LES
înistre Au commerce de France i^lablUsail a la trihiiiie les droits de fcrilé de Philippe de Girard, et, le 7 janvier 1853, une loi qui Cordait à ses héritiers des peiiiiîons à titre de récompense nationale «sacrait solennel lement les titres de noire illustre compatriote à Dvention de la lilature mécanique du lin.
La première opération que le lin subit en arrivant dans les filatures ^fpeifjnotfe. Le lin leilli^ est Tormé de bandelettes composées de
«S juxtaposées. Le peigna^^e a pour but de refendre ces bandes et de idiviser en filaments de plus en plus fins qu'il dresse et parallélise; Ile (^ration se fait A la main ou mécaniquement. Dans le premier cas, on se sert de peignes formés d'une pièce de is rectangulaire sur laquelle sont implantées perpendiculairement i aigniUes pointues en acier trempé, plus ou moins fines et plus ou lins éloignées l'une de l'autre (fig. 23û). Le peigne étant fixe, iivrier prend par Tune de ses extrémités nue poignée de lin qu'il fage sur les pointes du peigne, puis il la lire k lui ; dans ce mnuve- :nl les pointes des aiguilles entrent dans les bandelettes et les reideiit. Quand l'ouvrier a peigné une extrémité de la poignée, il
soumet l'autre au infime traitement. L'opération est répétée dem bj sur d'autres peignes plus Gns. On comprend que cela ne puisseï faire sans un déchet constitué par les fibres gui s'encbevétreal i restent dans le peigne. Ce déchet, appelé étoupe, est mis à part à des compartiments situés en face de l'ouvrier; puis il est passa dn ' des machines nommées cardes et ayant une grande analogie avecedla que nous décrirons plus loin à propos de la laine et du coton; ta machines démôlent les Sbrcs, les redressent, les parallélisent elp» mettent de les cmplojcr en filature.
Les peîgncnjes mécaniques varient beaucoup dans leur consliBBtion; nous décrirons <■
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ment une de celles que nous :
^ucs fonctionner dans les tures de lin. La main de faovrier est remplacée par une de fer formée de dcui pi réunies pdr des écrous (fig. SUjtt dans l'intervalle desquelles odibf^Qgc l'extrémité d'une pingiiéa^ lin. Ces pinces, a, a, a, (fig. "~ sont placées p;ir un enfant à l'wigine d'une coulisse c disposée dans toute la longueur de la nachine; elles y avancent d'un r„ j,- „. , vement inicnnittent, pousséespn
iii<vaiiii|iio .lu iiii. une main m articulée à un lener^
Pendant les moments d'arrèl, b poignée du lin qui pend ;iu-dcssous d'elles est travaillée par des peignes 1', 1', 1', l(iurriant d'un mouvement rapide comme une toile sans fui. Un a constniit ces peignes de manière qu'en Dllnnt de droite & gauche leurs dents soient de plus en plus rapprochées, et il en i-ésulte qu'à mesure que la poignée de lin avance, le peipnas* devient de plus en plus parfait. Arrivées à l'extrémité de la machine, les pinces glissent sur un plan incliné et sont reçues psr un ouvrier Iqui desserre les écrous et retourne la poignée de lin, eo engageant entre les plaques la partie peignée pour laisser pen^n en dehors l'extrémité qui n'a pas encore subi l'action du peigne- Après avoir resserré les écrous, il renvoie les pinces à l'oinrier qui est à drf)itc de la machine, par l'intermédiaire d'un autre plan incliné situé derrière la coulisse et que l'on ne voit pas sur la figure. Le travail de serrage et de desserrage est exécuté titS"
pideinenl par des enfants placi's de chaque càté de la pei^iteuse. fi s'agit maintenant de faire des Gis plus ou moins longs avec ces pTK (le longueur rekiiveraent peiite. Ici se présente une djflicultû m nous n'avons pas rencontn^e pour le travail de la soie, puisque le j^B cocon est lui-même indcfini et qu'il suffit d'en rt^'uriir et tordre
teîeurs ensemble. Voici le principe des opérations qui triomphent Mtte difficullé. Supposons une poignée tic lin peigné qu'il s'agit transformer en fil; étalons ces fibres sur une table et faisons-les iBser parallèlement k elles-mêmes l'une contre l'autre et suivant *r longueur, mais sans les mettre bout à 6oui, et de telle sorte que 1 eslrémités des unes correspondent au milieu, an tiers, au art, etc., des antres. On comprend qu'on pourra ainsi obtenir im bao moins large, mais pins long que la poignée de lin d'où il pro-
INDUSTRIES i)U VETÈMËST ET DE LA TOILETTE.
