‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 80 sur 124 · III. — La Guyane · texte numérisé non relu

III. — La Guyane

Notre colonie de la Guyane, dont le climat el les facultés

de production rappellenî beaucoup les Antilles, mesure

environ 80000 kilomètres carrés. Elle comprend une région montagneuse, celle des monts Tumuc-Humac où quelques sommets s'étageni entre 2000 et 2500 mètres, un plateau

forestier adossa à ces montagnes, puis une plaine littorale formée parles alluvions des fleuves abondants et rapides de ce pays très arrosé de pluie. En effet, il pleul à la ( ruyanne plus de 200 jours par an, de décembre à juin : et le pays reçoit, suivant l'altitude, de '■> à 4 mètres de pluie. Aussi ses fleuves, le Afaroni, VOyapock ont-ils des eaux abondantes : mais leurs rapides, qui marquent les différents étages du plateau, sont un obstacle à la navigation.

La population, composée en trop grande partie de forçats et de libérés (4000 suc 27000 hab.), est trop peu nombreuse pour faire rendre au sol, jadis beaucoup mieux cultivé, des richesses analogues à celles des Antilles. Une grande partie de la population est concentrée dans la capitale, Cayenne 12000 hab. dont 8500 non forçats).

D'ailleurs la découverte de l'or a attiré vers les placées de l'intérieur à peu près toute la main-d'œuvre disponible. Déjà on extrait des roches de Guyane pour une dizaine de millions de francs d'or, chaque année, dont ? déclarés dans les statistiques officielles, le reste passant probablement en contrebande par les colonies étrangères voisines. De ses merveilleuses forêts, la Guyane n'exporte en revanche que pour une dizaine de mille francs chaque année. Mais il est probable que si, comme on peut l'espérer, l'exploitation rationnelle de l'or se développe à l'intérieur, la maind'œuvre nécessaire aux autres travaux ne tardera pas à s'organiser.

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