‹ La France illustréeChapitre 10 sur 301 · Alsace · texte numérisé non relu

Alsace

Voici maintenant quelle est approximativement l'étendue respective des terrains en brance, en centièmes de sa superficie totale d'une part, et en hectares de l'autre, en prenant pour unité de la superficie de la France le nombre rond de 52 millions d'hectares :

Terrains d'alluvlon 0.01 520.008

Roches volcaniques 0.01 520.000

Terrains tcrliaires 0.30 15.b00.000

Terrains crétacés 0.13 6.240.000

Terrains jurassiques 0.20 10.400.000

Terrains triasique et pénéen 1 .qo 2.600.000

Porphyres et terres carbonifères. 0.01 520.000

Terrains de transition 0.10 3.200.000

Terrain primitif 0.20 lO.ÎOO.OOO

Dc>jà la variété de ces terrains fait préjuger celle des substances que l'on doit y recueillir; commençons par les roches employées dans les arts et recherchées pour l'ornement de nos habitations et de nos monuments. Des granités gris, rosés et verdâtres ; des syénites variées en couleurs et confondues longtemps avec les granités, mais plus utiles dans les arts par le beau poli qu'elles reçfjivent ; des porphyres bruns ou d'un beau vert; des variolites tachées de blanc, de brun ou de noirâ-

tre, sur un fond vert ou violet ; des serpentines grises, vertes, brunes, jaspées de diverses nuances, se trouvent en assez grande abondance dans le déparlement des Hautes-Alpes. On a reconnu, il y a quelques années, que les environs de Fiéjus fournissaient aux Romains un beau porphyre bleu, dont plusieurs colonnes, que l'on croyait apportées d'Égyple, ornent la basilique de Saint-Pierre de Rome. Dans la Corse, on connaît aussi les mêmes roches, mais avec des variétés plus nombreuses. C'est dans cette île que l'on trouve cette belle rfwrite, appelée granité orbiculaire, dont on fait des vases précieux. Les Vosges renferment beaucoup de porphyres; d'autres départements, tels que ceux de la Loire-lnlérieure, de la Manche et de la Sarthe, fournissent des granités dont quelques-uns sont employés à garnir les trottoirs de Paris; mais, depuis plusieurs années, les laves de l'Auvergne sont utilisées pour le même usage. Nous avons longtemps envié à l'Italie la richesse de ses carrières de marbre, tandis que notre sol en possède qui peuvent rivaliser avec les plus renommées. Aujourd'hui, l'on compte une quarantaine de départements qui en exploitent : les plus connus sont ceux des Hautes, des Basses-Pyrénées, de la Haute- Garonne et des Pyrénées-Orientales, surtout ces marbres schisteux deCampan, tantôt rouges, tantôt verts ou d'un rose tendre, et dont Louis XIV fit la réputation en les employant à décorer les châteaux de Versailles et de Trianon ; le marbre dit sarancolin, qui a l'apparence d'une brèche ; des marbres statuaires, et vingt autres espèces qu'il serait trop long de citer. Quelques autres ne sont pas moins connus : ce sont les marbres rouges et blancs de l'Aude, dont on peut prendre une idée par les huit colonnes de l'arc de triomphe de la place du Carrousel, à Paris ; le ileu turquin et la brèche violette de l'Ariège ; les deux brèches des Bouchesdu-Rhône , dont l'une est improprement appelée brèche d'A^ep.^X l'autre de Memphis ; les marbres blancs aigriottesAQ l'Hérault, qui ornent plusieurs édifices de la capitale ; les marbres statuaires, cijwlins et autres de la Corse ; ceux non moins nombreux de l'Isère et de l'Ardèche; ceux du Jura et du Lot, utilisés dans ces deux départements ; le portor et le jaune Isabelle du Var; les marbres blancs, roses et verts des Hautes-Alpes; la Inmackelle gris-perle du Puy-de-Dôme ; le marbre coquillier de la Charente-Inférieure; le blanc à grain fin de la Vienne ; le noir veiné et coquillier de

Saùne-et-Loire ; les brèches et les marbres variés de la Côle-d'Or et de l'Aube ; les gris ou jaunâtres de la Haute-Marne; les marbres veinés de Maineet-Loire et de la Sarthe ; les noirs et les jaspés de la Mayenne, ceux du Finistère, et les marbres variés du Pas-de-Calais, dont l'un, exploité près de Boulogne, qui a reçu le nom de marbre Napoléon, et qui a été employé à la confection de la colonne de la Grande-Armée, près de cette ville, est reconnaissable à sa couleur café au lait veiné de blanc.

