‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 74 sur 124 · I. — Géographie physique de VAgérie-Tuni&ie · texte numérisé non relu

I. — Géographie physique de VAgérie-Tuni&ie

Étendue. - L'Algérie-Tunisie mesure environ 840 000 kilomètres carrés, dont 670000 pour l'Algérie et 117000 pour la Tunisie. Les territoires vraiment fertiles ne représentent guère qu'un quart <le cette vaste étendue : la proportion des steppes et des étendues désertiques est donc considérable.

Nature du sol et relief. - - Les terroirs (h- V Algérie- Tunisie remontent en grande partie à la période secondaire : ce sontiles masses de calcaire jurassique et de craie coupées de dépôts île marnes et d'argiles; au sud, sont d'immenses étendues de grès dont la décomposition produit les sables. Sur le littoral sont quelques massifs de granit et de gneiss. Les bancs de calcaire et de marne qui ont été violemment retournés par les révolutions internes du globe, dorment lieu, dans ce pays de pluies violentes, et qui ravinent profondément, à des aspects très pittoresques, et

1% GÉOGKAPUlt; COLUiNlALE.

à un relief des plus caractérisés, malgré le peu d'altitude des montagnes.

L'Algérie et la Tunisie sont sillonnées, dans leur partie septentrionale, parune fraction du grand massif de l'Atlas, le même qui, avec des altitudes plus grandes, couvre une partie notable du Maroc. Il se développe en deux rides montagneuses principales, l'une que l'on appelle Atlas proprement dit, on Atlas tellien, occupe une bande d'environ 80 kilomètres de large en Algérie, à proximité de la mer: l'autre sillon montagneux, que l'on appelte Anti-Atlas ou Atlas saharien, se développe eu Algérie sur 1rs confins du Sahara, puis, déviant vers le nord-est, forme I»' relief de la Tunisie.

L'Atlas tellien se compose d'une série de massifs, 1rs monts de Tlemcen, le vaste bastion montagneux de VOuarsenis, le Djurjura ou massif de Kabylie, les monts de la Kroumivie. sur les confins algéro-tunisiens.

La région la plus élevée el aussi la plus abrupte <•! la plus sauvage fsl celle de ht Kabylie où se dresse le point culminant, le Lalla-Khédidja qui atteint 2308 mètres. Les plus importants massifs de Y Allas saharien sont les monts des Ksour, le Djebel Aaa>ui\ le grand massif de l'Aurès en Algérie, puis, en Tunisie, les chaînes du Djebel-Djougar et de Zagouan. La région la plus élevée est celle de l'Aurès où le Chélia se dresse ;'i 2312 ni êtres; les chaînes tunisiennes n'ont guère que 1200 à 1300 mètres.

Entre les deux plis montagneux se développent île hautes plaines, qui oui leur plus large développement en Algérie dans la province d'Oran. (Test ce que l'on appelle, d'un terme assez impropre, les hauts plateaux. Lu Tunisie, les ileux plis montagneux étanl 1res rapprochés l'un de l'autre, la forme de hautes plaines esl remplacée par des siicessions de cuvettes el de dômes. Dans celle région de plaines, on donne le nom de Hamada mi de Sérir aux plateaux pierreux, celui oVErg ou Areg aux étendues sablonneuses.

Climat, fleuves et chotts. — Les pays d'Algérie-Tunisie, comme toutes les régions méditerranéennes, sont arrosés de pluies médiocres, el qui tombent en rafales violentes et de courte durée, pendant la moitié froide de l'année, c'est-àdire pendant la période de moindre activité delà végétation. Ça et là les massifs montagneux sonl plus abondamment pourvus de pluies. Ainsi, -race au voisinage des hauteurs.

