‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 33 sur 124 · L'ADOUK ET LES FLEUVES CÔTIERS DES LANDES · texte numérisé non relu

L'ADOUK ET LES FLEUVES CÔTIERS DES LANDES

La réunion de la Dordogne el de la Garonne forme l'estuaire de la Gironde. Cet estuaire va s'élargissanl d'abord, puis se rétrécit pour n'être plus que de 5 kilomètres entre les pointes «le Graves el de Royan. La Garonne était large de 5 à 600 mètres devanl Bordeaux. L'estuaire de la (iironde, divisé en deux E chenaux, a des profondeurs de 10 mètres en moyenne à basse mer, de 13 dans les rades de Pauillac el du Verdon.

Débit et régime. — Le fleuvede ( laronne débite

'M mètres cubes à l'étiage, 12000 en crue exceptionnelle, 650 en moyenne. La Dordogne roulerait une moyenne de ioOmètres cubes. Des deux branches c'est la Dordogne qui a la plus grande régularité : la Garonne esl beaucoup pins redoutable par ses sécheresses el par ses cinés. Mais la marée qui la relève au loin a t'ait de Bordeaux un excellent port, aidé d'ailleurs, depuisqu'on emploie des navires de très grand tonnage Pauillac et du Verdon.

o à ko f. 1 1 ko a /oo m tzJ

/OO ai 2ûOm ^m^A-2oo met jP/us HH <1) Embouchure jusqu à la fm du XIVe S'écle (2j .. deJa fin du XIV? Siècle, à I5 7J

lt. 20. — Les embouchures successives de l'Adour el le gouf du cap Breton.

par les avant-ports d<

L'Adour et les fleuves côtiers des Landes. — UAdour, long de 335 kilomètres, naît dans les monts de Bigorre, à 1 930 mètres d'altitude. Il descend la belle vallée de Campan, reçoit le trop-plein du lac Bleu et devient fleuve de plaine en aval de Tarbes. Son plus bel affluent est le gave de /'(tu 172 kilom. i augmenté du gave d'Oloron, qui descend du Vignemale, Le gave de Pan vienl d'un glacier de

^<SO<> mètres d'altitude, franchit la cascade de Gavarnie, et recueille un tel nombre d'affluents, qu'à son confluenl avec le maître fleuve l'Adour, il en septuple le volume. Le débit de l'Adour varie d'ordinaire entre 200 el 250 mètres cubes: en temps <le crue, il peut être doublé.

L'abondance des alluvions el aussi le travail de la mer ont amené des déplacements de l'embouchure de l'Adour.

Sur les contins franco-espagnols, la petite rivière de la Bidassoa !?<> kilom.) trace pendant quelque temps la frontière entre les deux pays.

Page 1