I. — La mer du Nord et le pas de Calais
La mer du Nord. — Les plaines de Flandre s'abaissent insensiblement vers la mer. vVussi, pour trouver une épaisseur d'eau de 50 mètres, faut-il s'avancer à 300 kilomètres au nord de Dunkcrque et, dans le voisinage du littoral français, est-il rare que la sonde descende à plus de 25 mètres. En maint endroit, le fond se relève, surmonté de bancs de sable, dont la crête atteint presque la surface des eaux et dont la direction est parallèle à la ligne des côtes. Ouelques-uns de ces bourrelets sablonneux, voisins de la côte, sont autant de jetées naturelles qui brisent la lame du large et aljritent des rades foraines. La meilleure est celle de Diinkerque. Un remblai sous-marin, couvert seulement d'un mètre d'eau en basse mer, s'allonge d'est en ouest, depuis Zuydcoote jusque par le travers de Gravelines, isolant du large une sorte de fosse profonde en tous temps.
Le pas de Calais. — Vers Calais, la mer se resserre entre la France et l'Angleterre, formant le détroit du pas de Calais, large de 32 kilomètres en moyenne, qui compte