X.WII
commence à Saint-Symphorien-sur-la-Saône, et, à l'aide du Doiibs et de l'Ill, vient débouclier audessous de Strasbourg. Longueur : 32-2 Ivilomotres.
Le Canal de la Marne atc Rhin fait communiquer le bassin de la Seine avec les bassins de la Meuse et du Rhin ; il commence à Épernay, sur la Marne, et finit à Strasbourg. Longueur : 318 kilomètres.
Le Canal de Briare fait comuiuniiiuer le l)assin de la Loire avec le bassin de la Seine ; il commence à Briare, sur la Loire, et finit à Monlargis, sur le Loing ( longueur : od kilomètres), où il se soude au Canal du Loing, qui va joindre la Seine près de Moret. Le canal de Briare est le plus ancien de tous; il rcnionle au règne de Henri IV.
Le Canal d'Orléans, qui de Montargis va àCombleux, est une branche latérale de ces deux derniers (longueur : 74 kilomètres).
Le Canal de Saint-Quentin joint les bassius de l'Escaut, de la Somme et de la Seine ; il commencé à Chauny, sur l'Oise, gagne Saint-Quentin, sur la Somme, et de cette ville arrive à Cambrai, sur l'Escaut. Longueur : 98 kilomètres.
Le Canal des Ardennes fait communiquer le bassin de la Seine avec celui de la .Aleuse; il commence à Semoy, sur l'Aisne, et finit à Donchery, sur la Meuse.
Le Canal d'IUe-et-Rance fait communiquer le bassin de la Vilaine avec celui de la Rance; il commence à lionnes, sur l'Ile, affluent de la Vilaine, et finit à l'écluse du Chàtelier, sur la lîance.
Le Ca7ial de Xantes à Brest fait communiquer entre eux les bassins de la Loire, de la Vilaine, du Dlavet et de l'Aulne. Sa longueur est de 360 kilomètres.
Le Canal du Berry Mt communiquer le Cher et la Loire; il a trois branches. Sa longueur est de 232 kilomètres.
Les autres principaux canaux sont : le Ca'/ial de VOurcq, qui se joint au Canal Saint-Denis et au Canal Saint-Martin ; les canaux A' Aire à La Bassée, de la Deule, de la Sensée , de la Sambre hVOise,évi Blavet, A' Arles à Bouc,û.& Beaucaire, etc.
Les principaux canaux latéraux sont : le Canal latéral de la Soimne, le Canal latéral de la Loire, le Canal latéral de la Garonne, et ceux de VOisej de VAisne, de la Marne, de la Haute-Seine, du Loing, etc.
Les routes se divisent en France en routes nationales, routes départementales, cliemins vicinaux de grande et de 'petite communication , routes stratégiques.
Les ?'0M/M«ff^w/i«?(?5 sont entretenues aux frais de l'Etat; elles sont de première, de deuxième ou de troisième classe. Leur nombre dépasse 200, et leur longueur est d'environ 38,000 kilomètres. Les principales venant de Paris ont leur point de départ au pilier qui divise en deux la porte principale de l'église métropolitaine de Notre-Dame.
Les roxUes départementales sont tracées et entretenues aux frais des déparlements. Leur nombre est de plus de 1,600, et leur développement dépasse 48,000 kilomètres.
Lei chemins vicinaux sont déclarés Ae grande communication lorsque leur importance l'exige; alors ils sont entretenus à l'aide de subventions des fonds départementaux ou communaux; leur longueur doit dépasser o2, 000 kilomètres. Les chemins vicinaux ordinaires sont à la charge des communes dont ils sillonnent le territoire. Leur longueur dépasse 586,000 kilomètres.
Les routes stratégiques, dont l'entretien est à la charge du ministère de la guerre, sont exécutées par le génie militaire; elles desservent les places fortes ; ou bien elles sont exécutées dans les départements de l'Ouest, qui en possèdent 38. Leur longueur approche de l.oOO kilomètres.
Les chemins de fer établissent de rapides communications entre la capitale de la France, les grandes villes du pays, les frontières et l'étranger; ils sont donc d'une extrême importance au point de vue du commerce, de la défense du pays et des relations internationales.
On trouvera à la description générale de chacun de nos départements la nomenclature complète des lignes, embranchements, tronçons, etc., du réseau des chemins de fer français; nous nous bornerons à signaler ici qu'en 1883 la longueur des chemins de fer exploités en France était de 28,867 kilomètres, savoir :
Réseau de l'Etat 2.775
Réseau des six grandes compagnies 21.315
CompagQies diverses 1 .036
Chemîhs de fer non concédés 1.031
Cliemins de fer d'intérêt local 2.552
Cticmins de fer îi voie étroite 158
Total 2S.S67
XXV m
Les six grandes compagnies sont :
1° hç, Chemin de fer du Nord (710 kiloni.) se dirige sur la Belgique. Il jette des cmbrancliemenls vers Maulaeuge par Saint-Quenlin, vers Boulogne, Dunkerque, Calais et Valenciennes. Il joint par Lille et Valenciennes le réseau français aux réseaux belge, hollandais et prussien; en un mot, au grand réseau européen.