vient. Supposons, en outre, que la ^'partition ait été Taile Je maii que ce nilian soit parfaitement régulier comme largeur tl con résistance. Pour le transformer en fil, lui-même régulier, ii n'j i plus évidemmenl qu'à le saisir par l'une des extrémités et à le toi par l'autre. Cette torsion pourra déterminer entre les fibres une»
FIG. 337. — Machine à étnlcr.
renée suffisante pour que le fil qu'elles constitueront se rompe pli que de laisser séparer ses fibres l'une de l'autre. C'est à ces princtpi simples, mais dont l'application evige des précautions infinies l'emploi d'admirables machines, que se réduit la filature du liu.
La première opération est l'pVrt/rtje, qui se Fait à l'aide il'unei» chine ù étaler {Qg. 237). Elle se compose essentiellement d'mie lu sans lin sur laquelle l'ouvrièro étale les poignées de lin avec n grande régularité, de manière que les houts de la deuxième p(ùg> correspondent à peu près au milieu de la première, et ainsi denri C'est dans la régularité de l'étalage que consiste le talent de !'* vrière. La toile sans fin, dans son mouvement, vient présenter le lin deux cylindres qui l'entraînent en tournant l'un sur l'autre et en S snnt l'office de laminoirs. Aussitôt qu'il arrive de l'autre çùiiAf cylindres, des peignes mobiles, appelés guils, interposent leur* di
Btre ses Gbres, maintiennent leur parallélisme, et, se dépinçant avec Des, vont les présenter à l'action d'une seconde paire de cylindres. lest évident que, si ces cylindres tournaient avec In radme rapidité [ne les deux premiers, les fibres n'éprouveraient aucun cliangement ■ns leur position respective et [le subiraient qu'un simple laminage, ■ûs la seconde paire de cylindres tourne plus vite que 'la première : i toutes les libres étaient solidaires, cette différence de vitesse mirait MMir conséquence de rompre la masse; comme elles sont libres, au
JHi de se rompre elles glissent l'une sur l'autre et la mu^se se trans- ■been un ruban plus long. Nuns n'insisterons pas sur le méciuiisme iBgénieux qui permet au\ tiuiU de tenir prendre le Un à mesure ^^ Bort des premiers cylindres et de le conduire à la seconde jiaire. Kom dirons seulement que ces ^Miils (lifj-. 238) sont des biirrettcs horizontales A,b, armées sur leur lon^^ucur de dents lerticales : leurs e\trémités rejioseiit dans le fond des spires de deux \is d'Arcliimùde A et B, qui courent de cbaquo côté de la macliiiic depuis le premier groupe de cylindres jusqu'au second. Ces vis en tournant transportent les biirretles. Suivons, en effet, l'une d'elles dans son mouvement : prise par la première spire des deuv vis, elle va être portée, de «pire en spire, jusqu'à l'cxtrémilé; parvenue au bout de la dernière spire, elle tombera verticalement et dans sa cbutc rencontrera deux antres vis C et 1), parallèles aux premières, situées au-dessous d'elles et tournant en sens inverse pour revenir au point de départ ; arrivée au bout de la dernière spire, elle sera prise par un organe qui la fera remonter et viendra la placer de nouveau dans la première spire des deux vis supérieures.
Chaque machine h étaler fournit quatre rubans qui, h la sortie, se fondent en un seul que l'on reçoit dans un grand pot cylindrique placé à l'extrémité de la machine.
