‹ La France éternelleChapitre 13 sur 66 · LE CIEL DE FRANCE · texte numérisé non relu

LE CIEL DE FRANCE

15 Un nuage accourait du lointain à la charge, L'orage sourdement grondait: c'était le soir; Le Prussien nous guettait apprêtant sa main

large Et le ciel était boche, étant tout noir, tout

noir.

Puis le temps a passé; cet éclair formidable, 20 La Marne, changea tout: tout devint indécis; Un « Te Deum » vibra dans chaque cathédrale Et neutre fut le ciel: n'étant plus noir, mais gris.

Mais voilà qu'un jour vient apportant la victoire: Vous tremblerez, Drapeaux, au souffle d'un frisson, Et Ton verra s'enfuir vers l'Est les nuées noires; Le ciel sera français, puisque bleu horizon.

Jean Renault

Les Annales.

(( Verdun: ces deux syllabes que l'histoire avait déjà marquées sonnent aujourd'hui comme les notes cuivrées d'un clairon. En France, nul ne les entend sans frissonner d'orgueil. En Angleterre, en Amérique, si quelque orateur les prononce, d'un mouvement spontané tous les assistants se lèvent ...»

Henry Bordeaux de V Académie française

Page 1