2° Le CJiemin de fer deVEst[l'è'i kilom.) se dirige sur la frontière d'Allemagne parChâlons et Nancy. Il se soude au chemin de 1er de Strasbourg à Bdle, et, par l'embranchement de Metz à Forbach cl à Sarrebrlick, il communique avec les lignes du Uhin.
3° Les Chemins de fer Paris à Zyo?i(383 kilom.), de Lyon à Avignon, d'Avignon à Marseille, de Marseille à Toulon , et d'Avignon à Cette, constituent la grande ligne de Paris à la Méditerranée, qui relie Paris à l'Algérie , et l'Angleterre aux Indes par Calais et Marseille; de nombreux embranchements en construction doivent l'unir aux autres lignes.
4° Les Chemins de fer d'Orléans constituent la ligne de Bordeaux et la grande ligne du Centre (1,116 kilom.), qui est destinée à se ramifier considérablement et à jeter un réseau très compliqué entre les lignes de Paris à Lyon et de Paris à Bordeaux. L'ensemble du réseau a l'avantage immense d'ouvrir des débouchés à la partie de la France centrale qui est privée de canaux. En outre, le réseau d'Orléans se dirige vers la Bretagne et rejoint à Landerneau la liguo de Brest (réseau de l'Ouest).
Le Chemin de fer de Paris à Bordeaux se confond de Paris à Orléans avec les lignes du Centre. Ses embranchements le relient à la grande ligne précédente.
b° Le réseau, du Midi commence à Bordeaux et aboutit à Cette, où il se relie au réseau de Paris- Lyon-Méditerranée. Il envoie plusieurs lignes vers l'Espagne.
6o Le Chemin de fer de VOucst se dirige de Paris sur Rennes, Brest et Granville. Il traverse la Beauce, le Maine, l'Anjou, la basse Normandie et la Bretagne. Des embranchements doivent le faire communiquer aux grandes lignes de Paris à Nantes et à celles de Paris à Cherbourg.
Le Chemin de Paris à Rouen (138 kilom.) et du Havre (229 kilom.) évite la longue navigation de la Seine de Paris à la mer. Il jolie des enibranchements sur Dieppe, sur Cherbourg, par Évreux, Lisieux, Caen, etc., etc.
Le Réseau des Chemins de fer de l'État se
compose de lignes ou tronçons de ligne (|ui unissent entre eux les grands réseaux. Les principales lignes sont celles : de Nantes à Bordeaux par La Roche-sur- Yon, Saintes et Contras; de Nantes à Limoges par Saintes et Angoulème ; de Tours aux Sables-d'Olonne; de Tulle à Clcrmont- Ferrand, d'Orléans à Chàlons-sur-.Marne, d'Orléans à Rouen.
Les six grandes lignes de chemins de fer sont unies entre elles dans l'intérieur de Paris par le Chemin de fer de Petite-Ceinture (30 kilom.), cl au dehors par le Chemin de fer de Grande- Ceinture {Vl^ kilom.), qui dessert aussi les routes stratégiques du nouveau système de fortifications dans les départements de Seine-et-Oisc et de Seineet-Marne.
La ■rÉLÉGn,\pniE électrique sert à transmettre les dépèches utiles au commerce, à l'industrie et aux relations privées. La vitesse de celte transmission est prodigieuse et surpasse l'imagination : elle i'emporte sur la vitesse de la lumière, qui est de 70,000 lieues par seconde. La transmission des signaux électriques peut être considérée comme instantanée. Un signal arrive à Marseille, Vienne, Berlin, presque en même temps qu'il part de Paris; on peut transmettre 120 signaux par minute. Le réseau télégraphique français a aujourd'hui plus de 60,000 kilomètres, dont plus de la moitié longe les lignes de chemins de fer.
Industrie minérale, agricole, niannfactiirière et coniniereiale. — Sous le rapport de l'industrie en général, la France ne le cède qu'à l'Angleterre, el il n'est pas de peuple civilise qui ne soit tributaire de notre patrie pour Luelqu'un de ses produits.
L'industrie minérale est placée sous la surveillance de la savante administration des mines. Le territoire est divisé en 17 arrondissements; le personnel de chacun se compose d'un ingénieur en chef assisté d'ingénieurs ordinaires et de gardesmines, et groupés en cinq divisions : du centre, du nord et du nord-est, du nord-ouest, du sud-est el du sud-ouest ; à la tète de chacune de ces principales divisions est un inspecteur général. Trois écoles de l'État : l'École nationale des mines de Paris, et les Écoles de mineurs de Saint-Éticnne et d'Alais sont destinées à former, la première, des ingénieurs, les deux autres des directeurs d'exploitation cl des chefs mineurs.