D'autres roches, d'un usage plus modeste, mais aussi plus utile, forment un des produits les plus considérables du territoire français. De vastes ardoisières sont exploitées au pied des Pyrénées et dans les départements de Maine-et-Loire, de la Meuse et des Ardennes. Ceux de la Dordogne et de l'Hérault, de la Loire, de la Cùte-d'Or, de l'Yonne, de la Meuse, de Meurthe-et-Moselle, de l'Oise et de la Seine; ceux de Seine-et-Marne, de Seine-et- Marne, de Seine-et-Oise, du Calvados et de la Manche, renferment les meilleurs calcaires à bâtir; le calcaire d'eau douce de Chàteau-Landon prend un poli qui lui donne l'aspect du marbre : c'est de cette pierre que sont construits les quatre piédestaux du pont d'Iéna et les bords du bassin du château d'eau sur la place Daumesnil, à Paris. Les environs de Belley, de Dijon et de Châteauroux, fournissent aux dessinateurs d'excellentes pierres lithographiques. Les anciennes provinces de la Bourgogne, de la Champagne, de la Flandre et de l'He-de-France possèdent la meilleure terre argileuse pour la fabrication des briques et des tuiles; près de Limoges et de Saint-Yrieix, la décomposition du feldspath contenu dans les roches granitiques fournit cette substance appelée kaolm, si utile à la fabrication de la porcelaine ; dans le département de la Seine-Inférieure, on exploite, près de Forges-les-Eaux, la meilleure argile employée à faire les pipes; et près d'Elbeuf, celle qui passe pour être la plus propre au ferrage du sucre; celle des environs de Bcauvais et de Montereau est employée dans les fabriques de faïence fine ; les départements de l'Yonne, du Cher et de la Charente-Inférieure, abondants en silex, exportaient jadis à l'étranger leurs pierres à fusil; la petite ville de La Ferté-sous-Jouarre envoie dans l'intérieur, et jusque dans le nouveau monde, ses meules formées de silex-meulière ; les grès des environs de Versailles et de Fontainebleau sont d'une grande uti-

lité pour le pavage de Paris et des routes qui avoisinent cette capitale; la craie tendre des départctements de la Marne, de la Seine et de Seine-et- Oise, est façonnée en pains, qui s'emploient sous le nom de blanc d'Espagne; enfin, le gypse des environs de Paris fournit l'excellent plâtre dont cette capitale consomme une si grande quantité; et les carrières d'où on le lire en expédient à des dislances considérables.

Les produits qui constituent la richesse minérale de la France ont éprouvé depuis plusieurs années un accroissement sensible et laissent entrevoir dans l'avenir de nouvelles causes d'augmentation. Le fer est le métal qui occupe le plus grand nombre d'usines : en 1880, on en comptait près de 2,a00 dont la fabrication donnait une valeur de plus de l.oO millions de francs.

Le territoire français est assez riche en minerais de plomb. Ce sont les mines de plomb argentifère que l'on exploite dans les départements du Puyde-Dôme, du Finistère, de la Lozère et des Vosges, qui produisent la quantité d'argent que l'on recueille en France. Il en existe de semblables, mais qui ne sont point encore exploitées, dans l'Ariège, la Haute-Vienne, les Deux-Sèvres et la Manche. Des montagnards de l'Isère, qui vendent souvent aux orfèvres de Grenoble des morceaux déminerai d'argent, donnent lieu de présumer que la mine d'Allemont, et probablement d'autres des environs, seraient d'un produit important. Le manganèse est tellement abondant en France qu'elle pourrait en approvisionner toute l'Europe. Les alUivions de plusieurs cours d'eau renferment des parcelles d'or. Le Salât, qui sort des Pyrénées, la Cèze et le Gardon, qui prennent leur source dans les Ccvennes, l'Ariège et la Garonne, auprès de Toulouse, le Rhône, à la limite du département de l'Ain, et le Rhin, au-dessous de Strasbourg, voyaient jadis sur leurs rives un grand nombre d'individus qui faisaient métier de recueillir ce métal ; mais, aujourd'hui, le bénéfice d'un orpailleur surpasse à peine ce qu'il gagnerait à un travail plus utile; et sur les bords du Rhin, oii l'on en compte le plus, la récolte du précieux métal, depuis Bâle jusqu'aux environs de Mayence, ne produit pas, année commune, plus de lo.OÛO francs. Les mines d'or de la Gardette, dans le département de l'Isère, pourraient donner d'importants résultats, si leur exploitation était mieux dirigée.

