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LE LITTORAL MÉDITERRANÉEN

rai, sauf an large «les Alpes de Provence el des Pyrénées où l'on atteint plus vite des fonds considérables. La Corse touche de plus près encore par sa cote occidentale à la grande fosse de la Méditerranée qui s'étend entre l'Espagne, la France et les Baléares. Dans lesparages français, l'oscillation des petites marées méditerranéennes est insignifiante et ne paraît point dépasser quelques centimètres.

Côtes pyrénéennes du haut Roussillon. -■ Le relief île la côte du haut Roussillon est formé par le voisinage de la ramification des Pyrénées orientales qu'on appelle les Alhères. Du cap Cerbèreh Gollioure se développe une série de roches élevées aux découpures nombreuses. Le cap Béar domine la Méditerranée de 200 mètres.

Trois anses donnent asile à des ports île différente valeur, Banyuls, J'ort-Vendres et Collioure. Port-Vendres, fréquenté sans doute à l'origine par les Phéniciens, puis par les Grecs et les Romains, est devenu un des meilleurs abris • le la France méditerranéenne.

Côtes du bas Roussillon et du Languedoc. — Au delà de Gollioure, la côte devient basse et est bordée, jusqu'à l'est des embouchures du Rhône, par une série de plages sablonneuses. Çà et là quelques collines, où des buttes isolées viennent rompre cette monotonie et former des saillies, comme le cap Leucate et le cap d'Adge. Les golfes ne sont là autre chose que des étangs dont le cordon littoral s'est rompu ou a été coupé de main d'homme pour former des entrées, tels l'étang de Sijean et le golfe (YAigues-Mories; quelques-uns doivent leur existence aux travaux d'érosion et d'alluvionnement du Rhône, par exemple le golfe des Saintes-Mariés et le golfe de Fos. Uétang de lierre est une découpure beaucoup plus caractéristique du littoral.

Les ports sont rares et mauvais sur la côte du bas Roussillon et du Languedoc. On a dû y construire Cette à grands trais et travaillera y maintenir des profondeurs suffisantes pour les gros navires.

Côtes de Provence. — Avec le cap Cou ronne commence la côte provençale, où les Alpes et leurs contreforts déterminent des caps, des presqu'îles et des golfes d'une saillie remarquable et richement ramifiés. Des archipels, rocheux comme le littoral, viennent ajouter à ces avantages de la

côte. Entre le cap Couronne el le cap Croisette s'ouvre le golfe de Marseille, abri de nuire premier port de commerce, si merveilleusement accru par les travaux «les ingénieurs. Al'abri naturel du vieux porl se sont ajoutés les abris artificiels d<' la Joliette, et d'une série d'autres bassins déjà fréquentés par les navires de toutes nations. Au large, les îles Ratonneau el Pomègue abritent des vents de la pleine mer le port du Frioul. Entre le cap Croisette et le cap Sicié, les baies de Cassis, de la Ciotal, de Saint-Nasaire échancrentlacôte. Une large presqu'île terminée à l'estpar le cap Cépet enferme la radede Toulon, notre grande place

de guerre du sud, au porl profond el vaste qu'abrite peut-être insuffisamment contre les entreprises du dehors la basse presqu'île des Sable/tes. Mais les deux grands torts du Coudon et du Fàron dominent de haut toute la rade. Un autre groupe de baies se développe entre latine presqu'île deGien, le cap Lardier el les iles d'Hyères. Ce rempart insulaire a donné à la rade d'Hyères le rôle de champ de manœuvres ordinaire de uns escadres; les iles d'Hyères elles-mêmes, Porquerolles, Port-Cros et l'Ile du Levant abritent aussi de bons mouillages. A partir de la baie de Saint-Tropez qu'abrite une péninsule terminée par le cap Camaret, la côte est orientée du sud-est au nord-est. Le golfe de Fréjus, entre l'Esterel et les munis des Maures, se comble lentement des alluvions de l'Argens. Les plus belles découpures de notre littoral des Alpes maritimes à l'est sont le golfe de la Napoule, le golfe Jouan, la rade de Villefranche : au large du. golfe Jouan l'archipel des iles Lérins, composé de Sainte-Marguerite el Saint-Honorat, l'orme un bon abri.

Du cap Cour ie à la frontière italienne les ports sont

nombreux et actifs. Marseille, Toulon el Nice sont les principaux, sans compter tous les ports de pêche.

Fia. 35. — Rade de Villefranche

Côtes de la Corse. — L'île de Corse a 500 kilomètres de rôles. A l'ouest, au nord, au nord-esl el au sud, les montagnes sont en contact direcl avec la mer: aussi le littoral y est-il pourvu de découpures favorables à l'établissement des ports, tandis que le littoral de l'est, débouché de la plaine (TAléria, esl bas, rectiligne, marécageux el pauvre en indentations.

Au nord le cap Corse termine une longue péninsule rocheuse. A la racine < l « ■ cette péninsule, au sud de Bastia, commence la côte plate que découpent seulement des étangsei 1rs estuaires du Golo et du Tavignano. C'est vers la pointe de Pinarello qu'apparaissent les granits du noyau montagneux de l'île : bientôt s'ouvre le grand go/ff de Porto-Vecchio, abri d'une grande valeur commerciale et militaire pour l'avenir. Au sud les bouc/tes de Bonifacio, en face de la grande citadelle italienne de la Maddalena en Sardaigne, sont des parages dangereux, tristement célèbres par le naufrage de la < Sémillante » à l'époque de la guerre de Crimée. <>n a beaucoup fortifié les abords de Bonifacio, pour garantir la Corso des menaces de la citaidelled'en face. Dos bouches de Bonifacio jusqu'à Galvi, le Ittoral ost très découpé et forme les golfes de Valinco et d 'Ajaccio, avec le groupe îles îles Sanguinaires où se dresse un fameux phare. Dans la dernière section du littoral la rade de Calvi est la meilleure découpure.

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