VERSANT DE LA MEDITERRANEE
Bassin du Rhône.
— de l'Arc.
Bassin de l'Argens.
— du Var.
La France se divise donc, sous le rapport hydrographique, en cinq grands bassins et en trentedeux bassins secondaires Ces derniers portent, à cause de leur peu d'étendue, le nom de bassins côtiers.
Le bassin du Rhin est, après le bassin du Danube, le plus grand de l'Europe centrale ; il mesure ■25,800 kilomètres carrés. Avant la désastreuse guerre de 1870-1871, la France en possédait la
partie centrale occidentale, depuis Bàle jusqu'à la Lauter. Aujourd'hui, elle n'en possède plus qu'une faible partie, restreinte au bassin supérieur de la Moselle.
Le Rhin descend des Alpes centrales; il parcourt la Suisse du sud au nord, puis lui sert un instant de frontière de l'est à l'ouest, tourne brusquement au nord, pour entrer en Allemagne. Son cours total, qui est très rapide, est de 1,130 kilomètres.
INTRODUCTION
La Moselle, affluent du Rhin hors de France (à Coblentz), descend des monls Faucilles; elle arrose Épinal, Tout, Melz, Thionville, entre dans la Prusse iliL'naiio au-dessous de Sierck, passe à Trêves et se jette dans le Rhin à Coblentz; son cours total est de 503 kilomètres. Elle est française pendant 170 kilomètres. La Moselle reçoit en France la Ak-Hirthe.
La Meurthe descend des Vosges, arrose Saint- Dié, Lunéville et Nancy. Son cours est de 160 kilomètres.
La Meuse prend sa source au plateau de Langres, coule du sud-est au nord-ouest, et arrose Neufchâteau, Domrémy, Commercy, Verdun, Sedan, Mézières, Charleville, Givet, en France; quitte notre territoire après un cours de 260 kilomètres; entre eu Belgique, puis en Hollande, et va se jeter dons la mer du Nord après un cours total de 804 kilomètres. Ses affluents français de droite sont : la Chiers, la Semoy ; celui de gauche est la Sambre.
La Chiers (160 kilom.) descend des Ardennes orientales, coule de l'est à l'ouest, arrose Longwy et Monlmédy, et se joint à la Meuse en amont de Sedan.
La Semoi/ (16S kilom.), comme la Chiers, descend des Ardennes orientales, passe à Bouillon, et se joint à la Meuse au-dessous de Mczières.
La Samdre [ISO kilom.), qui naît dans les Ardennes occidentales, passe à Landrecies, à Maubeuge, près de Wattignies, en France ; et en Belgique, à Charleroy, à Fleurus. Elle se jette dans la Meuse à Namur.
\" Escaut a 400 kilomètres de cours, dont 90 en France ; il sort des Ardennes occidentales au point où elles se bifurquent pour former les collines de l'Artois, d'une part, et les collines de Picardie, de l'autre, et arrose Cambrai, où il devient navigable; Donain, Valenciennes et Condé, en France. Il passe alors en Belgique, à Tournay, Gandet Anvers, puis en Hollande, où il se divise en deux branches qui gagnent la mer du Nord à travers les îles de la province de Zclande. La Scarpe et la Lys, affluents de gauche de l'Escaut, appartiennent à la France par la partie supérieure de leur cours.
La Scarpe (M2 kilom.) naît dans les collines de l'Artois, coule au nord-est, passe à Arras, à Douai, à Marchiennes, à Saint-Amand, et joint l'Escaut à son entrée en Belgique.
La Lys (20.5 kilom.) naît près de Montreuil, coule au nord-est, arrose Thérouanne, Aire; quille
la Franco au-dessous d'Armentières, et va se joindre à l'Escaut à Gand. Elle a pour affluent de droite la Deule, qui passe à Lille.
VAa (80 kilom.) arrose Saint-Omer et linit à Gravelincs.
L'Yser arrose l'extrême frontière de France (33 kilom.), près de Rousbruggo.
La Liane (48 kilom.) se jette dans la Manche à Boulogne.
La Candie (93 kilom.) prend sa source près de Montreuil et arrose Montreuil, Ilesdin, Étaples.
L'AvlJiie (100 kilom.) prend sa source dans les collines de l'Artois et arrose Doullens.
La Somme prend sa source près de Saint-Quentin, arrose Saint-Quentin, llam, Péronne, Picquigny, Abbeville, et se jette dans la Manche entre Saint- Valery et Le Crotoy, après un cours de 243 kilomètres, dont 6 navigables. Elle reçoit à gauche VAire qui passe à Roye.
La Bresle (72 kilom.) prend sa source au point de jonction des collines de Picardie et des collines de Normandie ; elle arrose Aumale, Eu, et finit au Tréport.
L' Argues et la Bét/mne (32 kilom.) se réunissent pour se jeter dans la Manche à Dieppe.