Voici, d'après la moyenne de ces dernières an-

INTRODUCTION

liées, la récapitulalion de la quantité moyenne annuelle de métaux que la France a retirée de ses mines :

Quintnux.

Fonte 3 .589.996

Gros fer 2.4U.197

Acier C9.000

Plomb 2.628

Lithaigc 3.397

Alquifoux îilG

Argent 1.908

Cuivre 900

Antimoine 617

Sulfure d'antimoine 973

Manganèse 65.737

Les autres substances minérales exploitées en France forment une partie considérable de sa richesse territoriale : 32 départements possèdent des houillères ; quelques-uns renferment un autre combustible appelé lignite (1), du sulfate de fer, de l'alun, de la poix minérale et du pétrole. Un seul, celui de la Meurthe, possède des sources salées et uue mine de sel gemme.

La houille est obtenue en France de 71 bassins houillers, comprenant près de 600 concessions dont les plus considérables sont, suivant l'importance de leurs produits, ceux de la Loire, où il y a u9 mines oneédées (c'est le plus abondant de tous, et qui fournit la meilleure qualité connue de houille collante); de Valenciennes ou du Nord, 38 mines concédées; du Creuzot et de Blanzy, 13 mines concédées; d'Alais, 22 mines concédées; d'Aubin, 11 mines concédées; d'Épinac ou d'Autun, 4 mines concédées ; de Brassac, S mines concédées ; de Littry, une mine concédée; de la basse Loire, 8 mines concédées; etc. Toutes ces exploitations : deMontceaules-Mines , de Graissessac, de Carmaux, d'Alais, de La Grand-Combe, etc., etc., produisent annuellement environ 23 millions de tonnes de houille. La lignite est obtenue de 20 bassins, dont les principaux sont ceux d'Aix, de La Tour-du-Pin, de Bagnols, Orange, etc. lis produisent 993,631 quintaux métriques de charbon. L'anthracite est obtenue dans o bassins ; le nombre des mines exploitées est de 30, et elles produisent près d'un million de quintaux métriques de charbon. Les tourbières sont très nombreuses : on en compte 3,027, principalement dans les départements de la Somme, de la Loire-Inférieure, du Pas-de-Calais, de l'Oise, de

(1) Végétal fossile qui a conservé son tissu ligneux et qui est d'une formation moins ancienne que la houille.

Seine-et-Oise, de l'Aisne, du Nord, de la .Marne, etc. ; elles produisent 4,184,385 quintaux métriques de tourbe.

La valeur des substances minérales non métalliques, estimées à leur prix moyen, s'élève à plus de 48 millions. L'exploitation de ces substances comprend plus de 2,270 mines ou minières, et occupe plus de 80,000 ouvriers.

Si nous ajoutons au produit des substances métalliques et non métalliques ceux des diverses carrières exploitées en France, nous y trouverons encore un élément de richesse d'une grande importance, car ils dépassent aujourd'hui CO millions de francs.

Pour compléter le tableau des diverses branches d'industrie qu'alimentent les substances minérales du Sùl français, il faut ajouter une production de 200 millions provenant des différentes fabrications dont les matières premières sont d"origine minérale.

En considérant l'ensemble de toutes les industries dont nous venons de présenter le tableau, on voit qu'elles constituent plus de 60,000 établissements, qu'elles emploient plus de 300,000 ouvriers, et qu'elles livrent au commerce une valeur de près de 400 millions.

