‹ La France et ses coloniesChapitre 51 sur 283 · V. OUARANSÉNIS · texte numérisé non relu

V. OUARANSÉNIS

1» De la Porte du Chéliff à TOuaransénis.

— A l'occident de la cluse le mont se relève raide. Boghar, qui la domine, règne de 400 à 500 mètres sur Toued, qui n'est certes pas ce qu'elle voit de plus beau, car cette altière bourgade contemple des djebels en foule sur les deux côtés du Chéliff, et vers le midi c'est une immensité chauve et chaude, avec monts isolés, lignes bleuets, nobles profils. Comme on la dit, Boghar est le Balcon du Sud; c'est aussi le Cap de la Falaise. •

L'Atlas, donc, s'élève rapidement, prodigue au nord en torrents constants attirés par le Chéliff tellien, tandis qu'au sud sèchent les oueds appelés par le Nahr-el-Ouassel, qui est l'une des deux branches du Chéliff des Steppes. Il monte avec les croupes sylvestres des Ouled-Anteur; puis une de ses cimes, une sra, comme on dit ici, passe 1700 mètres, puis une autre passe 1800 : c'est la sra du Chéaou (18Q4 mètres*).

Le Chéaou commande Taza, séjour aimé d'Abd el-Kader; il s'v crovait hors d'atteinte, par delà le toit entre Culture et PAture, ce cavalier qui, monté sur sa buveuse d'air, disait avec mé|)ris : « Vous, les Roumis, que Dieu maudisse, vous suivez les chemins conune les nmletiers; et (piand votre pesante armée campe au campement que je viens de quitter, elle n'y trouve que de la cendre et des puces ».

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