IV. Diégo-Suarez; la côte orientale. — A
peine tourné le cap d'Ambre, le navire arrive à l'entrée de la baie de Diégo-Suarez, devenue chose exclusivement française depuis le traité de 1885, sans ingérence aucune des douzième, treizième, quatorzième, quinzième, seizième « honneurs » et du jaunâtre potentat qui voit leur bassesse.
On l'a comparée aux plus belles du monde, à Taustralienne, qui est Sydney, aux deux américaines, qui sont San Francisco et le Rio de Janeiro; elle les vaudra quand elle aura, elle aussi, sa grande ville.
Les Malgaches la nomment baie d'Antomboha; Diégo-Suarez rappelle un des Portugais du temps de la découverte.
i. Ce nom peut aussi signifier : les Hommes du Sopten- U:ion.
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Elle s'ouvre par un chenal de 46 à 50 mètres de profondeur, majcstneusement large de plus de 300U mèlrea, avec une ile dt; basalte' facile à fortifier.
Elle n'est pas une, mais quintuple, faite de cinq sous-baies', dont chacune logerait l'escadre de la France, bien abritée sur des eaux creuses, trop loin de la mer pour que des boulets ennemis puissent
mettre à mal ses docks, ses cales de radoub, ses poudrières, ses arsenaux. Aisément l'on y mettrait Brest à côté de Toulon, et encore Cherbourg et Rochefort, à l'extrémité septentrionale de l'ile, c'està-dire au plus pi-ès de Suez, de la Méditerranée, de la France, non loin de la rencontre de la cAte orientale et de la côte occidentale de Madagascar: l'isthme qui la sépare de la baied'Amponkaraiia et
c de HidigBuar.
- DijMiii Je Calenacci.
de la baie du Courrier, indentations de la conlrec6tc n'a que quelques kilomètres de largeur. Pour comble do bonheur, Diégo-Suarcz est sous le climat le plus sain de la Taity-Bé, infiévrositê qui a trois causes : la nature calcaire des roches, qui. par cela mOnie, absorbent les eaux de surface; le règne des vents du Sud, plus frais ici que ceux du Nord, puisque Uii'go-Suaivz est dans la mi-sphère au^-