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CHAPITRE XV

Sommaire.

Longueur des côtes françaises : 2 700 kilomètres dont 2 07â sur l'Atlantique et les mers secondaires et G25 sur la Méditerranée.

Mer du Nord et Manche. — Mer du Nord, côte presque rectiligne de 70 kilomètres ; dunes. — Le Pas-de-Calais, falaises de craie, caps Blanc-Nez et Gris-Nez. Jusqu'à l'embouchure de la Seine, trois sections: Boulonnais, Marquenterre et pays de Caux. Calvados, roches de Grand-Camp, îles de Saint-Marcouf et de Tatihou, Côte rocheuse du Cotentin occidental : pointe de Barfleur, cap de la Hague, Nez-de-Jobourg ; rocs détachés du continent : Mont Saint-Michel, iles Chausey, les Minquiers, Jersey, Guernesey, Aurigny. Le raz Blanchard et le passage de la Déroule.

Littoral breton entre la haie du Mont Saint-Michel et l'embouchure de la Loire: grande variété de contours el de luîmes, prédominance des roches dures. Golfe de Saint-Malo, baiedela Rance, Saint-Brieuc, Paimpol, presqu'ile de Léon.

Côle de l'Atlantique. Entre la pointe Saint-Mathieu et la pointe du Raz. rades de Brest et de Douarnenez; entre le Raz et la pointe de Penmarch, haie d'Audierne : côte moins élevée, mais encore découpée : anse de Bénodet, presqu'île de Quiheron. haie du Morbihan, pointe du Croisic. port de Lorienl. Action érosive de la mer sur les côtes bretonnes : grand nombre d'îlots détachés : île Bréhat, île d'Ouessant, île de Sein, île de Groi\. etc.

Caractère généralement plat du littoral situé entre l'embouchure de la Loire et celle de la Gironde; pointe Saint-Gildas, haies de Bourgneuf et des Sables-d'Olonne, ports de Rochefort et de la Rochelle menacés par l'invasion des sables. Iles de Noirmoutiers, d'Yen, de Ré, d'Oléron.

Côte des Landes et des Pyrénées : dunes landaises, pas de golfes, saut le bassin d'Arcachon.

Aperçu général. — La Fiance est baignée au nord et au nord-ouest par la mer du Nord et la Manche, à L'ouest par l'Atlantique, au sud par la Méditerranée. Ses côtes, Corse non comprise, ont un développement d'environ 2 700 kilomètres, dont 2(175 sur l'océan et les mers secondaires du nord, 025 sur la Méditerranée. Chacune de ces deux grandes faces du littoral français peut être divisée en plusieurs sections, suivant les différences de composition géologique et de relief.

Les mers du Nord et du Pas-de-Calais. — La France possède 70 kilomètres de côtes sur la mer du Nord, entre la frontière belge et le Pas-de-Calais. C'est un littoral bas et déprimé, à l'issue dune plaine jadis occupée par la mer et

que le travail de l'homme ji conquise. Aussi la mer du Nord, où se continue la pente de cette plaine, est-elle pou profonde, par exemple au large de Dunkerque où il y a une si curieuse alternance de fosses et de bancs.

La côte esl presque rectiligne, peu découpée; les ports ont dû s'établir aux bouch s de petits fleuves eôtiers, comme Gravelines à l'embouchure de l'An. De là l'importance des indentations où sont les ports de Dunkerque et de Calais que de récents travaux ont améliorés.

Vers Calais la mer se resserre entre la France cl

Fie. 32. — La rade Je Dunkerque et les Moëres.

l'Angleterre et forme le détroit du Pas-de-Calais. Les profondeurs y sonl un peu plus considérables que sur la côte de la mer du Nord. Cependant des bancs de sable, le Colbart cl le Banc Rouge, obstruenl encore celte passe de 32 kilomètres, nue de celles où le pins grand nombre de navires se croisent.