La France est plus riche à elle seule en eaux minérales que tout le continent européen. La valeur créée aujourd'hui par leur exploitation dépasse vingt-cinq millions. La France, en dehors du groupe de l'Algérie, ne compte pas moins de 1,027 sources minérales exploitées, dont 318 sulfureuses, 337 alcalines, 136 ferrugineuses et 213 salines. 386 de ces sources sont froides jusqu'à 13°, Oil sont thermales au-dessus de 1 3'^.

Les départements qui renferment le plus grand nombre de sources exploitées sont les suivants :

Puy-de-Dôme, 94; Ardèche, 77; Vosges, 76; Ariège et Pyrénées-Orientales, 69; Hautes-Pyrénées, 64.

Est-on curieux de savoir combien de malades sont allés demander, en 1882, à ces sources la guérisonde leurs affections?

Ce sont les Hautes-Pyrénées qui en ont attiré le plus grand nombre. Ce département, à lui seul, a reçu 44,476 visites. Viennent ensuite : le Puy-de- Dôme, 18,619; l'Allier, 16,430; la Haute-Garonne, 14,230; les Landes, 12,9.34.

Le débit de toutes les sources de France est de 46.412 litres par minute.

JVatiire du sol, pi'o<luctious végétales et aminialos. — Le sol de la France se divise, d'après sa iiaUire, en pays de montagnes, 4,268,730 hectares ; pays de bruyères ou de landes, 5,676,089 ; sol de riche terreau, 7,276,368; sol de craie ou calcaire, 9,788,197; sol de gravier, 3,417,893; sol pierreux, 6,612,348; sol sablonneux, 3,921,377; sol argileux, 2,232,883; sol limoneux ou marécageux, 284,454 hectares, etc., etc., etc.

La flore de la France est celle de toutes les régions tempérées; elle compte plus de 6,000 espèces {\e 830 genres.

Ces espèces, ces genres sont assujettis au climat et à la latitude ; l'olivier, le maïs et la vigne peuvent servir à déterminer les limites de quatre régions naturelles qui divisent celte contrée; nous avons figuré sur notre carte de la France physique ces limites par des lignes droites et parallèles ; tandis que, toujours sinueuses, elles suivent les pentes et les contours que produisent les aspérités du sol, et coupent obliquement les degrés de latitude. La région des oliviers occupe, depuis les bords de la Méditerranée, les pentes orientales de la chaîne des Pyrénées, les pentes méridionales des Cévennes et les pentes occidentales des Basses-Alpes. Elle est limitée, au nord, par une ligne qui, partant de Bagnères-de-Luchon, se prolonge directement jusqu'à Die dans le département de la Drùme, et descend à Embrun dans celui des Hautes-Alpes. La région du maïs ne s"étend guère au delà d'une seconde ligne qui commence à l'embouchure de la Gironde, passe au nord de Nevers, et remonte jusqu'à l'extrémité septentrionale de l'Alsace. La vigne, qui occupe ces deux régions, s'étend au delà de celle du maïs, mais ne dépasse pas la ligne que l'on tracerait à quelques lieues au nord de l'embouchure de la Loire, prolongée vers le nord-est, en passant au sud des sources de l'Eure, en suivant les contours des plateaux qui bordent la rive gauche de l'Oise, en s'étendant au nord de l'Aisne et de Verdun, et vers le nord-ouest jusqu'au Rhin. Au delà de celte ligne, la vigne est remplacée par le pommier. Cependant ces limites ne sont pas rigoureusement exactes -. ainsi le maïs pourrait être cultivé dans le bassin de Metz, puisqu'il y réussit dans les jardins; on en récolte une assez grande quantité en Bretagne, sur le versant méridional des montagnes d'Arrée et dans quelques parties de la Flandre française.