La Seine descend du plateau de Langres et a sa source sur le territoire de la petite commune de Saint-Germain-la-Feuille ou Saint-Germain-Source- Seine, près de Chanceaux, à 471 mèlres au-dessus du niveau de la mer. Elle arrose Châlillon, Bar, Troyes, Méry, où elle devient navigable; Monlereau, Melun, Corbeil, Paris, Saint-Denis, Poissy, Mantes, Vernon, Pont-de-1'Arche, Elbeuf, Rouen, Quillebeuf, et se jette dans la Manche entre llonfleur et Le Havre, après un cours de 776 kilomètres, dont 656 navigables. Elle reçoit à droite l'Aube, PYères, la Marne, l'Oise, l'Epte ; à gauche, l'Yonne, le Loing, l'Essonne, l'Eure et la Rille.
L'Aube descend du revers septentrional du plateau de Langres et arrose Bar-sur-Aube , Arcissur-Aube, où elle est navigable, et finit entre Méry et Nogent, après un cours paisible d'environ 226 kilomètres, dont 43 navigables.
VYères descend du plateau de la Brie; son cours, qui est de 88 kilomètres, est très sinueux.
La Marne prend sa source au plateau de Langres, coule parallèlement à la Seine, arrose Cliaumont, Joinville, Saint-Dizier, où elle est navigable; Vitry- le -François, Chàlons, Épernay, Château- Thierry, La Ferté-sous-Jouarre, Meaux, Lagny et
Charenton, où elle se jette dans la Seine, après un cours d'environ 494 kilomètres, dont 314 navigables, avec le Canal latéral. Elle a pour affluents de droite VOrnaiii, qui passe à Bar-le-Duc et finit à 2 kilomètres de Vitry-le-François après 120 kilomètres de cours, et YOtircq (80 kilom.), qui passe à La Fertc-Milon et finit à Lisy. La Marne a pour affluents de gauche le Grand-Morin (118 kilom.), qui passe à La Ferté-Gaucher et à Goulommiers, et le Peiit-Morin (SB kilom.).
h'Oise descend des Ardennes occidentales, en Belgique; passe à Guise, à La Fère, à Chauny, à Creil, à Pontoise, et se jette dans la Seine à Conflans-Saintc-Honorine, après un cours de 240 kilomètres en France, sur les 302 dont se compose son cours total. Elle est navigable l'espace de 138 kilomètres. L'Oise reçoit, à droite, la Verse, qui arrose Noyon; la Bresche, qui arrose Clermont, et le Thérain (93 kilom.), qui arrose Beauvais. A gauche, la Serre, qui passe à Marie et à Crécy; V Aisne, qui naît dans l'Argoune occidentale, au hameau de Sommaisne, arrose Sainle- Menehould, Vouziers, Rethel, Soissons, et se joint à l'Oise un peu au-dessus de Compiègne, après un cours de 279 kilomètres, dont 144 navigables, pendant lequel elle a reçu, à sa gauche, la Suippe et la Vesle (125 kilom.), qui passe à lleinis.
VEptc (102 kilom.), ancienne limite de la France et de la Normandie, prend sa source près de Forgcsles-Eaux, arrose Gournay, Gisors, Dangu, Saint- Clair, et joint la Seine entre Mantes et Vernon.
h'Andelle (60 kilom.), dont la source est très voisine de celle de l'Epte, passe à Croisy, à Charleval, à Fleury.
UYoîine prend sa source dans les collines du Morvan ; arrose Clamecy, Auxerre, où elle est navigable; Joigny, Sens, et joint la Seine à Montereau, après un cours de 273 kilomètres, dont 112 navigables. Elle se grossit à droite de la Ctire, qui passe près de Vézelay; du Serain, qui arrose Noyers, et de VArmançou (204 kilom.), qui arrose Tonnerre.
Le Loiiiff (160 kilom.) descend des collines de l'Orléanais et arrose Montargis, Nemours, Moret, près de laquelle il se jette dans la Seine.
L'Essonne (60 kilom.) prend sa source au plateau d'Orléans, passe près de Pithiviers, arrose Malesherbes, passe près de la poudrerie du Bouchet, où elle reçoit la Juine ou Rivière d'ÉtamjJcs
(40 kilom.), et, après avoir arrosé Essonnes, se jette dans la Seine à Corbeil.
L'Orge (60 kilom.) passe à Dourdan, à Arpajon, où elle reçoit la Remarde, plus loin V Yvette, et se jette à Alhis dans la Seine.
L'Eure prend sa source dans les collines du Perche, arrose Chartres, Maintcnon, où elle est navigable ; Ivry, Cocherel, Louviers, et se jette dans la Seine aux Damps, un peu au-dessus de Pont-del'Arche, après un cours de 226 kilomètres, dont 15 navigables. Elle reçoit la Biaise (50 kilom.), qui arrose Dreux; Ylton (140 kilom.), qui baigne Conches et Évreux, et VAvre (75 kilom.), qui passe à Verne uil.
La Rille descend des collines du Perche, passe à Laigle, à Pont-Audemer, et se jclle dans la Seine entre Quillebeuf et Honneur, après un cours de 148 kilomètres, dont 15 navigables.
La Touques (109 kilom.) descend des collines de Normandie, coule vers le nord, arrose Lisieux, où elle est navigable, et Pont l'Évcque.