La terre n'est pins si basse ; à l'ouesl de Calais, se dresse une ligne de falaises de craie, semblables à celles que l'on voit sur la côte anglaise en face. Les caps Blanc-Nez et Gris-Nez sont l'un à L00, l'antre à 50 mètres au-dessus

du niveau de la mer. Les vagues, très violentes dans cet

étroit passade, travaillent sans cesse à la destruction des falaises qui reculent d'environ 25 centimètres par an.

Artois et Boulonnais ; Picardie et pays de Caux. — Du cap Gris-Nez à l'embouchure de la Seine se développe, avec des aspects divers, une côte <pù est le débouché des riches domaines de la Seine et de la Somme. Trois sections s'y distinguent : le Boulonnais, le Marquenterre et le pays de Caux.

Les falaises de calcaire jurassique du Boulonnais, entamées par une violente érosion marine, sont beaucoup plus découpées que la Côte flamande. Ainsi on a profité (l'une forte indentation de la ligne littorale entre ces falaises pour établir et développer le port de Boulogne. Le eap iYA/prcr/i 49 m. y est saillant et se prolonge au loin vers le sud.

Au nord de l'embouchure de la Somme reparaissent les Passes plages d'alluvions. Là, comme en Flandre, l'homme a arrêté l'invasion de la mer par le drainage et la plantation. Mais les seuls abris et ports de ce littoral déprimé sont les embouchures des fleuves côtiers, Ganche, Authie et Somme., dont les passes s'envasent et se comblent lentement. Montreuil, Étaples, Saint- Valery-sur-Somme, sont des ports en décadence dont la nier se sépare de plus en plus par des apports.

Au sud de l'embouchure de la Somme jusque vers l'estuaire de la Seine, le relief de la eôte est formé par une suite de falaises crayeuses dont quelques-unes dominent les Ilots de plus de ici) mètres. Les caps, comme la pointe d'Aillif, le cap d'Antifer, le cap de la Hève, sont les murailles les plus avancées de la falaise. Les golfes sont largement ouverts et mal abrités entre deux fialaises au débouché d'une valleuse. Il a fallu approfondir la Seine et draguer le golfe où elle débouche pour lui maintenir le rôle de débouché de l'intérieur : Dieppe, Pécamp et Saint- Valery-en- Gaux sont les principaux refuges de ces rives peu hospitalières.

La nier est peu profonde, 40 mètres environ, entre notre littorel cauchois et l'Angleterre. A la base dos falaises et assez loin se sont accumulés sur le fond des débris de ces falaises (pie détruit le Ilot. La mer démolit très rapidement les falaises, en délavant leur craie et en arrachant les lûmes

des galets qu'elle lance ensuite à l'assaut de ce i|ni reste de anciennes assises.

Le Calvados et le Cotentin oriental. — La côte normande du Calvados forme une transition entr le littoral à falaises crayeuses du pays de Gaux, el les péninsules de roches anciennes du Cotentin el de la Bretagne. Les collines de Normandie et du Merleraull n'étant pas en contact avec la mer, la côte est en général plate, tantôt développée en belles grèves sablonneuses, tantôt bordée de petites dunes ou même de collines médiocres; les falaises ne sont continues qu'entre Port-en-Bessin el la baie de la Vire. Au large un cordon de roches, sur lesquelles vint se briser le navire de l'Invincible Annula, qui donna son nom au Calvados. « Salvador », court en face de plages sablonneuses. Les principaux rochers sont, avec les Cal endos situés au nord de Courseulles. les roches de Grand-Camp, à l'est de la baie de la Vire. Quelquefois les bancs de sable se prolongent très loin au large, connue ceux i|ui, à 6 kilomètres du littoral. forment les lies de Saint-Marcouf el de Tatihou.

