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I. — Le Rhône et ses affluents

Caractères principaux — Le Rhône est notre grand tributaire de la Méditerranée : mais il tient la majeure partie de ses eaux des montagnes alpestres où accèdent les vents atlantiques de l'ouest. Comme le Pô, comme le Danube, comme le Nil, il verse à la Méditerranée des eaux qui lui viennent d'ailleurs, au moins en très grande partie. Les pays qu'il draine ont une superficie de 97 800 kilomètres carrés, dont 7 200 appartiennent à la Suisse. La longUL>ur

LES TRIBUTAIRES DE LA MÉDITERRANÉE. i:^9

totale du fleuve est de 81'2 kilomètres, dont y.W on Fmnce.

Peu de (leuves sont aussi rii^oureuseinenl enrlos. Les Alpes et le Jura renferment à Test, séparant ses aflluenls de ceux du Pô et dn Pdiin. La limite occidenlale des Cévennes est moins nette; la plaine du Languedoc mène sans obstacle important le Hhône inférieur à la plaine toulousaine par la i!épression de Naurouse. Les seuils des monts du Charolais ménagent des passes médiocrement élevées entre la Saône et la Loire moyenne. Par les pentes douces et les cols des monts de Bourgogne, on a pu unir la Saône moyenne à la haute Seine ; sans plus de peine, la « Yosge » (que Ton appelle Faucilles^ a ouvert des communications aisées entre la haute Saône et la haute Moselle. Toutefois, le réseau du Rhône est plus isolé des réseaux voisins que ceux de la Seine, de la Loire et de la (laronne. Son domaine est un long couloir orienté vers la Méditerranée etsur lequel s'ouvrent des couloirs latéraux.

Presque partout dominent les pentes rapides. C'est à pic que tombent les Cévennes sur la vallée du grand fleuve; les vallées alpestres s'inclinent vivement aussi vers l'artère centrale. A la rude pente du Rhône, du nord au sud entre Lyon et la mer, s'oppose linclinaisonplus douce de son affluent la Saône.

C'est aussi sous le bénéfice de cette observation qu'on doit étudier le régime des pluies lui-même. S'il est vrai que la tranche annuelle de la pluie atteint de 950 millimètres dans le bassin du Rhône, ce chiffre ne représente qu'une moyenne de combinaison et non une réalité.

Le Rhône jusqu'à Lyon. — Le grand fleuve naît à f73.") m. d'altitude en Suisse, sur un flanc du Saint-(Jothard d'où descendent aussi le Rhin vers l'Europe septentrionale et le Tessin vers les plaines du Pô. Son glacier d'origine, situé près du col de la Furca, est un des plus étendus des Alpes. Le torrent issu de ses glaces descend rapidement le couloir ouvert, du nord-est au sud-ouest, entre les Alpes bernoises et les Alpes Pennines, recevant des deux côtés les émissaires de plusieurs centaines de glaciers, notamment du glacier d'Aletsch. De chute en chute, le torrent oblique vers le nord-nord-ouest et S'engage à Saint- Maurice dans une plaine dalluvions. En aval de Saint- Maurice, le Rhône entrait jadis dans le lac de Genève;

mais ses apports ont comljlé cette « corne » orientale du lac et le débouché actuel esta '20 kilomètres plus au nord, à 375 mètres au-dessus du niveau de la mer. Trouble et boueux à son entrée dans le Léman, le Pdiôneen sort bleu et

Fig. 10. — Glacier du Rliône à son minimum le 26 août 1900. (Collection Forel.)

limpide. Alors, à 364 mètres d'altitude, lui arrive par l'Arve,

rapideetabondant,letributdesglaciersdenotre mont Blanc. Redevenu trouble par son mélange avec ce torrent, il se heurte au Jura, dont il franchit les chaînons parallèles entre le grand Grèt d'eau et le Vuache, par le défilé de

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l'Ecluse, où sa largeur s'étrangle de 350 à 20 mètres. A la sortie de ces gorges où, bondissant surdes pentes inclinées de l'",50 par kilomètre, il a sauté d'environ 45 mètres, un nouveau couloir le porte sur le banc calcaire de la fameuse « porte du llhône » de Bellegarde qu'on a fait partiellement sauter et que contourne un petit canal de dérivation.

A peine dégagé, le fleuve se bute au promontoire du Grand-Colombier qui le précipite dans une autre tranchée également trèsétroite, cellede Culoz;enfin, pour contourner le mont du Chat, il traverse la cluse que domine le val de Pierre-Châlel; d'étranglement en étranglement, de terrasse en terrasse, le voilà enhn entré dans la plaine tertiaire de la Bresse. Changeant perpétuellement de direction, il coule d'est en ouest jusqu'au confluent de la Valserine, du nordnord-ouesl au sud-sud-est jusqu'au confluent du Guier, et enfin du sud-sud-est au nord-nord-ouest jusqu'à la jonction de l'Ain. A partir de ce confluent, il se divise en chenaux nombreux et peu profonds, dans un lit de 1 à 5 kilomètres de large, et garde la direction d'est en ouest jusqu'à Lyon, où il bute contre la masse des monts du Lyonnais.

