Relativement, s'entend
2. a Les plus âgés des Mangaréviens n'ont pas plus de 45 ans. ».
u>o Kilom*
TAlTI ET DÉPENDANCES
Ouaouka [155 habitants), difTérente en cela de ses sœurs, réserve à la plaine une partie, d'ailleurs la moindre, de ses 6500 hectares ; elle ne s'élève rju'il 7*0 mètres :
Nouka-Hiva n'a guère que 1200 âmes, mais c'est l'ile majeure, de par ses 48200 hectares, qui la Tont à peu près égale au département de la Seine ; c'est aussi la plus célèbre, parce qu'on la désigna pour recevoir des victimes de nos guerres civiles : elle partagea la gloire de la Guyane, de Lambèsc, de la Nouvelle-Calédonie, mais durant peu d'années, ses premiers déportés ayant rci;u leur grâce et n'ayant été suivis d'aucuns autres. Elle porte sa cime maîtresse à 1170 mètres; elle est 1res dure, très escarpée, très sauvage, (ouïe en rocs, en précipices, en bruits de torrents, dont l'un saute de 515 mètres; au bord de sa baie de Taïoliaé s'élève en amphithéâti'e le village qui est la capitale des Marquises ;
Les quatre ilcs du nord-ouest sont vides :
pas un seul Canaque à Hotouili ou Petite-Ile (200hecti-res),àHiacu (6500 hectares), ù llaloulou (1000 hectares), à l'ile du <^rail (100 hectares).
Les Marquises se ressemblent toutes par
leur silhouelle brusque, haute, hardie, leurs falaises noires qui ne laissent presque jamais d'espace entre Ja montagne et la mer, leurs ^pic terribles d'où les torrents tombent en blanche écume, leurs forêts, ici touffues, là sèches et clairsemées, leurs gorges tivs sériées dans le mont, le plus souvent jusqu'à toucher la vague, car les bassins de quelque ampleur sont excessivement rares dans l'archipel, même sur le bas des rivières, à la ceinture des iles. Dans les vallons croissent le colon-
Cinaque» des Iles Gambier
nier, qui semble devoir être la richesse prochaine de cet archipel, le cocotier qu'aucune Jle polynésienne ne se refuse, l'arbi'C à pain, le santal ou sandal, bois odorant qu'on a pi-esque extirpé (parce qu'il se vendait bien), l'oranger, l'ananas, le goyavier, qui marche à la conquête du pays, la canne à sucre, le tabac. La montagne appartient surtout au pacage avec ses moutons, ses bœufs et vaches, ses chëvivs ennemies des forêts, toutes bêles importées. Les Marquises étaient presque entièrement dénuées d'animaux, sauf très peu de très petits, quand les Européens y abordèrent, en deux fois : c'est un Espagnol , Mendana , qui reconnut le gjoupc du sud-est et l'avantagea du nom de Marquises en l'honneur d'unefort belle femme, la manjuise de Mendoza; le groupe du nord-est ne fut découvert qu'en 179i.
Les Blancs supportent admirablement le climat de ces îles, encore qu'il soit n'es chaud, avec des tempe raturesdépassant 50* (jusqu'à lîS") et descendant rarement au-dessous de 23° durant le joui', dont la moyenne semble être de 28", celle de la nuil étant de 20". On est en dioil „ . de prédire aux Euro-
, — DpKin de BalhifU, '
ioiogra[*tc. péens la prompte con-
quête de ce bel archipel que la France a saisi dès 1842, mais où elle n'a réellement mis la main à l'ouvrage qu'en 1880. Toutefois il n'y a pas encore cent Européens parmi ces Canaques.
Les Maoris des Marquises, ei-nnthropophages,
passent pour les plus beaux des Polynésiens.
Supérieurs même aux Taïtiens', et leure femmes
ans Tailiennes, c'est une charmante nation point