LES LACS ET LES MARAIS
Lacs du Jura. — Notre Jura ;i «1rs lacs de val, de cluse du de combe. Les lacs de val, comme celui de Saint-Point, s'allongenl entre deux rives parallèles, tandis que les lues de cluse, comme celui de Nantua, sont ('droits et profonds . Les lacs de combe occupent le plus souvent îles dépressions à peu près circulaires dans l'arène de ces amphithéâ - 1res naturels
qu'on appelle des
combes. Fig. 29. — Anciens bassins lacustres du Valais et
de Savoie.
Lacs Pyrénéens. — La brièveté îles vallées pyrénéennes empêche, dans ces montagnes, de grands développements lacustres. Les charmants lacs de Gaube, <YOo. de Rios, de Lourdes, ne dépassenl pas 3 kilomètres carrés. Ils sont situés à île grandes altitudes, dans des cirques restreints, ou au débouché des vallées dans la plaine.
Lacs des Vosges. — Les Vosges comptent quelques lacs beaucoup moins grands encore que ceux du Jura, mais que la beauté des paysag-es a rendus célèbres, comme ceux de Gérardmer, de Longemer et de Retournemer. Leurs eaux s'écoulent à l'ouest, dans la Vologne, pour rejoindre la haute Moselle.
>nv N- yTorêt de Montréal
'MW'/IÀÀ
Fig. 30.
Un lac de « cluses ». Le lac de Nantua.
Lacs du Massif central.
Les hautes terres du Massif
(.Hoi.KAPHIE PHYSIQUE.
central emprisonnent quelques lacs. En Auvergne, le lac Pari?i occupe le cratère d'un ancien volcan à 1200 mètres d'altitude. Dans le Vivarais, le lac dlssarlès, à peu près de même dimension, est situé à 200 mètres plus bas que le Pavin.
Lacs de plaine. — Nos plaines sont pauvres en lacs. Tout au plus peut-on citer, comme exemple de lac de plaine, le
lac de Grandlieu, uappe de 7000 hectares entou • rée de marécages. Il déverse le trop-plein de ses eaux dans la Loire par l'Achenau.
c/'/ssarfè
âàâàmMm
■T. g.inv.
P.B.Jel.
Fi?. 31. — Un ancien cratère du Vivarai Le lac d'Issarlès.
Etangs et marais. — Sur notre sol. si bien cultivé oMlepuis tant de siècles, on a asséché le plus grand nombre îles étangs et îles marais.
Ainsi le plateau marécageux de la Bombes a été asséché sur plus des deux tiers de sa surface, en moins d'un demi-siècle. Le plateau lorrain, où se sont conservés l'étang ^de Lindre el celui de Gondrexange, a été aussi fort asséché. Au sudouest, les dunes de l'océan, en interceptant l'embouchure des rivières, ont formé une série d'étangs, ceux d'Hourtin, de Lacanau, de Biscarosse, etc., etc. Il y a aussi des étangs côtiers sur nos côtes du Roussillon et >\\\ Languedoc, ceux de Sijean, de Tlmu. Ar Maguelonne, de Mauguio, de Valcarès.