‹ La France et ses coloniesChapitre 140 sur 283 · Iliviére drs .^at)Os · texte numérisé non relu

Iliviére drs .^at)Os

Z. • IlX'C egn composiii, Teligiih

F!^ipngllols

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Sidi-Okba, Honseigrieur Okba, conserve en son nom la mémoire du premier conquérant musulman du Maghreb. Okba, fils de Nafé, dort ici dans un tombeau de la mosquée, depuis les douze cents ans el plus qu'il fut tué dans ces parages par les clircliens, tant Grecs el Latins que Berbères. On lit lont près de sa châsse vénéi'ée, sur une des colonnes de l'église :

Hada kobor Okba

bcn Nafé. Ralimah

Allah!

Autrement dit :

C'est la tombe d(>kl>a, fils de Nafé.

Dieu lui fasse meiri !

C'est l'inscription mabomélane la plus vieille de loute l'Ile de l'Occident. Mais ces lettres arabes sont de cinq, de six siècles plus jeunes que maintes lignes latines de la contrée :

Rome avait ici des avant-postes, Thabudcos', AdBadias». Ad Mïyores", et d'autres encore.

Sidi-Okba possède une Faculté de droit musulman ; Tolga de même, qui domine dans le Zab Occiden-

oJmicr.. - Dessin de C. Vuillier. ' '"' — »" devrait dé-

loiograipiiie. signer de la sorte

l'ensenible du Zab Septentrional el. du Zab Méridional, lesquels, très voisins l'un de l'autre, et sans mont de séparation, sont à peu près un seul et même êgrènement d'oasis, sur deuS rangées parallèles.

D,ins le Zab Occidental le djebel de fond n'a pai l'élévation de la Joue llouge; pourtant les aîoun tiédes, surgeons de la craie, qui s'y échappent du roc ou du sable, sont encore plus abondants qu'au

i \ujourd1iui Ti'liouda.

3 \iijourd'hut Badés.

"î AujrHirdTiui Besswinni.

ALGKRIK

2îîr>

lovant de fiiskara. Ainsi Mélilli et Ourlai, deux bour^ gades presque riveraines de l'Oued-Djédi, se partagent un ruisseau, Ton peut presque dire une rivière thermale* qui, point inclinée, mal tenue, malpropre, envoie des fiévreux en foule à la makabra*; Oumach dispose également d'une riviérette' issue de huit fontaines, dont six pérennes et deux intermittentes, six d'épanchement calme et deux (|ui fuient en cascalelles ; Tune d'elles monte indolemment d'un abîme profond de 40 mètres.

Tolga vante ses quinze mosquées, qui n'en valent pas une, et mille étudiants en droit fréquentent sa zaouïa.

Non loin d'elle, deux oasis eurent leurs heures tragiques: Zaatcha et El-Amri.

Zaatcha rappelle un siège mémorable (1849), cinquante-deux jours de tranchée ouverte et un assaut où il coula plus de sang français que n'en boivent d'habitude les combats africains.

El-Amri est le lieu de la dernière révolle qu'il nous ait fallu dompter en Sahara, dans l'année 1875. Bien moins « mortelle » que celle de Zaatcha, la lutte fut surtout à distance : on cerna

l'oasis, et des batteries la foudrovèrent.

Conquérir une oasis est une dure entreprise. Les nmrs du ksar, ceux des maisons sont en pisé ; le canon n'y fîût que son trou, il ne les renverse point à grands pans ainsi qu'il fait des maçonneries. L'enceinte du bourg forcée, chaque jardinet, qu'entoure sa levée de terre, est une autre enceinte; dans le jardinet, forêt clairsemée, la mort guette l'assaillant derrière le palmier, le figuier aux larges feuilles, l'olivier, l'oranger; il faut franchir des canaux, des rigoles, des fossés, des mares. Pas de rues dans le désordre des demeures évenlrées ; tout est cul-de-sac, embûche, traquenard, coupe-gorge; et il advient que le siroco souffle son sable en aveuglement dans des yeux brûlés par la poudre sous la fumée du combat.

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