La Galle reçoit 84 centimètres d'eau, Philippeville 80, Alger 70. Mais ce sont là des pluies mal réparties, d'une courte durée el d'une extrême violence. Sur les hauts plateaux, il ne tombe pas plus de 40 à ."><> centimètres de pluie, moins encore dans le Sahara algérien. On juge combien ces ressources «le pluie sont maigres dans un pays où l'évaporation est intense, du t'ait de l'ardeur du soleil el de la fréquente violence des vents. Aussi les cours d'eau sont-ils à tous égards des torrents, par la rapidité des pentes autant que par les brusques contrastes entre la misère ordinaire de ïeurdébil et la surabondance qui survient après des pluies. Sur les plateaux, les pluies vont se déverser dans les chotts, grandes lagunes intérieures, où elles s'évaporent, tandis qu'il ne reste à la surface que des (''tendues de boue à moitié liquide ou des effïorescences salines d'une blancheur éclatante. Les principaux chotts sont les chotts Gharbi et Tigri, sur la frontière marocaine, Chergui sur le plateau oranais, Zahrez et Hodna sur les plateaux d'Alger, Melr hir et Rharsa en Tunisie. Parmi les rivières, on doit citer la Tafna 172kilom. . le groupe du Sig el de YHabra utilisés, par la construction de grands réservoirs, pour l'agriculture, le Sahel qui arrose la Kabylie, la Seybouse 230kilom.) qui traverse la riche plaine de Bône.

Le Chéliff. venu des monts sahariens du Djebel-Amour, traverse les plateaux et reçoit les eaux des massifs de I'Ouarsenis et >\u Dahra. La Medjerda, née dans la province de Goristantine, est le fleuve du nord de la Tunisie.

Littoral. — La côte rie l' Algérie-Tunisie est assez médiocrement découpée. Il a fallu beaucoup de dépenses et de travaux d'ingénieurs pour la doter de ports vraiment abrilés et lui faire perdre la réputation, qu'elle avait dès l'antiquité, d'être fertile en naufrages. Les massifs qui viennent en contact avec le littoral y déterminent une série de saillies en caps et de rentrants qui forment généralement des golfes largement ouverts aux vents du large. Les caps les plus saillants sont les caps de Falcon, Matifou, Boi/garoun et de Fer en Algérie. Lu Tunisie, les caps Blanc et. Bon ferment mieux le golfe de Tunis. Les golfes d'Oran, de Bône, de Stora, de Bougie, les baies d'Alger el ftArseu ont clé complètement remaniés pour servir de ports aux grands navires. A l'extrême ouest, la rade de Mer-sel- Khébir,

mieux fermée, pourra devenir un excellenl abri sur les confins du Maroc. En Tunisie, l'ancien lac de Bicer/e a été transformé en grand port de commerce et de guerre par le dragage du chenal de communication avec la mer et par la construction de jetées. Tunis s'élève au fond d'un beau golfe, mais à l'issue d'un chenal étroit creusé de main d'homme à travers des lagunes. Les golfes de Hammamet et de d'abcs sont très largement ouverts : il a fallu de grands travaux peur faire de S fax un port accessible aux vapeurs de moyen tonnage.

Climat. — .Nous savons déjà quelle esl la nature des pluies d'Algérie et de Tunisie, qui tombent surtout pendant la moitié froide de l'année, et fonl complètement défaut pendant les trois ou quatre mois les plus chauds. La température diffère suivant qu'on envisage le Tell, les hauts plateaux ou la région saharienne. LeTell a un climat salubre, chaud en été, el pourtant adouci par les brises de mer, tempéré en hiver par les pluies. Sur les plateaux règne le climat continental. Nos soldats y ont également souffert de chaleurs torrides et de froids cruels. Le climat du Sahara est extrême et brusque dans ses changements comme celui des plateaux. L'oasis de Biskra connaît des froids de — 1<>° et des chaleurs de + 50°. En Tunisie, la différence est naturellement moins marquée entre les trois zones, puisqu'il n'y a pas entre les ('•tendues désertiques du sud et le Tell, l'obstacle de plateaux massifs. Aussi l'en'' est-il sensiblement plus chaud à Tunis qu'à Alger.

11. -- Géographie politique et économique de V Algérie- Tunisie.