La Dius (100 kilom.) arrose Trun, Mézidon et Dives.
VOrne descend des collines du Bocage, arrose Sées, Argentan et Caen, où elle est navigable. Elle reçoit le Noireau, qui passe à Condé. Son cours total est d'environ 158 kilomètres, dont 18 navigables.
La Vire descend des collines du Maine, coule au nord, arrose Vire, Saint-Lô, Isigny, et se perd dans des grèves considérables après un cours de 132 kilomètres.
La Rance naît dans les monts de Bretagne, arrose Dinan et va finir à Saint-Servan, près de Saint-Malo, après un cours navigable d'environ 25 kilomètres.
L'Aulne prend sa source aux monts d'Arrée et au point de départ des montagnes Noires ; elle arrose Chùteaulin et finit dans la rade de Brest.
La Blavet (145 kilom.) sort de l'étang du même nom, dans les montagnes Noires; arrose Pontivy, Hennebont, et se perd au Port-Louis, dans un vaste estuaire qui reçoit les eaux du Scorff et forme le port de Lorieut.
La Vilaine, le fleuve le plus important de la Bretagne, prend sa source dans les collines du Maine, près de Juvigné ; coule à l'ouest et au sudouest, arrose Rennes, Hedon, La Roche-Bernard, au-dessous de laquelle elle se jette dans la mer par une large embouchure, après un cours de
INTRODUCTION
220 kilomètres; elle est navigable pendant 96 kilomètres. La Vilaine reçoit, à droite : Ville, à Rennes; la Meii, qui passe à Montfort; VOust, à Redon ; à gauche : le Cher, qui arrose Chàteaubriant ; le Don, qui passe à Guéméné, et VIsac.
La Loire preud sa source au Gerbier-de-Jonc, à une hauteur de 1,408 mètres; passe près du Puy, arrose Saint Rambert, où elle est navigable; Roanne, Digoin, Decize, Nevers, La Charité, Cosne, Briare, Gien, Orléans, Beaugency, Rlois, Amboise, Tours, Saumur, Les Ponts-de-Cé, Saint-Florent, Ancenis, Nantes, Indret, Paimbœuf, et se jette dans le golfe de Gascogne, entre Pornic et Saint-Nazaire, après un cours total d'environ 980 kilomètres, dont 700 au moins sont navigables. La Loire reçoit, à droite, le Furand, l'Arroux, la Nièvre, la Maine, l'Erdre ; à gauche, l'Allier, le Loiret, le Cher, l'Indre, la Vienne et la Sèvre nantaise.
Le Furand, que l'on écrit quelquefois, mais à tort le Furens, est un torrent remarquable par la qualité de ses eaux pour la trempe de l'acier; il descend du mont Pilat, arrose Saint-Étienne et se jette dans la Loire au-dessous de Saint-Rambert.
L'4;to«j: prend sa source à la jonction des montagnes de la Côte-d'Or et du Morvan ; il baigne Arnay-le-Duc, Autun, et se jette dans la Loire à Digoin, après un cours de 120 kilomètres; il reçoit la Bourl/ince, qui sert à alimenter le canal du Centre.
La Nièvre sort du revers méridional des montagnes du Morvan, arrose Guérigny, et finit à Nevers, après un cours de 53 kilomètres.
La Maine est formée de la Mayenne et de la Sarthe; elle arrose Angers et se jette dans la Loire au-dessous des Ponts-de-Cé. Elle a environ 12 kilomètres de cours, et n'est à proprement parler que le canal de déversement des rivières qui la forment.
La Mayenne descend des collines de Normandie ; passe à Mayenne, à Laval et à Chàteau-Gontier, est grossie par la Varenne, VEraée, VOudon, et se joint par deux bras à la Sarthe, après un cours de 204 kilomètres, dont 134 sont navigables en y comprenant la Maine.
La Sarthe prend sa source au revers méridional des collines du Perche, arrose Alençon, Le Mans, Sablé, et se joint à la Mayenne uu peu au-dessus d'Angers; elle est navigable depuis Le .Mans l'espace de 132 kilomètres sur les 286 kilomètres dont se compose son cours. Les affluents de gauche
sont : YHuisne (192 kilom.), qui passe à Nogenlle-Rotrou, et le Zo/r (310 kilom., dont 115 navigables), qui arrose Chàteaudun, Fréteval, Vondùme, Chàteau-du-Loir, où il est navigable; Le Lude, La Flèche, et finit au-dessus d'Angers.
VErdre sort des collines du Maine, coule à l'ouest-sud-ouest, en formant plusieurs étangs, et joint la Loire à Nantes, après un cours de lOo kilomètres, dont 7 navigables.
L'Allier sort de la forêt de Marcoire, dans les montagnes du Vivarais et du Gévaudan, à 1,426 mètres au-dessus du niveau de la mer; passe à côté de Chàteauneuf-de-Randon; arrose Brioude, où il est navigable ; Vichy, MouUns, et finit au-dessous de Nevers, après un cours de 375 kilomètres et une navigabilité de 248. Il reçoit, à droite, la Senouire (56 kilom.), la Dore (130 kilom.), qui passe près d'Ambert, et reçoit la DtiroUe, qui passe à Thiers, et, à gauche, XAlognon (86 kilom.), qui arrose Murât, et la Sioiile (160 kilom.), qui passe près de Gannat.