Dans celte première partie de sa course, le Rhône est un torrent des plus rapides ; de sa source à l'entrée du lac Léman, il a sauté 9 m. de pente par kilomètre; de Genève à la sortie des cluses du Jura, l'inclinaison est déjà sept fois moindre. Il a déjà reçu, avant d'arriver à Lyon, le Fier (75 kil.) qui, confluant au Culoz, est issu du massif des Bornes : c'est un torrent traçant péniblement son sillon dans des gorges sombres dont l'écarlement n'atteint souvent pas 2 mètres et bondissant sur des pentes inclinées en moyenne de 24 m. par kilomètre. A droite, le .Jura lui a envoyé la rivière de l'Ain (190 kil.), née à 730 m. d'altitude sur le plateau de Nozeroy, à peu de distance des sources du Doubs. L'Ain franchit une série de cluses étroites, dans un lit aux berges escarpées, saute des cascades et bouillonne sur des rapides jusqu'au moment où il longe la Bombes marécageuse.

Le groupe de la Saône. — La grande rivière de la Saône apporte au Rhône le tribut de deux régions montagneuses très diflerentes, celui du Jura que draine le Doubs, celui des plateaux de Langres, des monts de la Côte-d'Or, du Charolaiset du Beaujolais, qui présente d'autres caractères.

Au total, le réseau de la Saône se développe sur un espace de 30000 kilomètres carrés. Son cours, le moins rapide de tout le réseau rhodanien, est long de 455 kilomètres. C'est, à bien des égards, une rivière qui rappelle la Seine par la nature des sources auxquelles elle se nourrit el par la lenteur de sa pente. MaisleD.oubsl'aitexce'ption; etleDoubsestpourbeaucoup dans le tribut que la Saône apporte au Rhône à Lyon.

La source de la Saône, maigre et faible comme toutes celles de la « Vosge », surtout sur le versant méridional, est à 39 i m. d'allitude. C'est une rivière bien modeste encore quand elle côtoie la chaîne des Ballons, mais dont l'allure devient plus vive de temps à autre, lorsqu'elle franchit un espace resserré entre deux chaînons. De la source au conduent de l'Oignon (185 m.), la moyenne de l'inclinaison est de l m. par kiloinètre ; de là à Lyon, de 0",15 par kilomètre seulement, et même de 0'",04 dans la section inférieure de son cours.

La haute Saône reroit, à gauche, la Lanterne (60 kil.) et l'Oignon (192 kil.), qui recueillent une partie de l'humidité des Vosges méridionales; à droite, l'Amance (72 kil.), la Vingeanne (96 kil.), la Tille (92 kil.), l'Ouche de Dijon (100 kil.) suivie par le canal de Bourgogne, rivières qui a|)portenl le tribut du plateau de Langres et de la Côled'Or. Adroite parvient encore la Dhcune (85 kil.), émissaire du Charolais, dont la vallée est empruntée par le canal du Centre.

. Le Doubs, plus riche que la Saône elle-même au continent, draine pour elle cet admirable château d'eau qu'est le Jura exposé en terrasses successives aux vents de l'ouest, riche en belles sources concentrées dans les fissures de son calcaire, sources dont la richesse s'explique d'ailleurs beaucoup plus par la fréquence des pluies que par la seule nature fissurée du terrain. La source de cette belle rivière de 430 kilomètres prend naissance à 94(> m. d'altitude, non loin du Noirmont ; là elle n'est en ligne droite ([u'à 90 kilomètres du confluent, mais l'orientation des sillons jurassiens contraint la rivière à se diriger d'abord vers le nord-nord-est. Le Doubs a descendu 90 m. de pente quand il traverse le lac de Saint- Point. En aval, il s'engage vers le nord-ouest, dans une cluse dont Pontarlier (830 m.) occupe l'issue, puis il traverse les fissures des roches calcaires <;ue l'on a obturées et qui

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cependant ont gardé le nom de « pertes du Doubs ». 11 franchit ensuite le hic des Brenets, d'oiiil sort par un « saut» de '11 m. Il sert de frontière entre la France et la Suisse jusqu'au moment où le relief du mont Terrible le rejette vers l'ouest en territoire franç-ais. En aval du confluent de la Dessoubre (350 m. d'altitude), il oblique vers le nord dans une échancrure du Lomont, puis est rabattu vers le sud-ouest après le confluent de la Savoureuse par l'obstacle des contreforts méridionauxdes\'osges. A Baunie-les-Dames (269 m.) et Besançon (244 m.), il est encha.ssédansle plateau comtois. Au sud de Dôle (250 m.), bâtie à la lisière du plateau et de la plaine, le Doubs se complète par l'apport de la Loue (144 kil.), rivière abondante venue comme lui du .lura, et qui enveloppe de ses méanilres la grande vallée de Chaux.

