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L'Oued-Seggueur, fils des monts géryvillois, entre dans le Sahara par une « porte du Désert ». par le défilé de lArouia, près du ksar de Brézina, qu'entourent 12000 à 15000 palmiers de dattes mal mûrissantes vu l'altitude. C'est une lits Ion-
gue 0 ligne d*eau » sans beaucoup d*eau. On retrouve son lit devant le ksar d'El-Goléa, d*où il se continue pendant quatre ou cinq cents kilomètres encore jusqu^à Toasis dlnsalah, dans le Touat; après quoi son sillon se poursuit probablement jusqu au Niger.
El-Goléa cultive 16000 palmiers, à 385 mètres au-dessus des mers, à près de 700 kilomètres en droite ligne au sud d*Alger, c'est-à-dire plus près de Tombouctou que de Marseille. Autour d'elle rôdent les Chamba, Berbères arabophonisés qui, vis-à-vis des Touareg restés berbérophones, sont pirates contre pirates sur l'océan des pierres, des sables qui volent au simoun. Quand la France voudra lancer contre les brigands du Hoggar lesdits Chamba, pillards si rapides qu'une de leurs bandes a reçu le surnom de Souffle du vent S aussitôt elle dominera dans le Désert aussi loin qu'elle souhaitera d'y dominer. Pour l'instant, les Chamba parcourent avec leurs troupeaux les pays d'El-Goléa, d'Ouargla, de Metlili; ils pèsent de tout le poids de leur audace, de leur avidité, sur les sédentaires des oasis.
La Rivière de l'Ouest (Oued-(]harbi) a dans son bassin les deux Arba*, les deux Chellala', Asla, Bou-Semroun; elle passe devant El-Abiod-Sidi- Cheikh, devant Benout, et, devenue saharienne, va de daîa en daia, on ne sait guère où, sur le chemin du fleuve Niger.
La Rivière aux Moustiques (Oued-Namous) coule devant Aïn-Sfisifa ou la Font des Trembles, à 1252 mètres, donc trop haut pour le palmier; ensuite
i. Hab-er-Rieh.