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LA CÔTE DE L.\ MER DU NORD

parmi les parages les plus fréquentés du monde. Il est obstrué par deux grands l)ancs de sable allongés du sudouest au nord-est, le Varne et le Colharl, sur lescpiels l'épaisseur varie de 2 à 5 mètres. En somme, la profondeur moyenne ne semijle pas dépasser 54 mètres.' On a songé à forer sous le pas de Calais, dans les assises crayeuses du fond, un tunnel de 50 kilomètres, destiné à faciliter les relations entre la France et l'Angleterre. Mais les défiances britanniques ont empêché la réalisation du projet.

La côte de la mer du Nord. — La France possède environ 70 kilomètres de côtes sur la mer du Nord, entre la frontière belge et le port de Calais. Ce littoral, plat et même déprimé, comme en Hollande et en Belgique, marqueta fin occidentale des basses terres de l'Europe du Nord. Derrière une plage basse où la mer accumule des dunes hautes de 15 mètres en moyenne, les rivières ont déposé des alluvions d'une fertilité rare. Ce sont les moëres, que l'homme industrieux de la Flandre a transformés en polders cultivables par la fixation des dunes, le drainage des marais, la construction des digues. On appelle ces régions à demi noyées pays des Waleringaes (syndicats pour le dessèchement) ou des Walergands (canaux de drainage). Ainsi la mer du Nord ne cesse de perdre du terrain. Elle battait jadis un rivage plus méridional. Entre autres, la zone triangulaire comprise entre Dunkerque, Saint-Omer et Calais, paraît avoir été, sinon un golfe maritime large et profond, du moins une zone de moëres, sillonnée d'un grand nombre de chenaux marins, moitié terre et moitié eau, et définitivement rattachée au continent par l'apport des dunes et par les boues de l'Aa.

Sur la côte, presque recliligne et orientée du nord-est à l'ouest-sud-ouest, les ports ont dû s'établir aux bouches de petits fleuves côtiers, comme Gravelines h Fembouchure de l'Aa. De là l'importance des indentations où s'ouvrent les ports de Dunkerque et de Calais, que des travaux récents ont améhorés. Aucun cap remarquable le long de cette étendue plate, aucun golfe digne de ce nom ; en un mot, aucune articulation. La côte du pas de Calais, entre Calais et le cap Gris-Nez, n'est plus si basse. La mer heurte d'abord des falaises crayeuses, analogues à celles de la côte opposée, dont un cataclysme les sépara jadis. C'est

le cap Blanc-Nez qui se dresse à 13i mètres au-dessus du mveau de la mer. Puis, au delà de Tanse sablonneuse de Wissant, pointe la falaiseoolilhique, encore élevée, du Gris- Nez (59 m.). Les vagues, très violentes dans cet étroit passage, travaillent sans cesse à la destruction du littoral, qui recule de 25 centimètres à 1 mètre par an.

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