle » îles régions granitiques, et les causses OU (''tendues calcaires. Ainsi le causse de Sauveterre, haut de 800 à 1 200 mètres, s'appuie au mont Lozère. A l'Aigoual s'adossent, plus au sud, le causse Noir et le causse do Larzac.
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