La plupart des abris consistent dans les estuaires des fleuves côtiers; ils n'ont permis que l'établissement de petits ports de pèche ou de cabotage, comme Courseulles et [signy. Mais déjà au nord-est du Cotentin, la rade de la

Hougue annonce une côte plus découpée. C'est le seul

golfe hospitalier entre la baie de la Seine et Cherbourg,

sur un espace de plus de 50 lieues, tandis qu'en lace l'Angleterre a d'excellents ports connue Portsmouth et Soutint ni| il on.

Cotentin septentrional et occidental. - A la pot nie de Saire commence la région des cotes de roches anciennes : ce sont d'abord les côtes >\i\ département de la Manche, normandes comme le Calvados.

Ces côtes sont composées de roches schisteuses el granitiques. Le promontoire oriental de la péninsule, avec les pointes saillantes de Bar/leur et de Su ire. est pourtant d'altitude médiocre. Au nord s'ouvre une large haie où Cherbourg est mal abrité «les vents furieux du large par Vile Pelée H par sa digue. Le enj> de la Hague termine au

nord-ouest une autre péninsule rocheuse du Cotentin, allongée, Creusée de haies, hérissée de pointes rocheuses

telles que le Nes-de-Jobourg. Entre Granville et la baie du Mont Saint-Michel, la côte doil son relief qui brise de temps à autre la monotonie des (lunes, à la terminaison occidentale îles collines de Normandie. Au large se dressent îles iles qui tirent jadis partie du continent : le roc du Mont Saint-Michel, les Chausey, le plateau des Afinquiers, Jersey, Guernesey . Aurigny. Entre ces archipels el la côte se forment des vents locaux et des courants marins redou-

ioà-Zo™ -ZodBo™ 3oe::bo'r ïoà.fb'" ' ïettô'o'' Fig. 33. — Jersey et le passage de la Déroute.

tés : le ras de Blanchard, détroit entre Je cap de la Hague, le Nez-de-Jobourg et Aurigny, le passage de la Déroute, entre Jersey et le Gotentin, sont des parages particulièrement dangereux.

Côtes de Bretagne. — Entre la baie du .Mont Saint-Michel et l'embouchure de la Loire, s'enracine à la France continentale une autre péninsule, le Bretagne, encore plus caractérisée el mieux découpée que le Gotentin. C'est que les monts de granits ou de schistes sont là presque partoul en contact immédiat avec l'océan: nulle part il n'y a sur nos rivages mélange si intime de la terre et de l'eau, plus grande variété de contours el de for s.

Le littoral breton est d'abord assez bas dans la partie pccidentale du golfe de Saint-Malo. Puis les rochers se

montrent entre Mol et Gancale. Les premiers rochers apparaissenl à Gancale et la côte s'ouvre en un Bord profond, la baie de la Rance, où sont les ports de Saint-Malo el de Saint-Servan. Au fond d'une échancrure largement ouverte} sont Saint-Brieuc et son port Le Légué, puis la baie de Paimpol et de nombreux estuaires abritant, des ports de pèche comme Tréguier. La presqu'île de Léon appartenant au département du Finistère n'est pas moins riche en découpures. Les pointes de Penmarch, de Corsen. de Saint-Mathieu sont les plus saillantes : les baies el estuaires de Morldix, de V Aber-Benoit échancrenl le mieux les hautes roches du pays de Léon. C'est en faee de l'Atlantique, au poinl où aboutissent les contreforts t\c^ montagnes d'Arrée et des montagnes Noires, que la côte du Finistère forme le golfe le plus parfait de la France atlantique, la rade de Brest. Entre la pointe Saint-Mathieu et la pointe du Ras s'avance la péninsule de Croson, dont les trois môles au nord, la presqu'île de Quélern, h l'ouest la pointe du Toulinguet, au sud le cap de la Chèvre, déterminent d'une part la rade de Brest, de l'autre la baie de Douarnenes. La rade de Brest, dont la côte est commandée par le Goulet, large d'environ 2 kilomètres, abrite un de nos plus grands ports de guerre, notre citadelle de l'Atlantique, le meilleur abri et la plus formidable défense de notre littoral. La baie de Douarnenes est plus vaste mais beaucoup moins fermée. Entre la pointe du Ras et \a.pmnte de Penmarch, la baie d'Audierne, basse et ouverte aux tempêtes, n'aplus ces qualités précieuses d'articulation. Puis le littoral change de direction, et, au lieu de faire face à l'Atlantique, court vers l'embouchure de la Luire : de là un nouveau rapprochement des hautes terres granitiques et de la mer. une nouvelle profusion de caps bien découpés et • hanses aux multiples sinuosités. La côte est moins élevée pourtant que dans le pays de Léon et le Finistère. Mais les contours offrenl encore une belle diversité. L'anse de Bénodet et la presqu'île de Quiberon montrent à nu les granits plongeanl dans l'océan, La.baiedela Foré/, le Morbihan, la presqu'île de Rhuis, Vestuaire de la Vilaine, sonl les saillies et les anfractuosités les plus remarquables de celle région. Entre tous les estuaires et les ports du pays de Gornouailles et du Morbihan, citons Concarneau, qui joue un si grand rôle dans notre industrie de la pêche,