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INTRODUCTION
La houille est obtenue en France de 71 bassins bouillers, dont les plus considérables sont ceux de la Loire, de Valencicnnes (19 mines), du Creuzot, d'Épinac et de Dlanzy, d'Alais, de Commenîry, de Decize, de Brassac, d'Aubin, de Carmauxet de Graissessac. La quantité de houille produite est d'environ 16 à 18 millions de tonnes. La lignite est obtenue de 20 bassins, dont les principaux sont ceux d'Aix, La Tour-du-Pin, Dagnols, etc., etc. L'anlhracitc est obtenue dans S bassins : le Maine, le Drac, Briançon, Sincey, Oysans. La tourbe est principalement exploitée dans les départements de la Somme, de la Loire-Inférieure, du Pas-de-Calais, de l'Oise, de Seine-et-Oise, etc., etc. Les départements de la France d'où l'on tire le plus de minerai de fer sont ceux de la Ilaute-i\larne, du Cher, de la llaute- Saùne, de la Cùle-d'Or, de la Moselle, des Ardennes, de l'Ardcche, de la Meuse, de l'Aveyron, de la Dordogne, de la Nièvre et de l'Ariège. Le nombre des mines dépasse .oOO, et leur production représente au moins 172 millions de francs. Le nombre des mines de plomb est de 40, dont 12 seulement sont exploitées ; les départements qui en renferment le plus sont ceux du Puy-de-Dùme, de la Lozère, des Ilautes-Alpcs et de l'Ille-et-Vilaine. Il y a 12 mines de cuivre, dont 2 seulement sont exploitées dans le département du Rhône, à Chessy et à Saint-Bel. Le zinc est rare; on le trouve à Combecave dans le Lot, à Robiac dans le Gard et à Pontpéan, dans les Pyrénées. L'étain, qu'on n'exploite presque pas, se rencontre à Vaudry, dans le Limousin, et à Piriac, en Bretagne. L'argent se rencontre allié au plomb dans les départements de la Lozère, de l'Isère, du Puy-de-Dùme; la mine de Pontgibaud, dans ce dernier département, produit à elle seule la moitié de la quantité d'argent que produit la France. L'antimoine est presque exclusivement exploité dans les départements du Puy-de-Dùme, du Cantal, de l'Aveyron, de l'Ardèche, de la Lozère et de la Corse; on en compte 10 mines. La France est très riche en manganèse; elle en approvisionne l'Europe. Les mines exploitées sont au nombre de 16, et principalement dans les départements de Saùne-et-Loire (à La Romanèche), des Hautes-Pyrénées et de l'Ariège. Il y a dans le Puy-de-Dôme une mine d'arsenic exploitée. Les bitumes minéraux sont exploités dans 10 mines. La pierre à chaux, la marne, la craie, la tangue, sont principalement exploitées dans les départements de l'Aisne, du Calvados, de l'Isère, de Maine-et-Loire, de la Manche, de la
Mayenne, d'Ille-et-Vilaine, de Uûise et de la Seine. La pierre à plaire est principalement exploitée dans le bassin de Paris. On rencontre les marbres, les granits, les laves, les meules, les pierres à fusil, etc., etc., etc., dans les départements maritimes et dans les départements montagneux, surtout dans ceux de l'ancienne Auvergne, dans ceux des Pyrénées, dans les Vosges et dans le Jura. Le sel est exploité dans 75 marais salants, 267 laveries, 2 mines, celles de Varangé\ille et de Saint-Nicolas, et 8 sources salées; les sources de Salins, de Lons-le-Saunier, de Salies, sont les plus importantes. On peut évaluer à plus de 400 millions les produits de l'industrie minérale en France.
L'industrie agricole est aussi avancée en France qu'en aucune autre contrée de l'Europe. Le froment et le méteil couvrent la plus grande partie du nord du pays; le seigle est généralement cultivé dans dilTérentes parties et surtout dans le centre; l'orge et l'avoine le sont quatre fois plus dans le nord que dans le midi; le maïs et le millet se rencontrent dans l'est et le sud-est ; le sarrasin, en Bretagne et en Normandie; la culture de la pomme de terre est devenue générale ; celle du colza et de la betterave est deux fois plus étehduedans le nord que dans le midi. La culture du lin et §u chanvre est générale; celle du houblon a lieu dans les départements du nord-est; dans le midi, on cultive les plantes tinctoriales.
La vigne couvre dans le midi une étendue double de celle qu'elle occupe dans le nord. Les vins de France se partagent en b classes. Dans les deux pre- • mières sont les vins fins de Bourgogne, de Bordeaux, de Champagne et du Dauphiné. Les vins ordinaires appartiennent aux trois autres classes; ils comprennent les crus secondaires de Bourgogne, de Bordeaux, de Champagne, ceux de Beaujolais, Orléanais, Béarn, Roussillon, Agenois, .\vignonais, Languedoc, Auvergne, Forez, etc., etc. Une grande quantité de vins du midi est brûlée en eaux-devie, dont les centres de fabrication sont Cognac et Montpellier.
Le sol de la France est propre à la végétation de toutes les essences de bois de l'Europe. La France est divisée, pour l'administration forestière, en 44 conservations forestières. A la tète de chacune d'elles est un conservateur, plusieurs inspecteurs et des gardes généraux.
Voici le tableau de l'étendue et du produit des
cullures en France en 1877. On évalue le sol productif à 19,314,741 hectares, dont: