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LES FLEUVES DU SUD-OUEST. — LA GARONNE ET L'ADOUR. GI

la Neste qui draine les neiges du massif de Neouvielle, le Salât venu d'une source de 2000 mètres d'altitude, et surtout VAriège l63kilom.). C'est un fougueux torrent né sur le territoire d'Andorre cl qui descend d'une pente extrêmement rapide jusqu'à Poix, il débouche dans une grande plaine d'alluvions où s'élève In ville de Pamiers cl conflue en amont de Toulouse.

Quand il y a excès de pluies et trop rapide fonte des neiges dans les Pyrénées, Toulouse subit des inondations terribles, comme celle de 187.") qui, liante de 10 mètres, rusa le faubourg de Saint-Cyprien.

Le cours moyen; les affluents du Massif central : le Tarn et le Lot.

— Le Tarn cl le Lot sont des torrents d'une pente moins accidentée que celles des rivières pyrénéennes, niais d'nn régime singuliè rement plus désordonné. Le

Tarn (375 kilom.) naît ;'i 1 .">!> mètres d'altitude sur la pente sud du massif de la Lozère. Grossi du Tarnon, le Tarn s'engage vers Ispagnac dans la région des causses et, sur une longueur de plus de 50 kilomètres, développe ses méandres appelés canons <lu Tarn entre les causses Méjean et Sauveterre. Sorti de la montagne au saut de Sabo, il reçoit encore VAgout, arrose Montauban et rejoint

Le bassin de la Garonne.

cl pluies.

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la Garonne après un cours de 375 kilomètres. Le plus important affluent du Tarn est VAveyron 240 kilom.), venu du pays montagneux du Rouergue. Le Tarn est quelquefois réduit par la sécheresse à 20 mètres cubes et gonflé par les pluies jusqu'à 7 000 mètres cubes.

Le Lot parcoûrl 480 kilomètres H arrose avec ses affluents une très vaste région. Il jaillit sur le versant septentrional du massif «le la Lozère, à 1500 mètres environ d'altitude, puis longe le talus septentrional du causse de Sauveteur et le pays du massif granitique d'Aubrac. Entré en plaine à Villeneuve (55 m, |, il rejoint la Garonne à une altitude d'environ 30 mètres. Son principal affluent est la Truyère | 1?.") kilom. qui recueille les eaux des monts d'Aubrac et d'une partie des monts de Margeride et du (-ardai. Le Lot appelle parfois à la Garonne moins de !<• mètres cubes, parfoisaussi plus de 5000 mètres cubes. G'esl doue un redoutable torrent comme le Tarn.

Affluents de gauche du cours moyen. — Dans son cours moyeu la Garonne reçoit à gauche de pauvres rivières venues du plateau de Lannemezan, la Save (150 kilom. . la Gimone b">~> kilom.;, le Gers 180 kilom.), la Baïse (190 kilom. . Il faut, pour soutenir foules ces médiocres rivières, leur prêter par canalisation l'eau des torrents pyrénéens, notamment de la Neste.

Le cours inférieur ; la Dordogne; la Gironde. — Dans le cours inférieur aboutit le grand affluent de la Dordogne, longue de i96 kilomètres. La Dordogne sort, sous le nom de Dore, à plus de 1 700 mètres d'altitude d'une croupe du Puy de Sancy. Longtemps le torrent, grossi du Chavanon, coule à travers îles gorges profondes. A Dort, il passe au pied de la fameuse colonnade de basalte des célèbres orgues qui se dressent à .'!.">»> mètres au-dessus de la rivière. La Rhue lui apporte les eaux du Mord Dore et du (V'zallier. Elle n'est plus qu'à 50 mètres d'altitude quand elle reçoit la Vezère 192 kilom. venue du plateau de Millevache, et grossie par la Corrèze dans son cours inférieur; elle reçoit encore par VJsle, rivière de Périgueux, des eaux limousines abondantes el régulières. Au confluent, la Dordogne profonde mais vaseuse, a 1 400 mètres de rive à rive,

c'est-à-dire lui) mètres de plus que la Garonne,

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