el Lorient, arsenal et port de guerre, aux bouches du Scorf. Au nord de l'estuaire de la Loire, la pointe du Groisic marque la fin de la Bretagne articulée et maritime par excellence; on y rencontre les abris de la baie du Groisic, de la baiedu Pouliguen, et leport de Saint-Nasaire, créé de main d'homme.

La côte bretonne doit peu de ses qualités et de ses dangers h l'action des eaux douces. C'esl l'océan qui en est à la fois le démolisseur et l'architecte, qui arrache pierre à pierre les roches continentales pour les triturer, en emporter el en rapporter les débris réduits en galets ou en sable. La Bretagne, située à l'avant-garde des tempêtes océaniques, subit des assauts autrement redoutables que ceux de la Manche orientale, contre ses roches autrement résistantes : le Gotentin occidental reçoit seul îles chocs aussi rudes. Aussi que d'ilôts ont été détachés de la masse bretonne et jonchent les côtes de la péninsule! Au nord Vile Bréhat, les He'aux, les Sept- fies, les Triagos, Vile de Bats, Vile Vierge; à l'ouest les roches de Porsat, Ouessant, Molène, Béniguet, laissant entre elles el le littoral des passages où la mer courl houleuse et rapide sur des seuils peu profonds, comme le passage deFromveur, et le chenal du Four. Vile de Sein, et la chaussée de Sein, qui connaissent les mers les plus démontées <\<'> parages de France; au sud les roches de Penmarch, aussi rudement assaillies parles flots, les îles de Glenans, de Groix, Belle-Isle. Houat et Hoedic. Cette ceinture insulaire marque la ligne de l'ancien littoral.

En effet, la mer a beaucoup diminué la Bretagne au cours des siècles. Le Morbihan, semé d'îles, fui jadis terre ferme : et voilà quinze siècles, dit la tradition bretonne, que les flots de la baie de Douarnenez recouvrent la grande ville d'Ys, punie de son impiété par l'invasion marine. La science a bien constaté que Houat. Hoedic, et le plateau du Four formèrent autrefois une lig-ne littorale continue entre les péninsules de Quiberon et du Groisic, Cette presqu'île de Quiberon fut en revanche une île que les apporta de l'océan ont rattachée à la terre ferme.

Vendée. Aunis et Saintonge. Le littoral qui s'étend entre l'embouchure de la Loire et celle de la Gironde esl bas et plat en général; au reste on désigne cette région de

la France maritime sous le nom <le Marais, ou de Pays- Bas. Il y a un Marais breton, un Marais vendéen, des paysbas saintongeois.

