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I. Mots urubch : la Bouche du Sahara

1055 mèti'ps d'altiludr, di'pnssc de plus dettOO rné- Ires la viiie nasîenne, qui n'a que 125 nièlres, do surrcclion. non loin de fonds infi-rii'uis inémi> A h mer.

Ct^tte Lassesso d« son silc. la rùvi'rbérniion di* l'Aurè.s aui bastions chaiivfs. les vonls du Sud, di^ ITM, de TOucsl, lous de Tournaitie, l'absi'nce d'hali-ine» inaiiiies. font i Itiskai-n iion clinial li-és rsti'Me, trt's chaud, d'une moyenne de2â à S3 degré», le maximum étant 4G et le minimum zéro, ou même la gelée qui scelle ruisseaux et sêguias.

Maislelliski-i.Beilièi'e plus ou moins adultéra, lit;nt de son origine une vigueur qui brave la euisson au soleil. Celte oasis a rempli et continuera toujoui-s de remplir Alger. Tunis, Constantine. les piiris, U's villes du Toll. d'une poli le nation de baleliei-s, di' porteurs d'eau, de porleraix, d'hommes de peine. A vrai dire, ils ne viennent pas tous de Biskara; ils sortent aussi des oasis voisines, des masures de mille et un jardins de palmiers,

du sein de ramilles „ , ,~ „

, , . , , Piiil! «rl^iMi d'EI-Hni

OU foisonnent les li*- riipn'» imi

preux, les lini'gnes,

les .iveugles, les chassieux. )k>aueoup d'entre eux reviennent au ksar natal, riches de ce qu'ils ont appris, et le plus précieux de leur science c'est d'entendre et de parler le fiançais.

Serait-il vrai qu'une peste ou toute autre épidémie ait ouvert en 1605 la fosse à 7I0U0 des Biskris de Biskara? Non sans doute, {mais Biskara semble avoir été plus grande qu'aujourd'hui. Elle existait dès avant que dominât ici Rome, car l'un de ses deux noms latins, Ouesker, n'a nullement la physionomie latine, mais

bien celle d'un terme libyen que les Romains adoptèrent; l'autre nom. Ad Piscinam, latin cehii-là, venait de la piscine, des Ihenites où armait par un aqueduc l'eau prisir h une lieue de dislance, iila fontaine sourrée. plus que tiède (ifi"), que les indigènes appellent le Bain des Saints Hommes' et que les Français appellent la Font Chaude. Si elle a dépéri, voici qu'elle renaît.

(l'est la « Beiiie des Ziban m.

On appelle Ziban, pluriel de Zab, les oasis du pied de r.\llas il l'est et i l'ouest de Biskara. 11 y en a trois, le Zab Oriental, le Zab du Sud, le Zab du Nord, faits de pauvres villages en terre séclièe au soleil, en toub, chacun dans son oasis, chaque oasis an hnid de sa source.

D'habitude, celte fontaine est un abondant surgeon d'une eau magnifiquement transparente. Presque toujours celte onde trompe ; on la voit lucide, elle Test, mais le sel ou quelque désagréable substance chimique la traverse; on la croit fraîche, elle est té-

iati«niphie. dcgiX's, et certaines

encore plus.

Au nord des oasis du /ab Oriental le soleil du Levant, du Midi, teint de couleurs enllammèes les cmes de l'Aurasie, jusqu'à la rutilance de la braise, et c'est poui^iuoi ce chaînon de l'Aurés se nomme la loue Houge * : Joue Blanche aussi jusqu'à la candeur éblouissante, l'hiver, par le chaste argent de la neige. Comme nulle part le présent Atlas français n'est aussi haut (et nulle part la plaine aussi basse), les frimas ne manquent Jamais

NOS tOLOKlES

à Ipurs suprêmes cri'neaux vpi-s la fin do l'année ol il son renouvellement. Les rivières le prouvent, quand mars, avril lancent contre le djebel une tiédi- tempête, mouillée ou non; alois l'Oued-elT Abiod' et rOued-el-Arab' entrent dans le Désert en triomphateurs, comme des Ithdiics de montagne : le premier au sortir des étroits grandios4>s de Bénian, de Hohounecli; Je second A la grande coupure, au « kliaiiga »

deSidi-NndJi.qui est une « Bouche du Sahara )). Puis mai.

juin. Juillet, noilt ptincelleni, et les oueds s'en vont tarissant; mais tnule Yi'au de la neige, de la pluie, des lorn,idi<t<, n'a pas fui par la crue des torrents, ilen est entré parfllels s.ins nombre sous la pierre crayeuse/

Aussi les fonlssont nombreusf^s qui Jaillissent dans [es gorges des oueds el. au bas de l'Aurès, à la lisière même du Désert, au point que le Tell n'a guère de régions où l'on voie bouillonner tant de fontaines éternelles, sources qui sedispersenten canaux à l'ombredespalmiers.dans des jardins presque

palustres par le trop 0,,^, j^ pisk.pa : mouUn* *™s lo d ■ entre - croisement d-apn;s»nc

des ruisseaux. Les

poètes rie re coin du Sahara pourraient dire, comme Ovide, qu'ils sont nés dans une campagne aqueuse ■■.

Au nord, la très Tièie montagne de la Joue Douge; an midi, l'étang du Helrir avec les sousélnngs ses roiifi-ères, inférieui-s ainsi que lui au niveau de la nier: lel est le Zab Oriental, qui a pour cêlèbi-e oasis Sidi-Okba.

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