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INTRODUCTION
rent les clubs des Jacobins et des Cordeliers, Dès lors, outrepassant le but que la sagesse des constituants lui avait assigné, provoquée d'ailleurs au dehors par les menaces de l'éli-angor, au dedans par la résistance de la cour, des royalistes et des prèlres, la Uévolulion n'est plus qu'une lutte violente. Après la journée anarcliique du 20 juin vient colle du 10 août, qui chasse le roi des Tuileries et livre le pouvoir à la Commune de Paris, dont l'Assemblée législative n'a plus désormais qu'à légaliser les actes. L'infortuné Louis XYI et sa famille sont enfermés dans la tour du Temple; le brasseur Santerre devient le général de la garde nationale, et des milliers de citoyens sont jetés en prison.
Tout à coup le bruit se répand que les alliés ont passé le llhin , que Longwy est en leur pouvoir, que Verdun est pris. La Commune déploie une extrême activité : tous les citoyens s'arment et s'apprêtent à défendre Paris ou à courir au-devant de l'ennemi. Alors commence le triste règne de la Terreur : les prisons sont forcées et les prisonniers massacrés sous les yeux de l'Assemblée législative impuissante.
Cependant à la déclaration de Pilnitz, signée du roi de Prusse et de l'empereur d'Autriche , cette même Assemblée avait répondu par cette fière menace : « Si des princes d'Allemagne continuent de favoriser des préparatifs dirigés contre les Français, les Français porteront chez eux, non pas le fer et la flamme, mais la liberté! » (Avril 1792.) Puis à la menace joignant l'effet, elle déclare la guerre aux puissances et proclame la iMtrle en danger. D'abord la guerre ne nous fut point favorable; mais à Valmy nos conscrits apprirent aux troupes prussiennes, si vaines de leur discipline et de leur tactique, combien elles avaient tort de les dédaigner. Ils supportèrent le feu sans broncher, et, s'élançant au cri de : Vive la nation I culbutèrent à la baïonnette les soldats de Brunswick. Les Prussiens ésacuent la Champagne. Cusline s'empare de Alayence, Anselme de Nice et Montesquieu de la Savoie. C'est au milieu de ces succès de bon augure que l'Assemblée législative se sépara. (20 septembre 1792.)