Le dessin de ces côtes plates est très rudimentaire ; ce

FONTdHAY LE CTl

So/ anciennemené recouvert par /es esux - — -

Fig. 34. — Les anciens golfes du Poitou et del'Aunis.

sonl tantôt des étendues presque rectilignes, tantôl «les haies largement ouvertes e1 pauvres en ramifications. Le cap le plus proéminenl es1 la pointe de Saint-Gildas. La baie de Bourgneuf largement ouverte est envasée sur une grande étendue; la rade des Sables-d'Olonne est médiocre. Les meilleurs abris sont les estuaires des fleuves côtièrs, de

la Seudre et de la Charente, que les apports de vase encombrent de jour en jour. Le grand port militaire de Rochefart est menacé de ce danger sur la basse Charente. La Rochelle, sur la cote d'Aunis, ne sera sauvée de l'invasion des sables et rendue à sou ancienne prospérité qu'an prix de grands sacrifices.

En effet, mer et fleuves concourent à ensabler ce rivage dont les ports jouèrent un rôle si important dans notre histoire coloniale et maritime. Là comme en Bretagne, on peut suivre les modifications séculaires de la terre ferme en face de l'océan. Une série d'iles marque la ligne des anciennes côtes, Noirmoutier, Yeu, Ré et Oléron. Noirmoutier est à peine une île; on y peut aller à pied sec pendant les marées basses, et le détroit do Fromentine qui la sépare de In terre est intermittent : c'est une île basse que- protègent des digues. Uile d'Yen est rocheuse à l'ouest, sablonneuse du côté de la France. Ré et Oléron, la plus grande des îles de cette côte l55kilom. carrés), sont séparées Tune de l'autre par le Pertuis d'Antioche, et du continent, la première par le Pertuis Breton, la seconde par le Pertuis do Maumusson. Généralement plus escarpées à l'ouest et ouvertes aux vents, elles offrent seulement quelques rades sur leurs côtes orientales, comme Saint-Martin-de-Ré et le port de la petite île d'Aix.

Cette côte se modifie. La mer démolit les falaises occi- . Iciitab's du rempart insulaire, mais rejette le long- du littoral les débris arrachés à la Bretagne. La baie de Bouryneuf se comble graduellement et Noirmoutier se rattache de mieux en mieux àla terre ferme. L&baie de l'Aiguillon est le faible peste d'un golfe qui jadis baigna le pays de Niort. En revanche, les îles de Ré, d'Aix et d'Oléron sent en voie de diminution.

La côte des Landes et des Pyrénées. — En avant de l'estuaire de la Gironde, le roc de Cordouan indique sans doute l'alignement de l'ancien rivage; les vagues le détruisent pièce à pièce, comme les îles des côtes bretonnes et charentaises. Au sud de la pointe de Graves commencent les dunes landaises. Des bouches de la Charente à l'Adour, c'est le même aspect. Les vagues de l'océan que les vents d'ouest et du sud-ouest soulèvent dans le profond golfe de Gascogne, frappent la terre basse, la rongent et rejettent

FRANCE ET SES COLONIES, CL. 3e. 6

le sable en cordons de «lunes dont les progrès onl dû être enrayés par des plantations de pins maritimes. Derrière les dunes désormais fixées, les eaux emprisonnées des rivières forment des étangs. Aucun golfe, sauf aux points où la barrière de dunes brisée a laissé pénétrer la mer dans des bassins comme le bassin d'Arcachon, point d'autres caps que les cordons littoraux occupés de la terre ferme, comme le cap Fcrret. La côte est donc inhospitalière et dépourvue de ports. Avant que Brémontier eut commencé, à la lin du XVIIIe siècle, à arrêter le mouvement des dunes, la mer et les sables faisaienl disparaître de cette côte nombre de villages.

L'embouchure de l'Adour appartient encore à la région basse des Landes où le fleuve s'est souvent déposé et a changé d'embouchure. Mais entre Biarritz et la frontière d'Espagne apparaissent des caps rocheux déterminés par le rapprochement des Pyrénées vers la côte. Les ports y sont d'ailleurs rares et mal protégés : Saint-Jean-de-Lus est encore le meilleur et le plus fréquenté.

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