\a Loiret, petite rivière de 12 kilomètres de cours, sort de deux sources situées dans le parc du château de La Source, près d'Olivet, et se jette au-dessous d'Orléans, après avoir reçu le d'Huijs ou la Dève.
Le Cher descend des monts d'Auvergne; il se dirige vers le nord-nord-ouest, arrose Montiuçon, Saint-.\mand, Vierzon, Saint-Aignan, .Montricliard, et se jette au-dessous de Tours dans la Loire, après un cours de 320 kilomètres, dont 93 navigables. Il reçoit VAumance, la Marmande et l'Yécre (80 kilom.), grossi à Bourges par VAtiroji, et la Grande- Saicldre (62 kilom.), qui avec la Petite-Sauldre arrose la Sologne.
h'Indre prend naissance dans un rameau des monts d'Auvergne, à Bussière-Saint-Georges ; coule au nord-ouest et arrose La Châtre, Chàteauroux, Buzançais, Loches, Montbazon, et se jette dans la Loire entre Tours et Saumur; son cours est évalué de 24b à 281 kilomètres.
La Vienne descend du plateau de Millevache, arrose Saint-Léonard, Limoges, Confolens, Châtellerault, où elle est navigable; Chinon, et se jette un peu au-dessous de cette ville dans la Loire, après un parcours de 353 à 372 kilomètres. Elle reçoit, à droite, la Creuse{iy6 kilom.), qui arrose Aubusson, et se grossit de la Petite-Creuse et de la Garternpe (170 kilom.), et le Clain (125 kilom.), qui passe à Poitiers.
Le Thouet, descendu du plateau de Gàtine, ar-
rose Parthenay, reçoit le Thoiiaret, X Argentan, et se jette dans la Loire près de Saumur, après un cours de 133 kilomètres.
La Sèvre nantaise prend sa source au plateau de Gâtine, arrose Ciiâtillon, Clisson, et se joint à la Loire à Nantes, après un cours de 138 kilomètres pendant lesquels elle a reçu la Maine et la Petite- Maine, qui passe à Cholet.
Le Lay descend du plateau de Gâtine, se dirige vers le sud-ouest; reçoit, à droite, XYon, qui passe à La Roche-sur- Yon, et se jette dans la mer à l'entrée du pertuis Breton ; il est navigable pendant 30 kilomètres sur les 104 kilomètres dont se compose son cours.
La Sèvre niortaise naît dans les monts du Poitou, et à quelque distance de sa source se perd, entre Brieuil et Bagneux, pour reparaître un demi-kilomètre plus loin; passe à Niort, où elle est navigable; à Marans. et se jette dans la mer en face de l'île de Ré, après un cours de 16S kilomètres, dont 71 navigables Elle reçoit, YAtitise, la Vendée (75 kilom.), qui passe à Fontenay.
La Charente prend sa source dans les montagnes du Limousin ; elle arrose Civray, Angoulème, où elle devient navigable ; Jarnac, Cognac, Saintes, Taillebourg, Tonnay-Charente, et se jette au-dessous de Rochefort dans la rade d'Aix, après un cours de 355 kilomètres, dont 188 navigables. Elle reçoit la Boutonne (90 kilom.), qui passe à Saint- Jean-d'Angély, la Tardoire, la Touvre, le A^é et la Seugne.
La Garonne prend sa source dans les Pyrénées, au val d'Aran, en Espagne; elle entre en France par l'étroite gorge du Pont-du-Roi et arrose Saint- Gaudens, Cazères, où elle devient navigable; Muret, Toulouse, Agen, Tonneins, Marmande, La Réole, Caslets, Bordeaux; reçoit la Dordogne au Bec-d'Ambez, et prend alors le nom de Gironde, arrose Blaye , Royan , et se jette dans le golfe de Gascogne entre les pointes de Grave et de la Coubre, après un cours d'environ 605 kilomètres, dont 471 navigables. Elle a pour affluents de droite : le Salât, l'Ariège, le Tarn, le Lot et la Dordogne ; et pour affluents de gauche : le Gers et la Baïse.
Le Salât, dont le cours est de 72 kilomètres, reçoit plusieurs torrents descendus des Pyrénées; le plus important est la Lez.
VÂriêge descend des Pyrénées centrales; arrose Tarascon, Foix, Pamiers, llanterive, où elle est
navigable, et se jette dans la Garonne près deCintegabelle, après un cours de 157 kilomètres, dont 47 navigables; elle reçoit à àroile\e Zers oui' Jlers, qui passe à Mirepoix, et dont le cours est de 120 kilomètres.