On comprend que le ruban ainsi obtenu doit encore présenter des
inégalités qui se produiraient dans le fil auquel il doit donner sance (inégalités de largeur, de résistance, etc.). Pour corriger irrégularités, il suffit de superposer deux rubans l'un à l'autre, laminer et de les soumettre à l'étirage. II est évident qu*il va chance dans ce doublage pour que les parties faibles d*un des soient recouvertes par les parties fortes de l'autre, et réciproque L'étirage, en répartissant ensuite sur une plus grande longueur fibres de ce double ruban, produira une nouvelle régularisation.
Le doublage et l'étirage se font dans des machines munies, coi la machine à étaler, de guils et de cylindres lamineurs etétireurs. ruban sorti de la première machine à étirer passe dans une seco qui le double avec un autre en le laminantet en l'étirant. Nous fe remarquer que dans la pratique ce ne sont pas ordinairement rubans que l'on réunit pour les laminer et les étirer ensemble, quatre, six, huit, etc., rubans, de sorte qu'à chaque passage à la chine il y a plus que doublage (1). Quand le nombre des doubl est reconnu suffisant, on commence la torsion sur un banc broches.
Le banc à broches est un appareil assez compliqué, dans lequel rubans sortis de la dernière machine à étirer subissent encore étirage sans doublage. Cet étirage est suivi d'une torsion. Dans machines précédentes nous obtenions des rubans que reee\ aient grands pots cylindriques de tôle; ici, par le jeu môme de la machin le fil que donne la torsion, et que l'on appelle mèche de prèparath s'enroule sur une bobine. Le banc à broches présente erxore (fig. -J des cylindres lamineurs b et des cylindres étireurs c; il est an muni de guils y, qui sont le caractère particulier des machines à parce qu'ils sont nécessaires pour maintenir le parallélisme de fibres. En sortant des cylindres étireurs le ruban s'engage dans partie de l'appareil destinée à produire la torsion etl'envidage. se compose de la broche B ou tige verticale animée d'une vitesse rotation très-rapide. Cette broche traverse une bobine D suivant axe, mais ne lui est pas fixée, de sorte que la bobine peut touri librement sur elle. A la partie supérieure de la broche sont montées deux ailettes a qui se font équilibre; l'une d'elle, est creuse et reçoitic
(I) Pour donner une idée du nombre de doublages et de la manière dont ils seMnous transcrivons les nombres que nous avons relevés dans une des lUatures de lin ^ nous avons visitées, i rubans sortant dos cylindres étireurs de la niacbine i étaler K. fondaient en un seul avant de quitter cette machine; 20 de ces rubans produits |»rli machine à étaler ne donnaient plus qu'un seul ruban à la sortie du premier étirafeï 12 rubans provenant du premier donnaient un seul ruban après un second étirage, et fii> 4 rubans de ce second étirage se fondaient en un 8«ul.
tordre et à enrouler. Si l'on se rappelle ce que nous avons dît ù 09 de la soie, on comprendra facilement que, la broche étant mise louvemcnt de rotation rapide, la torsion se produira entre elle et lindre étireur, et lefll s'enroulera sur la bobine; celle-ci reçoit néme un mouvement de rotation spécial et moins rapide que
i des ailettes, en môme temps qu'un mouvoir.cnl allernalif de icement vertical, qui lui permet de venir présenter au SI ses àitites parties et de produire un enroulement régulier sur toute la eur. Il y aurait beaucoup à dire encore sur la manière dont se .'enroulement et sur les précautions prises pour assurer sa régu- 6, mais nous nous bornerons aux explications qui précèdent el ïufGsent pour donner une idée du banc à broches. Ajoutons que ombre de broches pour chaque banc varie de vingt-quat[\? à mte-douze.
)a sortie du banc à broches, les bobines formées sont portées sur métiers à filer, qui ont pour but d'achever le fil pn lui faisant r un nouvel étirage et une nouvelle torsion. Le métier à filer n'a de guils; ces organes sont devenus inutiles depuis que les fibres
déjà tordues l'une sur l'autre. Il se compose essentiellement de idres lamineurs et étireurs qui livrent le ûl h une broche et à une lière bobine. La filature se fait soit au sec, soit au mouillé.
