En 1907 production nationale. 9.200.000 tonnos
depuis répuisement des mines jadis assez riches de Huelf/oat et Poullaouen (Finistère). Les principales exploitations, celles de Pon/gibaud (Puy-de-Dôme), Vialas (Lozère), Largentière (Hautes- Alpes) et Ponfpéan (Ille-et- Vilaine), ne fournissent au plus qu'un tiers du métal travaillé dans nos usines. L'insuffisance est encore plus accusée en ce qui concerne le zinc et les autres métaux industriels secondaires, qui doivent être achetés en grande quantité, bruts ou à moitié travaillés, à l'Allemagne, à la Belgique, à l'Italie, à la Malaisie hollandaise et à la Nouvelle-Calédonie.
Transformation des produits minéraux. — Elle porte d'abord sur les produits de carrière, métamorphosés, pour l'usage du bâtiment, en plâtre (Pantin, Noisy, Epinay), chaux [Bougival, Vichy, Laval), ciment {Boulogne-sur-Mer, Vassy, Grenoble). La géologie détermine d'une manière très rigoureuse le site des fours à plâtre, à chaux, etc. Une autre catégorie plus relevée d'industries de transformation est constituée, d'une part, par la verrerie et la céramique, et, d'autre part, par la métallurgie.
La verrei'ie seti'ouve dominée par le besoin de combustible en grande quantité et à bon compte. De grands centres houillers comme Aniche et Anzin, autour de Valenciennes, Carmaux, Alais et les villes du bassin de Saint-Etienne, par exemple, ont donc de fortes usines de verrerie à bon marché qui souffrent, d'ailleurs, beaucoup de la rivalité belge et allemande. Mais la fabrication des glaces et la cristallerie, qui veulent une main-d'œuvre habile, voire artistique, sont moins strictement condamnées à se développer à côté des charbonnages. Pour les glaces, les usines de Saint-Gobain (Aisne), qui datent de Louis XIV, et de Cirey (Meurthe-et-Moselle), qui dépendent de Saint-Gobain, celles de Chauny et de Montluçon sont au premier rang, iîaccara/ (Meurtheet-Moselle), autre vieille gloire du goût artistique français, Clichy et Pantin sont les principales cristalleries.
Autant que sur les verreries, la tyrannie de la houille pèse sur les porcelaineries de Limoges, bien approvisionnées pourtant de kaolin, de Vierzon et de Nevers, sur les faïenceries de Gieii et de Montereau. Creil, trop éloigné des puits à charbon du Nord, a dû récemment suspendre sa fabrication céramique. Lunéville est en meilleure situation, grâce aux houilles rhénanes. Quant à Sèvres, sa situation de porcelainerie nationale la soustrait aux exigences économiques qui éprouvent les autres entreprises. C'est un établissement artistique et non industriel, une usine-modèle, une école d'application.
Métallurgie. — Les métaux ont tous besoin d'une préparation qui les rende industriellement utilisables.
Daus leur actuelle répartition, les. établissements métallm-
giques peuvent être^ rangés en trcis groupes: 1° Le groupe Je l'Est, qui comprend les hauts fourneaux et usines de Lorraine [Nancy, Frouard, Pont-à-Mousson, Longwy), très florissants, grâce à l'excellence de leurs minerais de fer et à la proximité des houillères de la Sarre; de Champagne [Vassi/, Saini-Dizier, Charleville, Joinville, le val d'Osne. etc.), de Bourgogne {ChâtiUonsur-Seine) et de Franche-Comté [Champagnole) qui, assez éloignés des charbonnages, ont cependant, quand on fabriquait la fonte au bois, tenu les premiers rangs à cause de la richesse forestière.
2° Le groupe du Nord, installé dans un pays beaucoup plus riche en houille qu'en minerai. Sauf dans la partie ardennaise du département du Nord, où Maubeuge, Trélon, Hautmont, Fourmics extraient sur place le minerai traité, toutes les exploitations de ce groupe font venir de loin leur matière première, suppléant aux frais de transport par l'extrême bon marché du combustible. Tel est le cas pour le fameux faubourg lillois de Fives et les usines métallurgiques si nombreuses aux environs de Valenciennes, qui produisent la fonte sous ses trois formes industrielles: fonte, fer forgé, acier.
3° Le groupe du Centre, plus heureux que les précédents, réunit toutes les conditions de prospérité du travail métallurgique, l'abondance et la qualité du charbon. Aussi la plupart des entreprises de cette région [Decize, Fourchambault\ Comment r y -, Bourges, Vierzon^, Saint-Etienne, Saint-Chamond, Rive-de-Gier, Firminy'', Givors'-) présentent-elles un remarquable caractère de métallurgie perfectionnée. Au premier rang se placent les étonnantes usines du Creuset (Saône-et-Loire), qui produisent tout, fontes, fers, aciers, en quantités énormes, consommant, outre les minerais indigènes, d'autres minerais envoyés par la Champagne, la Lorraine, l'Allemagne, l'Algérie.
On retrouve encore, en dehors de ces trois groupes, l'industrie préparatoire de la métallurgie à Alais, Bessèges^', Decazeville"^, qui doivent à leur charbonnage une certaine activité, à Allevard, Vienne et Voiront, qui fabriquent avec l'excellent rainerai alpestre des aciers recherchés.
Les forges d'Ivry (Seine) et de Montataire (Oise), qu'alimentent des fers arrivés par canaux, sont, en partie, maîtresses du marché parisien. Sur nos côtes, la création des forges de Marseille, A'.