Le Tarn prend sa source dans le mont Lozère, arrose Millau, Albi, Gaillac, Montauban, Moissac, et finit au-dessous de cette ville, après un cours d'environ 375 kilomètres, dont 174 navigables; il reçoit, à droite, XAveyron (240 kilom.), qui passe au pied de Rodez et arrose Villefranche ; à gauche, \Agont (180 kilom.), qui passe à Castres et à Lavaur.
Le Lot descend des montagnes de Gévaudan et arrose Mende, Espalion, Villeneuve-d'Agen, et se jette dans la Garonne à Aiguillon, après un cours de 481 kilomètres. Son principal affluent est la Trueyre, qui a 175 kilomètres de cours.
La Dordogne descend du mont Dore, à 1,694 mètres d'altitude; elle est formée par le petit torrent de la Dore, grossi du ruisseau de la Dogne, venu du Val-d'Enfer; coule généralement vers l'ouest, passe au pont de Saint-Sauve; arrose Souillac, où elle est navigable; Bergerac, Castillon, Libourne, Saint-André-de-Cubzac, et se réunit à la Garonne au Bec-d'Ambez, après un cours de 496 kilomètres, dont 392 navigables. Elle reçoit, à droite, l'/^/e(235 kilom.), grossie de la Dronne et de la Haute-Vézère ; cette rivière, qui passe à Périgueux, est navigable pendant 143 kilomètres; et la Vézère (192 kilom.), qui reçoit la Corrèze, laquelle passe à Tulle et à Brive.
Le Geo's descend du plateau de Lannemazan ; il coule vers le nord, en arrosant Auch, Lectoure, où il est navigable, et se joint à la Garonne au-dessus d'Agen, après un cours de 150 kilomètres.
La Baïse a sa source dans le même plateau de Lannemazan, arrose Condom et Nérac, et se jette dans la Garonne un peu en amont du confluent du Lot, après un cours d'environ 180 kilomèlres.
La Leyre arrose les Landes et se jette dans le bassin d'Arcachon; son cours est de 84 kilomètres.
VAdotir descend du Tourmalet, dans les Pyrénées, d'une hauteur de 1,931 mètres; arrose Bagnères-de-Bigore, Tarbes, Aire, Saint-Sever, Dax, Bayonne, et se jette dans le golfe de Gascogne, à 4 kilomètres de cette ville, après un cours d'environ 335 kilomètres, dont les 133 derniers sont navigables. Elle reçoit, à droite, VArros, puis la Midouze (155 kilom.), qui se forme à Mont-de-
INTRODUCTION
Le nouvel Observatoire du Pic-du-Midi.
.Marsan de la réunion de la Douze avec le Mldou; ' à gauche, le Gabas (107 kilom.), le Luy de France (141 kilom.), le Lwj de Béarn; le Gave de Pau (175 kilom.), qui arrose Lourdes, Pau, Orlhez, et se grossit du Gave d'OIoron; la Bldouze, qui arrose Saint-Palais, et la Nlve, qui baigne Saint-Jeau- Pied-de-Port.
La Nivelle, qui a 43 kilomètres de cours, se jette dans la mer à Saint-Jean-de-Luz.
La Bldassoa a la plus grande partie de son cours, qui est de 70 kilomèlres, en Espagne, et, sur les 16 derniers kilomètres, elle sert de limite eatre la France et l'Espagne.
Le Tech descend des monts Albères, arrose Pratsde-Mollo, Céret, et finit dans la Mcdilerrance, après un cours de 82 kilomètres.
La Têt descend du pic de Prlgue, coule du sudouest au nord-est, arrose Montlouis, Villefranche, Perpignan, et se jette dans la Méditerranée, après uu cours de 123 kilomètres.
TnANCE ILLUSTRÉE.
VAglij, dont le cours ne dépasse pas 73 kilomètres, passe à Rivesaltes, et se jette dans l'étang de Leucate.
L'Aude prend sa .source près du pic de Carlitlc ; arrose Limoux, Carcassonne, et finit au-dessous de iXarbonne, entre l'étang de Thau et celui de Sigeau, après un cours de 208 kilomèlres.
L'Orb prend sa source aux montagnes de l'Orb et arrose Béziers; son cours est de 144 kilomètres.
L'Hérault descend du mont l'Aigoual, dans les Cévennes, el a son embouchure au-dessous d'Agde, à l'ouest de l'étang de Thau, après un cours de 1G4 kilomètres.
Le Rhône descend du mont Saint-Gothard, à 1,753 mètres au-dessus du niveau de la mer; il coule d'abord à l'ouest, en arrosant le canton suisse du Valais, et sa capitale Sion; il traverse le lac de Genève, entre en France et passe à Seyssel, où il devient navigable; il arrive ensuite à Lyon, où il change de direction; il coule dès lors vers le sud Introduction, 3" Liv.
