LA SEINE
Hotte-, Les affluents qui contribuent le pins à la grossir sonl la Saulx, alimentée elle-même par VOrnain, jolie rivière du pays de Bar, puis VOurcq, la Biaise, le Grand-Morin et le Petit-Morin. Le confluent de la Marne avec la Seine est à Charenton près de Paris.
L'Oise (302 kilom. , née en Belgique dans la vallée de Chimay, à 230 mètres d'altitude seulement, est le pins régulier el le plus navigable des affluents de la Seine. Le principal affluenl de l'Oise est YAisne, grossie de l'Aire : ces civières lui apportenl les eaux de l'Argonne. L'Oise conflue dans la Seine à Pontoise.
Fig. 22. — La Seine maritimi
\j Eure venue des coteauxdu Perche, grossie de VA vre el île 17/071. esl en temps ordinaire ce qu'est la Marne à l'époque des plusrudes sécheresses; elle roule un volume presque constant de <S à 11) mètres cubes d'eau amassée sur les pentes imperméables du Perche et dans le pays chartrain.
A Paris, la Seine n'est qu'à 25 m. d'altitude, et cependant te lit a un développement de plus de 180 kilomètres en ligne droite de Paris au Havre. Là commence la série des courbes du fleuve, particulièrement prononcées entre Elbeuf et l'embouchure. La Seine coule, dans la dernière partie de son cours, cuire deux rangées de collines dont les crêtes dominent quelquefois la vallée d'une centaine de mètres; elle touche successivement les deux rebords du large sillon où elle est enfermée. A Mantes, il ne reste pins que
11) mètres de pente à franchir el seulement 5 à Rouen. Là commence la Seine maritime ; l'influence des marées s'y
l'ait sentir ; les travaux modernes ont réduit la largeur de celte partie du fleuve el accru la profondeur pour rendre le port de Rouen accessible aux grands navires. L'estuaire s'ouvre au delà de Quillebeuf, où les deux rives sont éloignées l'une de l'autre de plus de 2 kilomètres; entre le Havre el Ronfleur la largeur est quintuple.
Régime de la Seine. — La Seine éprouve rarement des crues violentes. De 1733 à LS8-J, on n'a observé que -'ïl crues dépassant .") mètres à Paris, et 2 seulement atteignant 7 mètres. Au plus bas étiage, le fleuve débite 72 mètres cubes; le plus souvent il en roule une moyenne de 300. La grande crue de ISTli n'a pas porté le volume de la Seine à plus de 1660 mètres. Cette régularité du fleuve lient surtout à la régularité du climat qui est caractérisé par des pluies fréquentes mais en général douces el qui se répartissent sur un grand oombre de jours. Assurément la qualité perméable d'une grande partie des terrains où coulent la Seine et ses affluents exerce aussi une influence sur ce régime : mais ce n'est ni la seule cause, ni même la plus importante. Le fleuve de Seine est doux comme le climat sous lequel il coule.
Cette régularité dans le débit entraîne la régularité dans le régime du lit. Peu ou point de divagations et de taux lils si nuisibles à la navigation; peu on point de ferres perdues pour l'agriculture sur les rives, grande facilité donnée à l'homme d'encaisser el de rendre plus navigable encore le sillon naturel, voilà en quelques mots les avantages de notre Seine dont le bassin nourrit plus de 7 millions d'hommes, c'est-à-dire plus d'un cinquième de la population
sur un septième de la superficie.
Fleuves côtiers de Normandie et de Bretagne. — Os deux provinces, arrosées par des pluies abondantes, mais d'un relief assez haché quoique modeste, sont drainées par un grand nombre de petits Meuves cèliers. au cours régulier comme l'humidité même du pays, et dont les estuaires surbaissés soi il plutôt des portes d'entrée de la mer àl'intérieur des continents que des portes de sortie des eaux douces.
UQme (158 kilomètres a sa source dans l'angle que
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forme Je rapprochement du Merleraulf et des collines de Normandie ; sa vallée moyenne est sinueuse, étroite et boisée, dans le Bocage normand: son cours inférieur serpente à plat dans la plaine de Gaen. Ses eaux ont été utilisées pour l'alimentation du canal de Gaen à la mer.
La Vire 130 kilomètres . fleuve de Saint-Lô cl du Bessin, est issue aussi des collines de Normandie. Les collines du Maine envoient à la haie du Mon! Saim^Michel la Sélune et le Couesnon.
En Bretagne, la Rance 1 1 < > kilomètres , issue du liane oriental du Menez, aboutit au large estuaire de Saint-Malo, que le tint marin remonte au loin. UOdet ou rivière de Quimper, le Scorf el leBlavet, ers deux derniers débouchant dans le golfe de Lmienl. onl exactement le même caractère d'estuaires remontés par l'océan. Le fleuve du >[\<\ de la Bretagne, la Vilaine 225 kilomètres: est beaucoup plus riche en eau douce. Née sur les collines du Maine, elle fini! dans mi estuaire semé de bancs de sable et où il n'y a qu'une passe ('truite.