‹ La France et ses coloniesChapitre 111 sur 283 · I. (Voir p. 18G.) — Cn\u · texte numérisé non relu

I. (Voir p. 18G.) — Cn\u

Kediui. vieux, ancien ; ces mots et d'autres en foute disent quelle langue on parlait ici. mais le u kabyle a a disparu de la liaule Mina, et depuis quelques années le seul arabe y relentil.

A 200U inèlies en nmonl de Méchéra-Sfa. son bassin étant jusqni--là de 1090U0 bectares, elle coule entre deux roeliers Itês voisins lun de l'autre, sile choisi pour une levée de 20 mètres qui rassemblera ttÔOOOÛO inêlres cuIh-s d'eau.

Devant Forlasa elle ouvre son lit à une ebafmanle rivièi'e de la craie, îi l'Uued-el-Abd, son rivât

I. Ctierchar. terme iralw, désigne, cnimiM.' il • ùiè diL H proptis de Jurturn, de (iucrjniur, il« Dont Ctiercliar, If:* Inrrenls nu lorrontit'ulrs qui (ilitisc'iil avcr siniorilt' Mit les rnca. niir 1rs picri'es et galcls. On a cumparé te luoi au latin

en flot', son supérieur de 25 kilomètres en un bassin presque double. Lui aussi se décbii'e en ciscade, l'i Tagieinaiet ; une autre i-essemblance avec la Mina, c'est qu'il offre, à 12 kilomètres en amont de Forlasa. un éti-anglement pi'opice où 2Ï mètres de mur inunobilîseront 22 600 OOO mètres cubes, h l'issue d'un kissin d'environ 4500110 bectaii's.

l)e Kui'tasa jusqu'à l'enlire dans ta plaine de Mina el CbèltlV, le volume, de. la i-ivièiv dècioil. comme il est naturel en une vallée lorride où ne pénètre aucun puissant ti-ibutaire. Hais le barrage

I. Uiii'(U'l-.^lnl L'I Miiia ruulciil ù IVtia^'e, qui m' cniireriil piT^que avi'f It'^. '■aui nrdin.Tircs, eliacuii 500 litres par SLTuiidi' il'uiic IioIIl' aiidi' claire.

qu*on médite à 24 kilomètres en amont de Relizane, H Sidi-Mohammed-ben-Aouda, aidera les réservoirs de rOued-el-Abd et de Méchéra-Sfa à transformer le val en longue huerta, puis à portera 20000 hectares les 8400 dés maintenant arrosés dans le plan de Relizane.

Ces champs étaient, de leur naturel, marâtres, argileux, salés, torréfiés; laissés à eux-mêmes, ils restent d'une stérilité presque absolue, à peine s'ils portent de miséj'ables touffes de plantes salines, mais dès qu'on y fait passer les eaux de la rivière ils deviennent d'une fertilité rare.

Telle qu'elle arrive au barrage rudimentaire de Relizane*, elle fournit par seconde, en eaux ordinaires 900 litres, en étiage 600, et en crues iOOO mètres cubes.

Relizane, cité très moderne, et, pour tout dire en trois mots, création des Français, répond à la Mina des Romains, non pas sur le même emplacement, mais A une lieue de distance. Mina couvrait un versant de colline au-dessus de la rive droite de la rivière, appelée comme la ville ; son nom est de ceux que le tenips n'a pas mordus dans la rongeante Afrique. C'est justement près de ce coteau, on avant et au-dessus de la grande plaine de Mina et Chéliff, que la digue provisoire arrête en son cours l'oued jaunâtre où le passant ignorant ne soupçonnerait jamais qu'il a sous les yeux l'eau transparente échappée de la roche dans le haut pays des Djédars.

La course de la Mina ne la fait guère errer que pendant 220 kilomètres, en un bassin de 852000 hectares (?) dont toute la partie supérieure, jusque vers Fortasa, relève du calcaire jurassique.

Elle s'unit au fleuve, non devant la ruine, mais devant l'absence de ruines de ce qui fut la ville arabe de Chéliff.

Et là même, la grande plaine finit, les gorges recommencent, larges d'environ 400 mètres, dont le dixième ou douzième ou quinzième au Chinalaph; elles ne s'achèvent qu'avec ceChinalaph luimême, au bord de la mer, entre des dunes de sable, à trois lieues, plus ou moins, au nord-nord-

est de Mostaganem.

En quoi le Chéliff, grand fleuve de l'Algérie, qui pourrait envier cent petites rivières de Fiance, en quoi le Chéliff s'oppose-f-il à ce que sèche la mer des Colonnes d'Hercule? En peu, certes, en très peu, quoiqu'on l'ait vu couru* devant OrléansvMle avec une vitesse de 4 mètres et demi et avec

t. A 4000 nn'Uvs au-dossiis do celle ville : sa conslrucli» ii csl antérieure aux Français.

une puissance de 1448 mètres cubes par seconde*. ^

A ces 1448 mètres cubes, le Sly, le Riou, la Djiddiouïaj les oueds du Dahra, la Mina, peuvent en ajouter au moins autant, mais toutes ces crues concordent rarement ensemble.

Année moyenne, il roule en crue normale 400 mètres cubes, en eaux ordinaires 10, en étiage 5, faibles présents d'un bassin de 4487500 hectares (?), presque égal à le moitié du bassin du Rhône, pn^sque double de celui de la Dordogne.

Au fort de la saison la plus contraire aux sources, du 15 juillet au 15 septembre, on n'y trouve parfois que 1500 litres, mais au fort des pluies, tantôt en décembre ou janvier, tantôt en février ou mai*s, c'est 50 à 60 mètres cubes qui passent.

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