Populations. — L'Algérie-Tunisie a été peuplée par des races très diverses. On estime généralement que la race la plus ancienne est la race berbère à laquelle se rattachent les Kroumirs d'Alger, les Kabyles du Djurjura et les Mzabites de l'oasis de Ghardaïa. A cette population ancienne s'est ajouté et souvent mêlé le contingenl des envahisseurs arabes. Mais il y a nombre de Berbères arabisés et d'Arabes berbérisés : ni le maintien d'un dialecte berbère dans certaines tribus, ni l'adoption de la langue arabe dans d'autres. ne prouve qu'il y ait eu maintien ou remplacement complet.

Aux x\e et xvie siècles et ljusqu'à la conquête française, s'introduisirent des éléments turcs, en particulier dans les • villes de l;i côte. Enfin les juif s au nombre de 80000 représentent un élément ethnique qui là plus que partout ailleurs, et sous la pression de violences subies autrefois, tend à se tenir à l'écart. Le décret Grémieux de 1870 a naturalisé en bloc tous les juifs d'Algérie.

Au total, il y a en Algérie-Tunisie, 5 millions et demi d'indigènes, dont 3 700 000 en Algérie. La population européenne dépasse 700 000 habitants, dont près de 400 000 Français. Mais il y a 160000 Espagnols, en particulier dans la province d'Oran, et 100000 Italiens, tanl dans la province de Gonstantine qu'en Tunisie. C'est donc une population totale de 0500000 habitants'. Il est grandement à souhaiter, ou que l'émigration italienne en Tunisie fasse de moindres progrès, ou que l'émigration française la contrebalance.

Organisation politique. — L'Algôrieest pacifiée complètement depuis la dernière révolte de 1871. La Tunisie est entrée presque pacifiquement dans notre communauté par le traité de 1881 qui l'a mise sous le protectorat français. Chaque pays a son organisation différente. En Algérie chacun des départements est divisé en deux /.nues : le territoire civil et le territoire militaire. Le territoire civil correspond à la région du Tell où se trouve la majorité des colons européens ; il est administré par des préfets et souspréfets. Le territoire militaire comprend la plus grande partie des hauts plateaux et le Sahara algérien : un général gouverne le territoire militaire de chaque départemenl qui se fractionne en subdivisions et en cercles. En Tunisie, lebey gouverne, sous la protection de la France, que représente un résident général assistéde contrôleurs civils. G'esl par l'intermédiaire du bey etdes chefs indigènes qui dépendent de lui, que la France fait sentir son action protectrice.

Algérie et Tunisie comptent de belles et grandes villes, en particulier au bord de la mer et dans le Tell, c'est-à-dire au cœur du pays le plus riche :

Département d'Oran, chef-lieu : Oran (90000 bal». , position militaire très forte, et port le plus actif de l'Algérie avec Alger ; sous-préfectures : Mascara, Mostaganemy Sidi-bel-Abbès et Tlemcen (35000 hab. .

Département d'Alger, chef-lieu : Alger(9Q0O0 hab. . résidence du gouverneur général ; sous-préfectures : Médéa, Mi/iana, Orléansville, Tisi-Ousou.

Département de Gonstantine, chef-lieu : Constantine (52000 hab. i, sous-préfectures : Bône (37000), l'Hippone des Romains, Bougie, (ht rima, Philippeville, le poil de Constantine, Sétif, Bat nu.

En Tunisie la capitale el la ville la plus considérable par la population et par l'activité de son commerce esl Tunis (180000 hab.) dont 50000 Européens. La ville la plus importante du sud est Kairouan (25000 hab.), la villesainte du mahométisme, avec une admirable mosquée, curieusement composite et faite d'un assemblage bizarre et ingénieux des ruines de plusieurs monuments romains. Sfax (80000 hab.) esl au débouché d'un pays riche en oliviers, et d'une région où l'on exploite des phosphates : le Ko/' esl la ville importante de la région des dômes el des plateaux du nord-ouest; Gabès esl une merveilleuse oasis, sur mer, dans l'extrême sud. Enfin, au nord, Bi:erte se développe aveeune rapidité merveilleuse, grâce à sa belle position ri aux premiers éléments de peuplement qu'y introduit une forte garnison française.

