‹ La France et ses coloniesChapitre 112 sur 283 · XIII. m: FLEUVE CHÉLIFF A LA RORXE DU MAROC · texte numérisé non relu

XIII. m: FLEUVE CHÉLIFF A LA RORXE DU MAROC

1" Mostaganem. — Au bas de son ressaut de 100 mètres de hauteur, au bout de sa ravine, Mostaganem' ne reçoit point la mer dans une conque soustraite aux vents; la rive est droite, la Méditerranée rebelle, et les souffles du Nord sont terribles qui, avec ceux de l'Ouest, poussent en décarcassement les navires contre les écueils de la côte.

Si donc il y eut par hasard ici quelque village avant la Murustuga des Romains, ce ne put être qu'une « paysannerie » , des gourbis dans les jai^ dins, au bord d'une eau transparente et rapide, le ruisseau de la Source Jaune (Aïn-Sefra), l'honneur du pays.

L'Aïn-Sefra sort de terre à Raisinville, en amont et presque aux portes de Mostaganem. Large de 5 mètres, puissant de 100 MIvqs en étiage, de 150 en consistance ordinaire, de 20000 en crue, il traverse la ville et s'anéantit dans le flot turbulent après un voyage de 4378 mètres sur une pente di» 121 mètres où sont accrochés une douzaine de moulins.

Ainsi que pour vingt autres villes de l'Atlantide, l'expulsion des Maures de l'Espagne par les rois ultra-catholiques valut à Mostaganem une seconde naissance.

La Source Jaune s(» prêtait aux industries; la terre, uberrime, savait aspiirr l'eau du ciel à travers l'arène (la contrée étaJit sablonneuse) et rexprimer en su<', en herbes, en plantes, en arlires

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