Il y a de grands rapports entre la nature géolo-

gique du sol et les productions que l'on en peut exiger; les terres qui contiennent des carbonates de chaux et de magnésie sont éminemment propres à contenir des froments et des légumineuses, et elles ajoutent à l'intensité des principes colorants des plantes tinctoriales. Les terres salifères ne conviennent pas aux céréales, mais bien aux plantes potagères que l'on cultive pour leurs tiges et pour leurs feuilles ; les terres siliceuses conviennent aux plantes dont la végétation a lieu en hiver, comme les seigles et les raves. Les forêts, ainsi que la plupart des arbres fruitiers, se plaisent sur les terres silico-argileuses ; et la vigne, dans les terres silico-marneuses ; les arbres verts, enfin, et les résineux réussissent à merveille dans les terrains sablonneux. Les céréales abondent dans toutes les parties de la France ; la Beauce, la Limagne et la plaine de Toulouse en produisent des quantités considérables. Les menus grains, les légumes secs et les pommes de terre sont aussi fort répandus aujourd'hui. Dans les départements du nord, on cultive le colza, la betterave et le houblon. Les plantes tinctoriales réussissent dans le midi. Le tabac est cultivé dans les départements du nord et dans le bassin de la Garonne. Le Maine, le Limousin, le Lyonnais ont de grandes châtaigneraies, et le fruit de cet arbre est une ressource précieuse pour les départements montagneux du centre de la France. La vigne, qui offre plus de 1 ,400 variétés, et que l'on cultive sur près de 2 millions d'hectares, produit en moyenne annuelle pour 60 millions 1/2 d'hectolitres de vin. Le noyer acquiert une grande importance dans la basse Auvergne. Les seuls arbres fruitiers importants qui soient réellement indigènes de la France sont : le figuier, le pommier, le poirier, le prunier et le néflier. La culture a naturalisé en France le cerisier, qui vient de l'Asie ; la vigne, apportée par les Phénicenns et l'empereur Probus; l'olivier, originaire du mont Taurus; le framboisier, qui vient du mont Ida; le maïs, de Turquie; le persil, de Sardaigne; le grenadier, de l'Afrique; le radis, l'oranger, le citronnier, le mûrier blanc, l'igname nous viennent de la Chine; l'abricotier, de l'Arménie; l'amandier et le noyer, la laitue et les melons sont encore originaires de l'Asie. Que de conquêtes lointaines n'a pas faites l'horticulture, qui s'enrichit chaque jour d'un nouveau genre, d'une nouvelle espèce!

Le chêne, le bouleau, l'orme, le charme, le frêne et le hêtre de nos forêts, l'aune, qui croît dans

INTRODUCTION

Le timel du mont Cenis (Modanc).

les lieux humides, voient maintenant s'élever autour de nos habitations l'acacia, qui vient de la Virginie; différents chênes d'Amérique; le marronnier d'Inde, originaire de la Turquie d'Asie. Au sapin qui couvre les régions élevées de nos montagnes, la culture joint ceux de la Norvège et du Canada; enfin, le platane, le peuplier noir, le tremble et le peuplier blanc, indigènes de la France, s'unissent à ceux de l'Ilalie et de l'Amérique pour orner nos parcs et border nos prairies. Les départements les plus boisés sont ceux de la Cùte-d'Or, de la Corse, de la Haute-Marne, des Vosges, de la Nièvre et de la Meuse.

Le merisier abonde dans les Vosges; le câprier, le citronnier, le pistachier et l'olivier réussissent dans l'ancienne Provence; tandis que, dans la vallée de la Garonne, le prunier, et dans toute la Normandie, le pommier et le poirier constituent une source de richesse pour les habitants. Dans les environs de Paris, la pèche de Moutreuil, la cerise de

FU.\NCL 1LLI;STRÉE.

Mûnimoreney justifient leur réputation, les fraises et les primeurs de la vallée de Marcoussis. Enfui, les diverses plantes potagères ont acquis sur certains sols une qualité supérieure ; ainsi les asperges d'Argenteuil, les haricots des environs deSoissons, les carottes d'Amiens, les artichauts de Laon, les navets de Freneuse, les potirons de Montlhéry; et, parmi les plantes acotylédones : les truffes des environs d'Angoulème et de Périgueux sont recherchées sur nos tables.

La faune de la France n'est pas aussi multiple que sa floi-e. Les animaux domestiques sont : le cheval, le mulet, l'àne, le bœuf, la vache, le mouton, la brebis, la chèvre, le chien, le chat. Nos basses-cours sont riches en porcs, lapins, cygnes, oies, dindons, canards, coqs, poulets et pigeons.

Parmi les animaux sauvages qui peuplent nos montagnes, nos bois et nos guérels, citons l'ours etie lynx, aujourd'hui assez rares et confinés dans les Pyrénées et les Alpes ; le cerf, le sanglier, le

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