Ressources agricoles. -- Los pays d'Atgérie-Tunisie, et on particulier la Tunisie, dans ces admirables régions du nord qui formaient la province proconsulaire d'Afrique, eurent dans l'antiquité la réputation dune merveilleuse richesse agricole. Il ne faut pas oublier, quand on rappelle ces souvenirs, que les anciens n'avaient poinl les termes de comparaison qu'on a aujourd'hui dans les pays merveilleusement favorisés de la France, dos terres noires de Russie, des régions agricoles des Élats-Unis d'Amérique et d'Amérique du Sud ; on doit donc parler de l'étonnement des anciens avec quelque réserve, el comprendre que leur langage ne correspond pas au nuire dans huis ses ternies.

Ainsi il ne semble pas (pie la richesse forestière ail été autrefois plus considérable qu'aujourd'hui flans ces pays : mais les anciens, connaissant moins de pays forestiers. pouvaient faire l'éloge des bois de l'Afrique mineure. Il n'en est pas moins vrai que les montagnes boisées de la province de Constantine. VEdough et YAu/ès. ou de la

Tunisie, en fCroumirié, sont «les ressources excellentes pour la colonisation locale.

rue richesse essentielle de l'Alg^érie-Tunisie est la production îles céréales, notamment <les blés, qui sont d'admirable venue dans les plaines du Tell et en particulier dans l;i superbe vallée de la Medjerda tunisienne. Presque aussi précieuse est la ressource «les cultures arborescentes. figuiers, orangers, citronniers, oliviers, dans le Tell, palmiers, dattiers dans les oasis. La Tunisie exporte dès maintenanl pour près de ('» millions d'huile d'olive, el l'on ne cesse de planter dans la région de Sfax uni s'y prèle excellemment.

Les Français, éprouvés dans leur pays par le phylloxéra, n'onl pas manqué d'introduire en Algérie-Tunisie la culture de la vigne.

Algérie-Tunisie réunies produisent déjà, année moyenne. :'» ou 4 millions d'hectolitres d'un vin de mieux en mieux travaillé. Gomme en Italie el en Espagne, l'exportation des Fruits, figues, oranges, citrons, grenades, représente une notable valeur.

Dans ce pays pauvre en eau, V élevage ne peut pas valoir el ne vaut pas la culture. Il y a bien 1800000 bêtes à cornes en Algérie-Tunisie, mais trop souvent malingres el de petite taille. On ne compte pins que 200000 chevaux, trop souvenl indignes de la fameuse réputation du cheval arabe. Les colons s'efforcent d'en améliorer la race. Sur les plateaux el dans la région désertique, on évalue le nombre «les chameaux h 280000 environ. Les tin es el les mulets 100 000) rendent de bons services dans ce pays souvent montagneux el de maigre pâture, ("est bien ce qu'indique le nombre considérable des moutons 15 millions et «les chèvres 5 millions). L'exportation des moulons sers Marseille est nu des prolits du commerce algérien. La pèche pourrait rapporter beaucoup pins, et en particulier à des Français. L'une des pins fructueuses, celle des éponges et du corail, sur les côtes de Tunisie, est entre les mains d'étrangers. Il est question «l'établir sur les côtes tunisiennes des pécheurs «le nos pays bretons.