La Saône, entre le confluent du Doubs et sa chute dans le Rhône, reçoit encore plusieurs rivières jurassiennes, la Bressannes, la Seille, la Reyssouze, la Veyle. Les monts du Beaujolais, qui la serrent de très près, ne lui envoient que la petite rivière de la Grosne.

Le Rhône de Lyon à Valence. — De Lyon à Valence, le Rhône se grossit de la belle rivière alpestre de l'Isère à gauche, et reçoit à droite très peu d'eau des monts du Lyonnais et du Vivarais, qui serrent de près sa vallée. La vallée du maître fleuve, dans ce trajet, présente des aspects divers : de Lyon à Vienne (154 m. d'altitudei, elle est assez large; de Vienne à Saint- Vallier (136 m.), elle se resserre, puis s'ouvre dans la plaine de Valence (104 m), pour se rétrécir de nouveau au pays du Coiron. L'aflluent majeur de cette section est l'Isère, torrent si l'on considère la rapidité de ses pentes et de celle des autres cours deau quelle groupe, mais en somme rivière qui reste importante au cœur des sécheresses de l'été : elle réunit en effet des torrents issus des plus grands glaciers du Dauphiné et de la Savoie et traverse en outre une région abondamment pluvieuse. Sa source est à 2.'}20 m. de hauteur à l'issue des glaciers de l'Iseran. Un premier coude très caractérisé lance la rivière dans l'étroite vallée de la Tarentaise; un second, en aval de Moùliers (480 m.), la rabat vers le nord-ouest jusqu'au confluent de l'Arly (340m.). Là, nouveau changement de direction vers le sud-ouest. La vallée, jusqu'alors

très resserrée, s'élargit un peu, puis s'engage entre les pentes de la Grande-Chartreuse et de la Belledonne dans la vallée du Graisivaiidan. Par Grenoble ("209 m.), Saint- Marcellin (172 m.) etllonians (134 m.), elle atteint la plaine et conflue entre Tournon et Valence, ayant descendu 2 213 m. en 290 kilomètres, soit environ 7°',60 par kilomètre. L'Arc (150 kil.), originaire, lui aussi, de l'Iseran, apporte à l'Isère un tel tribut de névés et de glaciers des régions de la Vannoise et de la Maurienne qu'il la double presque au confluent. Le Drac (148 kil.) contourne les talus du Champsaur et du Devoluy jusqu'au confluent de la Romanche (88 kil.), traverse les grands glaciers de la Barre des Écrins. C'est un redoutable torrent qui donne parfois à l'Isère 60 mètres cubes seulement, maisé.OOO en temps de crue. Le groupe de l'Isère est le dernier qui apporte au Rhône les eaux d'Alpes riches en glaces, en névés et en pluies. Désormais le fleuve ne recevra plus que des torrents à gauche comme adroite, torrents par la rapidité des pentes, torrents par les alternatives de pauvreté extrême et d'exubérance.

Sur la rive droite, en aval de Lyon, dévalent, des pentes cévenoles, de courts torrents, comme le Gier (46 kil.), venu du Pilât, dont les eaux rapides donnent la force motrice à plusieurs usines; la Doux, longue de 60 kil., venue de la chaîne des Routières, a le même caractère.

De Valence à la mer. — De Valence à la mer, le grand fleuve n'a plus que des affluents d'une remarquable inconstance. C'est, à gauche, la Drôme et la Durance; à droite, l'Ardèche et le Gard.

La Drôme (110 kil.) descend des roches dénudées du Devoluy à 1200 mètres d'altitude, et coule d'abord très rapide vers le nord-ouest, jusqu'au moment où l'obstacle du Vercors la replie vers le sud-ouest. Dans la plaine de Valence, elle occupe un énorme lit sablonneux, au milieu duquel elle a l'allure d'un pauvre ruisseau en temps ordinaire, mais qui ne peut la contenir en temps de crue. Le Roubion deMontéliinar, l'Aigues de Nyons, la Sorgues formée par la belle fontaine de Vaucluse ne sont que de courts et médiocres torrents. Torrent aussi est la Durance, non seulement par l'àpreté de ses pentes, mais aussi par ses vicissitudes de misère et de surabondance. Longue de

