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mation des âges; — enfin durant le dernier tiers du seizième siècle et durant tout le di.v-se[)tième, elle tint le premier rang dans l'Ouest, connue cheflieu du beylik d'Oran, (fu'avait décapité l'Espagnol en lui enlevant la ville de la a Coupure »'; mais au commencement du dix-huitième siècle, Mascara détrôna Mazouna.
Maintenant 2000 honunes au plus vivent à Mazouna dans des ruelles montantes, sur trois mamelons, en trois amphithéâtres de blanches masures, dans un des plus gracieux et délicieux vallons qu'il y ait en Oranie, oasis de verdure avec harmonie des casca telles de TOuarizan. Parmi les zaouïas et koubbas qui dominent ces beaux lieux retirés du monde, l'une a vu naître, fondé par un Mazounien, l'ordre des Senoussi, devenu le premier en puissance, en propagande, en volonté, dans toute l'Afrique du Nord, celui qui hait le plus passionnément la France et, par surcroit, tous les Roumi. Les Senoussi, qui, de leur maison mère dans le désert de la Tripoli taine, sont pour l'instant les maîtres du Sahara, voient le salut de l'Islam dans l'extermination des chrétiens.
Chauffé à blanc par le soleil, sur son versant du sud, le Dahra n'envoie au fleuve que des oueds tarissants; mais, sur la rive opposée, des torrents plus longs, plus larges, moins prompts à sécher, tombent de cet t)uaransénis autour duquel le Nahrel-Ouassel, puis le Chéliff, tracent un arc de cercle de 350 kilomètres, avec seulement 75 kilomètres de corde : tels sont le Sly, le Riou et la Djiddiouïa, beaucoup moindre.
Le Sly s'appelle également l'Isly, comme la rivière non encore devenue française, mais qui ne peut éviter de le devenir, où Bugeaud triompha des iiommes et des chevaux du Grand Chérif. Né dans le voisinage du Nahr-el-Ouassel, c'est un des torrents qui scient l'Ouaransénis. Il a de longueur plus de 100 kilomètres; jamais l'eau ne lui manque et il lui sera facile d'emplir jusqu'à la gueule, derrière une digue de 55 mètres d'élévation,l'étang-réservoir de 50 millions de mètres <*ubes qu'on projette à 20 kilomètres en amont de l'endroit où le Sly pénètre, à Malakof, dans la plaine du fleuve. Entre le Sly et le Riou, le marais de Merdja* s'épanche dans le Chéliff par un ruisseau de 150 litres à la seconde.
Le Riou (150 kilomètres) arrive à la gauche du