I. — S.UNT-PlEHRE ET MlQUELON
Ce groupe de petites îles [Saint-Pierre, Miquelon, Langlade), au sol âpre, rocheux et infertile, couvre une superficie de 235 kilomètres carrés et subit un climat épouvantable de neiges et de glaces en hiver, do brumes perpétuelles en été. La température entre décembre et avril varie entre 0° et — 16". La moyenne d'été ne dépasse pas -}- 0" ou -]- 8°. Les ressources naturelles se réduisent à quelques misérables cultures de pommes de terre et à quelques pâturages. Mais ces îlots, dont la population, sans compter les marins de passage à la saison des pêches, s'élève à 6000 âmes, et dont la capitale est Saint- Pierre, donnent sur une mer très poissonneuse. Leur importance économique s'en ressent. Le mouvement commercial y a atteint, en 1898, le chiffre élevé de 15 millions de francs. Il est défrayé par l'échange des produits de la pèche contre les denrées alimentaires, objets manufacturés, boissons, que lîle ne fournil pas. Environ 3 400 navires, montés par 8 400 matelots, fréquentent ces parages, année moyenne. La jauge de ces navires est évaluée à 350000 tonneaux.
Outre ces possessions, dont le principal avantage est de former à la France d'excellents marins, et de faire vivre une partie de notre population du littoral atlantique, nous avions' conservé, en vertu des traités de 1713 et 1814, le droit de pêche à la morue et au homard sur les bancs sablonneux qui s'étendent à l'ouest [Frenc.h shore) et an sud de Terre-Neuve, et le droit d'approvisionnement sur le littoral de la grande île. ^iaisces traités obscurs, malgré
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la convenlioii additionnelle de 1867, ont élé abrogés par l'accord anglo- français de 190 i, qui a mis fin au droit exclusif revendiqué par la France.