LA FRANGE ILLUSTREE
et arrose Vienne, Tournon, Valence, Ponl-Saint- Esprit, Avignon, Beaiicaire, Tarascoa et Arles; là, il se partage en deux branches, qui forment l'ilc de la Camargue, et il gagne la Mc'dilerranéc après un cours de 812 kilomètres, dont 531 en France. C'est le fleuve dont le débit est le plus considérable; il envoie à la mer 2,600 mètres cubes d'eau par seconde. Il présente cette particularité qu'après avoir reçu la Valserine, près de Bellegarde, il disparaît au temps des basses eaux dans un souterrain qu'il s'est creusé à travers la roche calcaire qui forme son lit, pour reparaître un peu plus loin; c'est ce que l'on appelle la Perte du Rhône. Ses affluents de la rive gauche sont l'Arve, le Fier, le Guicrs, l'Isère, la Drôme, la Sorgues, la Durance ; ceux de droite sont l'Ain, la Saône, l'Ardèche et le Gard.
VArve, grossie de VAririron, le Fier, qui reçoit les eaux du lac d'Annecy, le Guiers, formé par le Guicrsvifelle Quiersmort, ne sont guère que des torrents.
L'Isère a son origine dans les glaciers du col d'Iseran, à une altitude de plus de 2,300 mètres, dans les Alpes Grées; arrose .^loûtiers, Albertville et Montmélian, passe à Grenoble et finit dans le Rhône, au-dessus de Valence, après un cours total de 290 kilomètres. Elle reçoit, à gauche, VArc (150 kilom.), qui arrose Saint-Jean-de-Maurienne, et le Drac (148 kilom.), grossi à droite de la Romanche.
La Drôme descend du mont d'Embel, arrose Die et finit au-dessous de Crest, après un cours de 118 kilomètres.
La Sorgues, qui n'a que 40 kilomètres de cours, sort de la poétique fontaine de Vaucluse, et, après avoir reçu les eaux de la Nesqxie (64 kilom.) et de VOuvèze (93 kilom.) qui, comme elle, descendent du mont Venteux, elle tombe dans le Rhône audessous d'Avignon.
La Durance descend du mont Genèvre, coule d'abord au sud-ouest, reçoit la Clarée et la Guisanne ; arrose Briançon, Mont-Dauphin, Embrun, court vers le sud passer à Sistcron, tourne enfin à l'ouesl, passe à Cavaillon et se jette dans le Rhône, après un cours de 380 kilomètres, dont 180 sont navigables. Elle reçoit, à droite, la Luye, qui arrose Gap; le Calavon, qui passe àApt; à gauche, le Gi^il (60 kilom.), qui passe au fort Queyras ; V Vbaye (75 kilom.), qui descend du mont Viso et arrose Barcelonnette; la Bléone (70 kilom.), qui passe à
Digne, et le Verdon (170 kilom.), qui arrose Colmars et Castellane.
VAin (190 kilom.), qui coule du nord au sud, descend du Jura en formant deux belles cascades, et reçoit la Sienne, qui passe à Saint-Claude.
La Saône sort des monts Faucilles, à une hauteur de 396 mètres; elle coule presque directement du nord au sud ; passe à Gray, où elle est navigable, àAuxonne, àSaint-Jean-de-Losne, àChàlon, Tournus, Mùcon, Villefranche, Trévoux, et se jette dans le Rhône à Lyon, après un cours total de 455 kilomètres, dont 314 sont navigables. Elle reçoit, à droite, VAzergues, la Grône, VOuche, qui passe à Dijon ; la Tille, qui passe près de Fontaine- Française; à gauche, le Drugeon, qui passe à Vesoul ; VOgnon ou Oignon, qui descend des Vosges et arrose Lure; le Doubs, qui prend sa source au mont Risoux, dans le Jura, à 937 mètres d'altitude; arrose Pontarlier, Saint-Hippolyte, Besançon, Dôle, et se jette dans la Saône, à Verdun, après un cours de 430 kilomètres, pendant lequel il reçoit la Savoureuse, qui passe à Belfort et à Wonlbéliard, et la Furieuse, qui passe à Salins. Au-dessous de Pontarlier, le Doubs forme le lac de GhaiUexon ou des Brenets, d'où il s'échappe en formant une belle chute de 27 mètres, que l'on appelle le Saut-du- Doubs.
La Seille (176 kilom.), qui baigne Loulians, et la Reysouze (84 kilom.), qui arrose Bourg, la Veyle et la Chalaronne,s,oni aussi des petits affluents de gauche de la Saône.
L'Ardèche, au cours tortueux, descend des monts du Vivarais, coule au sud-est, passe près d'Aubenas et se jette dans le Rhône, un peu au-dessus de Pont-Saint-Esprit, après un cours de 108 kilomètres.
Le Gard est formé par le Gardon d'Alais et le Gardon d'Anduze, ce dernier grossi du Gardon de Mialet, qui descendent des monts du Gévaudan; il passe près de Nîmes et arrive au Rhône au-dessus de Beaucaire, après un cours de 137 kilomètres. Ces cours d'eau ne sont à proprement parler que des torrents.
h' Arc sort des Alpines, passe près d'Aix et se jette dans l'étang de Berre, après un cours de 85 kilomètres. V Huveaune et la Gapeau ne sont guère que des torrents descendus des montagnes de la Provence.
VArgens prend sa source dans les monts de TEslérel, coule de l'est vers l'ouest, arrose Bri-
INTRODUCTION
gnoIcs, reçoit le Nartuhy, qui passe à Draguignan, et se jette dans le golfe de Frcjus, après un cours de 101 kilomètres.
