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Hecus. — Nos CaiJ»iE

Vlll. DE BÙNE AIÎX SEPT CAPS DU GOUFI

i° Se BAne à Philippeirille : Sanhadja et Sal-Sat. — L'Edough défie le golfe de Bàne |>ar un fronton de gneiss, et lorsqu'un a tourné le cap de Garde, il le brave par des roches de grî'S, puis par des caps nplutoniques». Du faite descendent des ravins sans nombre où le chène-liége, le coudrier, le noyer, le châtaignier se penulieiil sur l'oued, II — 18

dont ils font l'onde plus fraîche et la course plus sombre.

Le cap de Garde étant la corne orientale de TEdough, le cap de Fer en est la corne occidentale. Hauts et tristes Tun et l'autre ; et de l'un à l'autre élevée, escarpée, morose la côte, et déserte, avec un seul village français, Herbillon. qui est lieu de pêche sur une anse arrondie gardée des vents de l'ouest, du sud-ouest et du nord.

Pas de plaine ; aucune vallée n'offre une large route vers l'intérieur; rien que des fentes étroites pour de très courts ruisseaux, car la ligne de faite embrasse d'extrêmement près la mer, et presque toutes les eaux de l'Edough se versent au midi de l'arête dans une rivière qui les emporte en replis vers l'occident, puis les confie à l'Oued-el-Kébir de Jemmapes.

Le cap de Fer, en arabe Ras-el-Hadid *, ferrugineux en effet, est l'un des avancements les plus septentrionaux de l'Algérie; comme le Négro, le Serrât, les pointes Bizertines à l'est, et les Sept Caps à l'ouest, il dépasse le 37« degré.

Parages lugubres antan, dans ces jours noirs où la vague est plus blanche, quand elle s'amoncelle et s'entremêle en tempête : alors les Kabyles du cap de Fer guettaient les navires, ils tuaient l'homme et prenaient l'épave.

Le Ras-el-Hadid termine, au bout d'une presqu'île, une mince presqu'îlette tordue comme une couleuvre.

En le tournant, on entre dans le Golfe Numide ', notre golfe de Philippeville, qui a deux sous-golfes, celui de Stora, celui de Collo. Des laves du cap de Fer aux laves des Sept Caps, cette grande baie évasée, durement fouettée par les tempêtes du nord, s'ouvre par un écart de plus de 55, de moins de 60 kilomètres.

Quand on a dépassé le cap de Fer, on navigue encore pendant 8 kilomètres devant les rocs de l'antique île de l'Edough, et ces 8 kilomètres sont vers le sud-est, direction contraire à la normale du littoral algérien.

Puis on rencontre les dunes à l'abri desquelles se colmata la vaste mer bônoise dont il nous reste tant de boue et si peu d'eau dans la cuvette du lac Fetzara.

Bientôt on voit, perçant les sables, l'Oued-el- Kébir de Jemmapes, fait de deux rivières, dont la plus longue est le Fendek.

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