‹ La France et ses colonies (volume 2)Chapitre 82 sur 124 · I. — Etablissements de la mer Rouge · texte numérisé non relu

I. — Etablissements de la mer Rouge

Notre établissement sur la côte des Somali a débuté par l'achat du territoire d'Obock, en I862;en 1882-1883, à l'occasion de la guerre contre la Chine, nous occupâmes la baie de Tadjourah et limes construire à Obock quelques magasins à charbon, vivres, etc. I )ans la suite, grâce à une entente bienveillante avec l'empereur d'Ethiopie Ménélick, la colonie de Djibouti eut un territoire assez développé, et put devenir le débouché d'une partie des riches provinces de l'empire éthiopien.

Le pays lui-même esl d'une extrême pauvreté, et ne comprend guère que des plateaux rocailleux, avec quelques massifs volcaniques. Il a fallu creuser des puits pour obtenir, dans les villes du rivage, l'eau douce nécessaire, Ui population ne comprend que 20000 habitants, Somalie

Gallas, Danukils, essentiellement nomades, comme les y oblige la nature du pays.

Toute l'importance de ces établissements réside dans la qualité du port de Djibouti, où l'on installe des parcs à charbon et divers magasins pour la marine de guerre, puis dans l'existence du chemin de fer de Djibouti à Hurrui\ oasis populeuse et riche, sur le chemin du Choa éthiopien. Mais cette voie Terrée pourra-t-elle faire concurrence aux chemins de fer qui transporteront les produits éthiopiens à Alexandrie, par la vallée du Nil, en évitant le péage du Suez? De là dépend l'avenir de notre colonie dans ces parages, où la chaleur rend Impossible le long séjour des Européens.

Quant à l'intérêt militaire, il eût évidemment reçu nue meilleure satisfaction si nous avions, comme c'était notre droit, occupé Cheik-Saïd, en face des canons anglais de Périm. Nous avons laissé les Turcs s'y établir et restons depuis quelques années en présence du « l'ail accompli ».

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