tome I" de l'histoire des villes de France, par Ar. iluilUerl
Grand in-8°.
. Rapport sur les archives municipales de Manosque, par
Damasse- Arbaud. l vol. in 8°.
. Le département des Basses-Alpes, Digne, Sisteron, .Mi- |
nosque, etc., au Dictionnaire des communes de France île |
Girault de Saint-Fargeau. 3 vol. in-4'' , fig. et blason. . Histoire civile, politique, religieuse de Manosque, par l'abbé
Féraud. 1 vol. in-S".
. Histoire géographique et statistique du département du
Basses-Alpes, par l'abbé f.-M. Ferrand. 1 vol. in-8".
. Souvenirs historiques sur la ville de Digne et ses environs,
par Firmin Guicliard. 1 vol. in-S".
Petite Géographie du département des Basses-Aliies, par
M. AWéjre (Collection E. Levasseur). Inu. Géographie du département des Basses-Alpes par Ad.
Jeanne In- 12.
Annua res administratifs et staiistiques des Basses-Alpes Carte de la Provence, par de Fer et G. Delule. Carte de la Provence en 2 feuilles, par Devaui, 1756. Caries de la Provence, extraites de Cassini et de Capilaine. Carte géologique du département des Basses -.Mpcs. Vo.rles feuilles : 189, 190, 199, 200, 201, 211, de la grande
Carte de Franco dite de l'État -Major , publiée par le
Dépôt de la Guerre.
Cartes du département des Basses- Alpes, par Cliarle, Dufuur,
FrèiniHj Duootenay, Logerai^ Ad. Joanne, etc.
Caite des Alpes depuis Nice jusqu'au lac de Genève Ooi^te aux Mémoires de Bouriat). Dépôt de la Guerre.
r^e .Mon'parnasse, l"»
HAUTES-ALPES
Chef-lieu : GAP
Superficie : 5,590 kil. carrés. — Population : 119,094 habitamts. 3 Arrondissements. — 24 Cantons. — 189 Communes.
DESCRIPTION PHYSIQUE ET GÉOGRAPHIQUE
Situation, limites. — Le département des Hautes-.\lpes doit son nom au voisinage des montagnes les plus élevées des Alpes françaises, qui le limitent dans sa partie orientale; il appartient à la région agricole du sud-est de la France. C'est un de nos déparlements frontières de l'Italie, dont les Alpes le séparent; il dépend du bassin du Rhùnc et a été formé, en 1790, d'une partie de l'ancien Dauphiné : le Gapençais, TEmbrunais et le Briançonnais, et aussi d'une petite partie de la Provence.
Ses limites sont : au nord-ouest, le département de l'Isère; à l'ouest, celui de la Drome; au sud, celui des Basses-Alpes ; au nord et à l'est, la chaîne des Alpes, qui le séparent du royaume d'Italie.
IVature du sol» niontagues, cols, vallées. — Le sol du département est naturellement très élevé ; il occupe le versant occidental des Alpes Cottiennes, et il s'appuie sur ce versant depuis le pic du Grand -Galibier, au nord-ouest, jusqu'au montViso, au sud-est. Dans cet interavlle de 80 kilomètres, la chaîne des Alpes présente plusieurs points culminants importants et des dépressions qui ont permis à l'homme d'établir à travers les défilés et les gorges un passage, quelquefois dangereux, d'une contrée à l'autre. Ces pics et ces cols se présentent, en suivant la chaîne du nord-ouest au sud-est, dans l'ordre suivant : le Grand-Galibier, 3,242 mètres; le col du Galibier, 2,676 mètres; le col de Mianne, l'Aiguille-Uousse, le roc de la Noire, 4,214 mètres ; le col de la Noire, l'Aigle-Noir de Névache, 3,175 mètres; le Grand- Charvet, 2,760 mètres; le col du mont Genèvre, 1,974 mètres; le pic de Servières, 2,921 mètres; le col de Servières, 2,333 mètres; le col de Ristolas, 3,043 mètres ; le Mont-Pelvas, 3,000 mètres ; le col delà Croix, 2,335 mètres; le col de Traversette, 2,995 mètres; le mont Viso, 3,845 mètres. De cette
France ili.ustkée. lOi.
chaîne principale, dépendant des Alpes françaisos, se détachent plusieurs chaînes, allant à l'ouest former des ramifications qui couvrent la contrée qui s'étend entre les Alpes et le Ilhône; la plus importante de ces ramifications est celle qui couvre au nord la vallée de la Durancc, qu'elle sépare de la vallée de l'Isère; elle comprend le massif du Pelvoux, la région la plus élevée et la plus pittoresque des Alpes françaises, et au sud-ouest de celui-ci, de l'autre côté du Drac, le sombre massif du Dévoluy, aux pentes caillouteuses et dénudées.
« Le massif du Pelvoux est un masse de granit à peu près circulaire, enveloppée de gneiss, mesurant 20 à 30 kilomètres de diamètre. Ses vallées étroites et sauvages sont presque partout à une altitude de plus de 1,000 mètres; ses crèles, plus étroites et plus escarpées que celles du massif des Grandes-Rousses (sur les limites de l'Isère et de la Savoie), ont en moyenne environ 3,500 mètres el dépassent môme 4,000 mètres sur un point; le mont Blanc et le Grand-Paradis dressent seuls leurs neiges et leurs pics à une plus grande hauteur dans les Alpes occidentales. Ces crêtes, trop abruptes pour que la neige s'y attache, sont flanquées d'un immense cirque de glaciers (glacier du mont de Lans, glacier de l'Encula, glacier Noir, glacier de la Pilate) qui descendent jusqu'à 2,000 mètres et au-dessous et qui enveloppent une triste et froide vallée nommée le cirque de la Bérarde, du nom du hameau qui s'y trouve. Vu de l'est, le massif tout entier est dominé par le mont Pelvoux, 3,934 mètres (1), qui attire les regards par sa vaste croupe, par sa double pyramide et par ses grands glaciers; cependant, à 4 kilomètres au nord-ouest du Pelvoux, de l'autre côté du glacier Noir, la Barre-des- Écrins ou pointe desArsines, la plus haute cime du massif, se dresse au-dessus de lui, à 4,103 mè-
(1) La carte de l'État-Major donne au pic roclieux une altitude de 3,938 mètres; mais, selon M. Tuckett, un sommet de neige voisin atteindrait 3,934 mètres.