WO INDUSTRIES Oti ¥ÊTEME:?iT ET DE LA TOILETTE. I
Dans le premtop cas, on sp sert du millier représent* jar, figure 240. On y voit sur le haut le.4 bobines venant du bnncklU dtes, les cylindros lamineurs et (^tireurs, eiiiin !» brocUe et l.i bcAi^ celle-ci repose sur une pNque Iiorizoïilnle, appek''c monte e
Il chaude {fig. 241) avant d'arriver aux cylindres lamineurs c et I cylindres étireurs d; l'eau, en mouillant le lîl, lui donne une Sicile plus grande et facilite le glissement des fibres. Il en résulte Igla filature se fait plus ri^gulièremeiit et qu'on peut filer des lins Bdurs qui casseraient sur le métier â sec. L'emploi de l'eau chaude est souvent remplacé par celai de l'eau
(l'proc.
froide; mais alors les bobines B elles-mCmes plongent dans l'eau, et le fil restant plus longtemps dans ce liquide, la même action se produit à froid. La 6gure 242 représente les machines employées dans Ce second cas: les bobines sont mises dans un bassin rempli d'eau froide et situé derrière les cylindres. Ce procédé a l'avantage de ne Pas élever autant la température des ateliers.
Après la filature, les bobines sont portées sur des appareils qui sont de véritables dévidoirs et qui mettent le fil en écheveaux. Après le dévidage, ou doit sécher les Qls qui ont été filés à l'eau, pour évitw qu'il ne se déclare une fermi-ntatlon capable d'altérer la matière. On
ail
va L\DUSTIliES DU VÉTKMEM ET UE LA TOILETTE,
suspend pour cola les ticheveaii.x sur dL>s porches disposées div des appartements appelés étentes, où l'air se renouvelle Iscik* meiil.
Le Aé\ idage du Hii se fait d'npr&s des règles déterminées. On d'aburd des éc/ievel/cs : 12 ('ihc\-ette* réunies eonstituenl l'écheteâ
et 100 écheveatix réunis font un jmqwl. Le puquet a loujouisl* même longueur (âfilï 000 yards anglaises, ou 329 040 mètres] et poids varie avec le iiumôro du fil. La ^''^sseur du n' 1 est tefle f l'éclievette pèse 453 grammes, ce qui donne pour le poids du paijo* 543',8, Dnns lu pratique on part du n" 1 pesant B40 lùl,:le n'î^i par exemple, a une grosseur telle, que le paquet pèse BùO kîl. diii* par 25, c'est-à-dire 'IV'fi.
Il n'y a plus maintenant qu'à blanchir les fils, ce qui sefaitpaf l'action alternative de bains de carbonate de soude cl de clilonite de cliauT. D'apriSs les travaux de M. J. Kolb, le lin renfetrni' outre la cellulose qui constitue essentiellement la fibre tcililc, db principe nommé ^fc/(i$f et une matière colorante grise. Pendantlt rouissage, ee principe se change en acide peclique, qui, sous
tle paillettes nacrées insolubles dans Tcau, reste adhcrcnt au lin et ne s*eQ détache qu'incomplètement pendant le travail méc<iniqiio de la filature. Les bains de carbonate de soude ont pour eOci de dissoudre l'acide pectique qui est mélangé à la matière colorante, que le chlorure de chaux décompose et blanchit.
La lessive de soude à 2 degrés Baume est renfermée dans des cuves pouvant contenir 500 kilogrammes de fils qui reposent sur un premier fond percé de trous. Entre ce premier fond et celui de la cuve Cît un serpentin dans lequel circule la vapeur : elle échauffi; le liquide et, par un dispositif variant d une usine à Tautre, soulève, jusqu'à la partie supérieure de la cuve la lessive chaude qui retombe sur le fil et descend dans le double fond pour être soulevée de nouveau. Cette circulation de liquide alcalin est entretenue pendant huit heures; elle constitue ce qu'on appelle le décreusage. Au bout de ce temps, (»n rafraîchit le (il par un fort arrosage d'eau froide, puis à l'aide d'une presse puissante on exprime la plus grande partie du liquide qui l'imbibe encore.
