‹ La France et ses coloniesChapitre 106 sur 283 · u])aravaiit : les Arib · texte numérisé non relu

u])aravaiit : les Arib

ALGÉRIE

chor Orlêausvillis \e ChélifT, d*uii l\>ii adtuiiv par «los (Mitailles di* torrents hi splendeur de l'Œil du Monde, erre pendant seize lieues, soit dans un val de peu de largeur, soit dans des Thennopyles, nom qui n'est pas tout à fait déplacé, puisque Teau marneuse, boueuse, argileuse, ocreuse de TAsar- Chinalapli est moins souvent fraîche que tiède, presque chaude. Durant ces 64 kilomètres il reçoit deux rivières à harrage, rOued-Uouina, TOued- Fodda, et il est barré lui-même.

A rUued-Houina, qui découle des cédrières de Téniel-el-Hâd, on veut opposer une muraille de 35 mètres de haut, pour la stagnance de 50 millions de mètres cubes.

A la Rivière d'Argenl (Oued-Fodda), qui, longue de 100 kilomètres, descend de ces mêmes cèdres par une gorge regardée de très près par l'Œil du Monde, on demandera de remplir un réservoir de 18 millions de mètres cubes, sinon de o4 millions, derrière une digue de 55 mètres.

l/une et l'autre réserve irrigueront moins leur propre vallée que la plaine même du (Ihéliff.

A son tour, la pierre solidement cimentée arrête net le fleuve au fond d'un étranglement, à 2 kilomètres en aval du confluent de la Rivière d'Argent, à la lisière de la forêt de thuvas des Bêni-Rached : de colline à colline, la levée a lt2 mètres de hauteur, la largeur à la base étant de 14, et les eaux reculeni à 4 ou 5 kilomètres en amont, (le lac plus que moderne est pour le rafraîchissement de 7700 hectares dons le poudreux bassin d'Orléansville, la cité calcinée dont on reboise les brûlantes collines, à moitié route entre Alger et Oran.

Des approches d'Orléansville à Inkermann*, c'està-dire pendant une quinzaine de lieues, le fleuve court en un val de 4000 mètres de movenne ampleur; il suit le pied méridional du Dahra,très hautes collines ayant pour cimes culminantes des bombements de 800 mètres, et pour principales liourgades Mazouna, Renaud, Cassaigne.

De Renault, de Cassaigne, jeunes colonies, rien h dire; beaucoup, au contraire, de Mazouna, vieille ville datant plus ou moins de l'époque romaine, quand ces pays éUiient la terre de Juba, nourrice aride des lions-. Plus tard eHe fut cité berbère, puis grande médressa, c'est-à-dire université pour l'étude du droit, — du droit nuisulman s'entend, tel que le Livre l'a promulgué jusqu'à la consom-

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