Le Var naît près du lac d'AUos, au nionl Cameicone, dansles Alpes Maritimes, à environ 1,800 mètres d'altitude; coule du noi'd au sud, puis de l'ouest à l'est, arrose Puget-Tliéniers, se grossit des torrents de la Tinée, de la Vésudie, de VEstéron, et vient, par un large lit encombré de galets, se jeter dans la mer après un cours de 135 kilomètres.
La grande chaîne (jui traverse la Corse dans sa longueur la divise en deux versants, l'un oriental : arrosé par le Golo (82 kiloni.) et le Tav'ujnano (7o kilom.), l'autre occidental, arrosé par le Z/«mone (40 kilom.), le Tram et le Valinco. Ces rivières ne sont que des torrents impétueux pendant la saison des pluies.
Depuis l'annexion de la Savoie, la France est devenue riveraine et pour ainsi dire copropriétaire avec la Suisse du lac de Genève (633 kilom. carrés); le thalweg méridional de ce lac lui appartient. C'est encore à cette annexion qu'elle doit le lac d'Annecy (28 kilom. carrés), le lac du Bourget (7S kilom. carrés) et celui d'Aiguebelette. Parmi les plus importants des autres lacs français, nous citerons le lac de Grandiieu, situé dans le département de la Loire-Inférieure, sur la rive gauche du fleuve, entre Nantes et Paimbœuf; il couvre un espace de 7,000 hectares et a 10 kilomètres de longueur sur 8 de largeur. 11 reçoit la petite rivière de la Boiilogne et se décharge dans la Loire par la rivière canalisée de VAcJienau; le lac de Saint- Point (Jura), qui a 600 hectares de superficie; de Paladm (Isère), 400; de Na^itua (Ain), 268; (H Allas (Basses-Alpes), 2S0; des Rousses (Jura), 180; du Bouchet (Haute-Loire), 90; à'Aydat (Puy-de- Dôme), 80 hectares ; dans les Vosges, les lacs de Longemer (700 mètres carrés), de Retournemer (,600 mètres carres), de Gérardmer (1,100 mètres carrés). Les départements de l'Ain, du Cher, de l'Indre, de la Mourlhe et de Saùne-et-Loire sont ceux qui renferment le plus d'étangs.
Sur les côtes basses des landes de Gascogne, du Roussillon et du Languedoc, on rencontre des étangs salés ; ce sont ceux de Carcans, de La Canati, de Biscarosse, de Cazau et de Sanguinet; ceux de Lencate, de Sigean, de Thau, de Magnelonne, de Péroîs, de Mauguio, de Valcarès et de Berre, sur la Méditerranée.
La France compte aussi un certain nombre de
marais ; les régions qui en contiennent le plus sont, en partant du nord et sur le versant de l'Océan, le bassin de la Somme, ceux de l'Escaut et de l'Aisne; le bassin de la Sèvre niortaise, depuis la Charente jusqu'à la Loire; les landes de Gascogne jusipià la Gironde; enfin, on en voit un certain nombre sur la rive gauche de la Loire, depuis la Vienne jusqu'au Cher. Sur le versant de la .Méditerranée, on les rencontre aux environs de la basse Saône et aux environs des bouches du Rhône.
En résumé, les étangs couvrent, en France, 209,426 hectares ; les lacs et les rivières, près de 600,000 hectares.
Cliniatc — On partage la France, qui est entièrement située dans la zoue tempérée du nord, en cinq régions climatoriales :
1° Le Climat vosgien ou du Nord- Est embrasse toute la région comprise entre le Rhin, les sources de la Saône, la Côte-d'Or et les hauteurs qui s'étendent entre Mézières et Auxerre. Le climat de cette région est excessif ou continental, c'est-àdire que lès étés sont chauds et les hivers rigoureux. La température moyenne d'Épinal, une des villes de cette région, est de 10° ; les températures extrêmes sont de 36°, 6 en maximum ou au-dessus de zéro, et de 2-4°, 4 eu minimum ou au-dessous de zéro.
La quantité annuelle moyenne d'eau qui tombe à Nancy, autre ville de la région vosgienne, est <le 584 millimètres. Le maximum d'une année pluvieuse est de 738 millimètres; le minimum est de 416 millimètres. En ne tenant pas compte des expositions locales, c'est le vent du sud-ouest et celui du nord-est qui dominent dans le climat vosgien. Le nombre annuel des orages dans cette région est de 20 à 25.
2° Le Climat séquanien ou du Nord-Ouest renferme toute la région comprise entre la frontière du nord depuis Mézières jusqu'à la mer, la ligne de hauteurs entre Mézières et Auxerre et celle entre le cours de la Loire et celui du Cher.