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300 Uilomètres, elle jaillit près (lu monl Genève, à 2 200 mètres <rallilu(le, et se complète par ral'llnx de la Clairée, venue du Thabor, de la Guisane et de la Gironde, émissaires du Pclvoiix, du Guil, déversoir du mont Vise et du Parpaillon. Ainsi formée, après son passage au pays de la forteresse de mont Dauphin, la Durance continue sa course rapide tantôt dans un couloir encaissé, tantôt dans une vallée plus large, par Embrun, Sisteron, Manosque et Pertuis. Là, resserrée contre l'extrémité du Lubéron, elle s'infléchit vers l'ouest et gagne la plaine par une série de cirques occupés sans doute jadis par un chapelet de lacs. Ses affluents sont : à gauche, rUbaye (82 kil.\ rivière de Barcelonnette, descendue de Rioburent; la Bléone (70kil.), rivière de Digne, alimentée au moni du Cheval-Blanc et de la Blanche; enfin le Verdon (170 kil.), originaire du mont Pelât, extrêmement sinueux et devant aux infiltrations d'un sous-sol calcaire une certaine permanence des sources dans ce pays à pluies rares. Le Buech (90 kil.) lui amène à droite les eaux du Dcvoluy et des monts de Lure. En plaine, le lit de la Durance, ici pierreux, là limoneux, a souvent une largeur de plus de 2 kilomètres où la rivière se divise en ruisselets; en temps de crue, ce lit gigantesque contient jusqu'à 9 000 mètres cubes d'eau . Le cours inférieur de la Durance et son confluent ont subi de fréquentes modifications : aujourd'hui, le confluent est au sud d'Avignon.

Sur la rive droite conflue le long et redoutable torrent de l'Ardèche; cette rivière (108 kil.), augmentée du Ghassezac, émissaire du Coiron, sort du massif de Tanargue par 1 iOO mètres d'altitude et, avantderejoindrele Rhône près de Pont-Saint-Esprit, coule dans une curieuse vallée où tantôt elle s'étale en larges flaques, tantôt, au contraire, serpente entre des roches aux découpures pittoresques. Tel est le pont d'Arc, haut de 66 mètres, large de 58, qu'elle a i'oré dans un bloc calcaire. Le Gard, qui, formé du Gardon d'Anduze, issu de TAigoual, et du Gardon d'Alais, né dans la Lozère, disparaît dans les fissures du sol, rejaillit en sources puissantes et termine en amont de Tarascon un cours de 140 kilomètres.

Au sud du détroit des Goirons, les hauteurs s'écartent progressivement des bords du Rhône; l'allure se ralentit et le Rhône, jusqu'alors peu sinueux, décrit de nombreuses

boucles et enveloppe des îles sablonneuses. En amont (l'Arles, à Fourques, la pente devenant insensible, il se divise en deux bras qui se ramifient à leur tour. La principale embouchure est le Grand Rhône, qui emporte vers le sud -est près des 9/10 des eaux. Le reste s'écoule par le Petit Rhône, qui se dirigeait autrefois vers l'est, puis par le Vieux Rhône et le Rhône mort, qui ne servent qu'à dégorger le trop-plein du fleuve dans les périodes de crue. Entre le Grandet le Petit Rhône s'étend l'île triangulaire de la Camargue, dont les 75 000 hectares, semés d'étangs et de marécages, seront sans doute bientôt convertis en terres fertiles. Il en est de même de la Grau, ancienne moraine d'un gigantesque glacier dont les lits de cailloux s'étalent entre le Grand Rhône, les Alpilles et l'étang de Berre; là, l'effort de transformation par le colmatage a été commencé.

Régime du Rhône. — Si Ton a pu dire du Rhône qu'il est un immense torrent des Alpes, l'expression est juste en ce qui concerne làpreté des pentes, fausse si l'on considère le régime du fleuve ; car, si le Rhône a de terribles crues, il n'est jamais réduit à une misère telle que la connaissent les riverains de la Loire ou de la Garonne. Apparenté au Rliin, au Danube et au Pô par la provenance alpestre dun grand nombre de ses affluents, il n'est cependant comparable à aucun de ces grands cours d'eau. LesAlpeslui donnent beaucoup moins qu'au Rhin dans la région de ses sources ; elles l'accompagnent l)eaucoup moins régulièrement qu'elles n'accompagnent le Pô. Le plus grand désavantage est l'extrême inclinaison de son lit, qui ne laisse pas longtemps aux riverains l'avantage des eaux abondantes venues des Alpes; c'est aussi la direction de son cours, qui l'amène vers des pays où les rayons du soleil sont de plus en plus ardents et le soumettent à une évaporation intense, lui et ses affluents.

A sa sortie du lac de Genève, le Rhône est un heau fleuve dont les écarts modérés se tiennent entre 200 mètres cubes à l'étiage et 600 aux grandes crues. Ce bel équilibre, d'abord compromis par l'afflux de l'Arve, capable d'apporter jusqu'à 1 200 mètres cubes par seconde empruntés aux glaciers, et par les caprices de l'Ain, est restaurée Lyon

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