Lesécheveaux sont alors soumis à l'action du chlorure de chaux en dissolution. Tantôt les filateurs emploient le chlorure de chaux solide fourni par les fabriques de produits chimiques et le dissolvent dans Teau; tantôt ils le préparent eux-mômes à l'état liquide, en faisant passer un courant de chlore gazeux dans un lait de chaux. Ccîtte dernière méthode parait préférable; elle a l'avantage d'affranchir le filateur des défauts de fabrication et des détériorations très-fréquentes que subit le chlorure solide.
Quelque soit le moyen suivi pour préparer la dissolution, elle est mise dans des bassins en ciment; au-dessus d'eux tournent lentement des tourniquets, sur lesquels on place les écheveaux de lin qui plongent par leur partie inférieure dans le liquide. Le mouvement des tourniquets met successivement toutes les parties de l'écheveau en contact avec le bain, puis avec l'air qui, par son acide carbonique, décompose le chlorure de chaux et, faisant dégager le chlore, lui permet d'agir sur la matière colorante. Telle est au moins la théorie généralement adoptée jusqu'ici pour le blanchiment du lin. M. Kolb prétend que l'action de Tacide carbonique de Tair n'est pas néces- ^re, et que le blanchiment se fait aussi bien en laissant le fil comjdétement inunergé dans le liquide. Le passage en bain de chlorure dure environ une heure. On rince ensuite le fil au moyen d'eau que laisse couler un tuyau percé de trous, qui court au-dessus du tourni- ]uet et parallèlement à lui.
Enfin les fils sont passés pendant dix minutes dans un bain d eau
^Oi INDUSTRIES DU VÊTEMENT ET DE LA TOILETTE.
acidulée d'acide chlorhydrique ou d'acide sulfurique, pour dissondn les sels calcaires produits sur le textile par la décomposition dudil^ rure de chaux. On rince de nouveau pendant vingt minutes; pmskl lin est soumis à une presse qui extrait l'eau, et on le porte ausèchoir.
Les opérations que nous venons de décrire et qui consistent essen* tiellement en un passage au carbonate et un passage au chloruR, donneraient les fils crémés n** 1 ; les filscrémés n* 2; les quart-blam et les mi'blancs s'obtiennent en répétant ces opérations un nomhn de fois suffisant. Le blanc parfait ne se donne pas en général ao fils, mais aux tissus; il nécessite une manutention plus longue et Tei* position des toiles sur le pré, où l'action de l'air active l'oxydation et te blanchiment de la matière colorante, qui a résisté nu traitement précédent.
M. Cornut, ancien élève de TÉcole polytechnique et filateur do lin, a récemment fait breveter un procédé plein d'avenir et destiné à rendre à l'industrie qui nous occupe le plus grand service. L'habile ingénieur remarqua que l'acide pectique développé par le rouissage constitue pendant toute la filature un embarras sérieux, puisque mélangé aux fibres il les rend plus cassantes, et que l'impureté de la matière textile a pour conséquence d'exiger un matériel demandant plus de force et de donner des produits plus irréguliers. Partant de ce principe, il a pensé qu'il serait préférable à tous égards de dcbar- , rasser le lin de la matière pectique avant de le mettre en filature. U y parvint à l'aide de bains de carbonate de soude appliqués, soit au lin en paille, soit au lin roui. L'inventeur a obtenu ainsi des fibres qui lui permettent de se servir, pour le peignage, de machiner beaucoup moins dispendieuses, et de produire, avec une qualité déterminée de lin, des fils beaucoup plus fins que par l'ancienne méthode (1).
La filature mécanique du lin a pris en France de très-grands développements ; c'est en 1833 que nos filateurs allèrent chercher en Angleterre les machines inventées par Philippe de Girard et perfectionnées, du reste, par les Anglais. Mais l'introduction de ces machines présenta de grandes difficultés, car le gouvernement anglais en prohibait l'exportation. On étudia surlesHeux mêmes le mouvementées métiers à préparer et à filer le lin ; quelques machines furent in-
(1) Pour plus de déUils, voyez le 20* volume de la Publkation induttriette de M. Af mengaud afni.