La température moyenne annuelle des villes de cette région est de 10°, 9. Le climat séquanien tient vers l'est du climat continental ; il devient marin vers l'ouest. La presqu'île du Cotentin et celle de la Bretagne jouissent d'un climat analogue à celui de l'Angleterre et de l'Irlande; les hivers sont moins rigoureux que dans l'est et plus froids que dans le midi; de là une température relativement uniforme dans le cours de l'année. La température
s'est élevée en maximum, de 1806 à 1841, à SG'jî; elle a baissé en minimum à 17°, 2.
D'après les observations de Paris et d'un grand nombre de villes, la quantité absolue de pluie qui tombe dans le cours de l'année est de 548 millimètres ; elle est moindre que dans la région des Vosges, mais elle va en augmentant à mesure que l'on marche vers l'ouest. Le vent du sud-ouest domine dans celte région. Le nombre annuel des orages varie de 12 à 20.
3" Le Climat girondin ou du Sud-Ouest comprend toute la région qui s'étend depuis la Loire et le Cher jusqu'aux Pyrénées. On peut l'appeler à juste litre le climat moyen de la France, parce que la température moyenne est plus élevée que dans le nord et moindre que dans le Languedoc. La température moyenne générale des localités où elle a été bien observée est de 12»,7. A Toulouse, les températures extrêmes sont de 38", 3 pour l'été et de 11°, 5 au-dessous de zéro pour l'hiver.
La quantité absolue de pluie qui tombe sur Poitiers, La Rochelle, Bordeaux, etc., est de 586 millimètres. Les vents du sud-ouest dominent dans celte région. Cependant, à mesure que l'on s'avance vers le sud, les Pyrénées forment une barrière qui arrête les vents du sud-ouest, et ceux de l'ouest finissent par les remplacer. Le nombre des orages varie dans cette région entre 15 cl 50 par année.
4° Le Climat rhodanien ou du Sud-Esl règne dans toute la vallée de la Saône et du Rhône, depuis Dijon et Besançon jusqu'à Viviers; il n'offre pas de caractère bien tranché sous le point de vue de la température ; les différences entre l'hiver et l'été sont aussi fortes (lue dans le climat vosgien.
La température moyenne du climat rhodanien est de 11", 8 à Lyon; à Dijon, le maximum de température est de 33°,8, et le minimum de 11°, 9 au-dessous de zéro pendant l'hiver.
La quantité de pluie annuelle moyenne est supérieure à celle qu'on a observée dans toute la France, puisqu'il tombe 946 millimètres d'eau dans celle région.
Les vents du nord et du sud sont les vents dominants dans la vallée de la Saône. Les orages sont fréquents dans cette région et leur nombre varie entre 25 et 30 par année.
5° LeClitnal -provençal o\\ méditerranéen occupe la partie inférieure du bassin du Rhône et tout le
territoire qui longe la Méditerranée, depuis le Var jusqu'au cap Cerbère. Il est le plus chaud de la France et a un caractère nettement tranché, tant sous le rapport de la végétation que sous le rapport des habitudes du pays. La température moyenne de cette région est plus élevée que celle du reste de la France. Ainsi, en réunissant les moyennes des villes d'.\lais, d'Avignon, de Marseille, de Montpellier, de Nice, d'Orange, de Toulon I et de Perpignan, on trouve 14°, 8 pour la moyenne générale de ces villes. Les températures extrêmes du climat provençal donnent un maximum de 36°, 3, elen minimum 11°, 5 au-dessous de zéro.
La quantité moyenne annuelle de pluie qui tombe dans les villes de celte région est de 651 millimètres.
Le vent du sud-ouest, qu'on nomme mistral, domine dans le climat provençal; sa violence est extrême : il renverse les hommes à cheval et déracine les plus gros arbres. Le nombre annuel moyen des orages varie en Pi'ovence entre 12 et 25 ; ils sont moins rares en hiver et en automne que dans les autres régions de la France.
Constîtiitiou gcoguostique et profluctioiis niiiiérales de la France* —
La conslilutiùu géognoslique de la France présente l'ensemble le plus complet et le plus varié des diverses formations. Le terrain primitif se montre surtout au centre de la France, où il forme le 'plateau, central; les terrains de transition se montrent dans les Pyrénées, la Bretagne et TAlsaccLc lorrain triasique se montre dans la Lorraine, au sud-ouest du plateau central et au nord-ouest dos moulagnes des Maures. Le terrain jurassique occupe à lui seul un cinquième de la superficie de la France; il entoure le plateau central, .se montre dans les monlagncs du Jura, dans les Alpes et au nord de Boulogne ; les terrains crétacés constituent la Champagne et forment, dans la Normandie et le Languedoc, plusieurs bandes parallèles. Les terrains tertiaires forment presque toutes les grandes plaines de la France et sont autant de remplissages déposés entre les plateaux et les chaînes de montagnes. Les terrains d'alluvion se trouvent dans loules les vallées ; mais ils ne forment des dépôts d'un peu d'étendue qu'autour de Dunkerque et sur le bord de la Méditerranée.
La France se divise d'ailleurs en un certain nombre de régions naturelles qui se distinguent
INTRODUCTION
les unes des aulres par des caraclères extérieurs bien tranchés, et qui sont constituées chacune par un terrain particulier ou par un groupe de lorrains. En voici le tableau :