‹ La France et ses coloniesChapitre 270 sur 283 · RccLDfl. -^ Nos Colonies · texte numérisé non relu

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Ce sont, comme les Marquisiens, des hommes fort beaux, très solides, fort énergiques, point paresseux, aptes à la mer. Ils font partie du très petit peu de Polynésiens dont le nombre croît. Devenus catholiques à l'exception de 1200 protestants, beaucoup d'eux ont acquis déjà la langue française.

Le résident qui représente la France habite le port de Rotoana, dans Tile de Fakarava, Tune des plus voisines de Taïti.

KOS COLOMES

S"* Les lies Gambier. — L'éclabousseraent des Tounniotous s'achève au sud-est près du 23« degvi^ de latitude australe et du iZl^ de longitude ouest, par le groupe des îles Gambier.

Encore un infiniment petit, cet archipel « catholique (*t français » auquel ont part cinq îletles basaltiques et des écueiis nommés ou innommés : au total, 2G00 hectares.

Un récif annulaire de 75 kilomètres, œuvre des madrépores, environne les îlettes, qui, à leur tour, enferment entre elles une rade de 18000 hectares accessiiile partrois brèches aux navires légers ou lourds, même aux nîivires les plus épaissenient cuirassés. On pense que ladite rade dort de toute son onde là où bouillonna de toute sa lave le cratère dont les îles Gambier sont le débris après effondrement.

Le cuhnen de ces roches ignées dominant des coraux qui vécurent, le Duff (400 nièlres) monte dans rile mnJiHire, (pjî a nom Mnngaréva ; les quatre autres s'appellent Taravaï, Akamarou, A(»kéna et Ka- Muika, celle dernière inhabitée.

Iit»ur nature se conforme A celle des terres

volcanicpies de ce recoin du monde. On y voit cocotiers, orangers, goyaviers, citronniers, arbres A pain, arbres à café, manioc; sous la mer vivent (le leur vie obscure les huitres perlières, très diminuées par l'excès de pêche.

Les Mangaréviens, Maoris bien moins beaux que ceux des Marquises ou de Taïti, parlent un dialecte à peu près identique à celui des Touamotous et peu différent de celui de la très lointaine Nouvelle-Zélande; il a moins de rapport avec celui de Taïti.

En 1835 on en comptait 2141, d'après un recensement fait par la mission; 956 seulement en 1871, et 547 aujourd'hui. Ils n'ont pas prospéré sous la houlette des pasteurs catholiques aux-

quels ils ont été soumis jusqu*à ces dernières années avec la débonnaireté de la brebis ; la phtisie les ravage ; les naissances sont très rares chez eux, les morts très communes S les vieillards absents'.

EoheUe.

9o Iles Marquises.

G^" Les Marquises. — Bien que petites, les douze Marquises dépassent d*un tiei^ en étendue les plus que quatre-vingt Touamotous. Elles ont 127400 hectares; elles sont belles, fertiles; et presque vides, elles attendent les colons sur des

basaltes décomposés, à l'ombre des forêts gracieuses, des mornes et pics fantastiques.

Le 8s le 9% le iO* degré de latitude australe coupent ce semis d'iles; dans l'autre sens, le 141', le 142* le 143* de longitude ouest.

En les prenant au sud, la série commence par Fatou-Hiva, montagne de 1 1 20 mètres sur un socle de 7700 hectaivs: 600 Maoris y vivent. Puis viennent :

Motane, fort petite (1800 hectares), sans aucun habitant autour de son pic de 520 mètres ; Tahouata(7000 hectares), massif de iOOO mètres habité par quelques Canaques. Le détroit du Bordelais la sépare de :

Hiva-Oa, la seconde des douze îles comme grandeur, la première comme peuple ; elle a plus de 3000 hommes sur 40 000 hectares qui culminent en un mont de 1260 mètres, tête suprême de l'archipel;

Fétou-Houkou , minime îlette, ne dépasse pas 100 hectares, et sa nation se réduit à zéro ;

Ouapou (8300 hectares) ne montre qu'à 225 insulaires les bastions, les tours, les obélisques de sa montagne de 1 190 mètres;

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