Industrie. --Il n'y a guère en Algérie et en Tunisie qu'une industrie sommaire d'extraction «les métaux et que le travail de quelques métiers traditionnels dans des

familles ou dans des tribus. En Algérie, les grandes exploitations de ferde Mokta-el-Hadid el d'Aïn-Mokra sonl fructueuses. On a découvert en Tunisie de belles mines de fer, de zinc el de plomb. Dans tontes les grandes villes d'Algérie el de Tunisie, où s'est conservée la coutume de la vente dans un quartier spécial, celui îles souks, on vend des étoffes grossières ou fines, tissées généralement par les femmes des tribus nomades, puis des lapis; ceux de Kai~ rouan en Tunisie ont une réputation méritée. Dans les ports se sont installées quelques industries plus complexes, par exemple des huileries à Sfa.r. des forges et ateliers mécaniques aux points d'attache des grands paquebots. Quelques villes mit gardé une vieille renommée, par exemple Kaboul en Tunisie, pour la poterie; mais en somme ces pays sonl par excellence de complexion agricole : là est la source de leurs bénéfices el la raison d'être de leurs relations avec la métropole française, qui fournit la pins grande partie des objets manufacturés nécessaires à la population européenne ou indigène.

Voies de communication et commerce. — Par là s'expliquent les rapports fréquents du pays d'Algérie-Tunisie avec l'étranger, mais surtout avec la France. Ce sont nos provinces agricoles transmarines du midi, qui complètent l'insuffisance de nos pays de Provence et de Languedoc en vins, fruits, primeurs, etc. Pour mettre ces pays en valeur, il a fallu les doter de rentes, de voies ferrées el de ports. L'Algérie et la Tunisie ont à peu près 25 000 kilomètres de bonnes routes, 4000 kilomètres de chemins de fer, ce qui ne paraîtrait pas beaucoup si l'on envisageait, comme on a coutume de le l'aire, la grandeur des pays desservis en face de la longueur des lignes construites; c'est déjà un bienfait considérable si l'on veut observer queles parties les plus riches sont celles qui sont voisines de la mer et qui par conséquent sont desservies par la navigation. Une grande ligne, parallèle au littoral, relie Oran et Tunis, par Alger, Sétif, Gonstantine. Guelma et la vallée de la Medjerda. A l'intérieur, des lignes dites de pénétration, et dont le trafic est beaucoup moins actif puisqu'elles traversent des pays de plus en plus pauvres, ont été poussées, pour raison stratégique, jusqu'à Figuig sur les confins du Maroc, jusqu'à Biskra dans le sud constantinois. Beaucoup plus cou-

teuses et beaucoup moins utiles encore seraient les voies ferrées poussées à travers 2000 kilomètres de désert pour unir ['Algérie à l'Afrique occidentale, laquelle a ses vrais débouchés sur l'Atlantique.

Le commerce de l'Algérie-Tunisie, grâce à la construc-

re

Fijï. 40. — Communications entre la France et PAlgérii

tion de bons ports, s'est beaucoup développé, et développé d'une manière satisfaisante : car si ces pays n'ont cessé de vendre avec avantage leurs produits agricoles à la France, ils ont d'autre part fait un appel de plus en plus fructueux aux produits de l'industrie française, à mesure que le nombre des colons européens et l'aisance de la société s'accroissaient. En 1902, l'Algérie a vendu à la France pour 250 millions, sur 300 d'exportation totale, de céréales, vins, alla, bétail, fer, fruits, primeurs, etc. File a acheté

pour 271 millions sur 325 de produits français divers, denrées alimentaires, tissus, machines, etc., etc. La Tunisie, qui nous csl attachée d'un lien moins étroit, nous a pourtant envoyé plus de 20 millions de ses produits et acheté une quarantaine de millions des nôtres, soi! de France, soil d'Algérie. Le mouvement de la navigation dans 1rs ports algériens s'esl chiffré par 2400000 tonnes à l'entrée, dont 1600000 sous pavillon français, et par2750000 tonnes à la sortie, dont 1750000 du pavillon de France En Tunisie, sur des entrées de 2800000 tonnes de jauge, les Français comptaient pour 1350000. Les grands ports d'Algérie et de Tunisie sont mis en relations avec la France, surtout au départ de Marseille. Trois compagnies de navigation s'acquittent spécialement de ces services, la Compagnie générale Transatlantique, la Compagnie de Navigation mixte et les Transports maritimes à vapeur. Un paquebot rapide va maintenant de Marseille à Alger en vingt-cinq ou trente heures environ.

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